Un blog pour apprendre, apprendre avec un blog

Tri des flux twitter

L’efficacité de twitter dans l’enseignement fait l’objet d’une longue littérature. De ma posture de simple enseignant je n’ai pas la possibilité de mener des investigations scientifiques qui pourraient me permettre de donner un avis général. Par contre je peux témoigner de mon expérience. Les flux twitter à but collaboratif engagent les acteurs à suivre régulièrement l’actualité, il est difficile de trier les flux. Les nouvelles fonctionnalités de twitter permettent d’insérer les flux dans un site, blog …

J’ai choisi d’opérer un tri sur mon blog d’apprentissage en créant des pages dédiées et c’est ici :

7 décembre, 2009 Posté par Jean-Paul Moiraud | Conseils techniques, collaboratif, outils, usages | | Pas encore de commentaires

Espace numérique: espace, temps

Un travail de synthèse sur mon travail de ce trimestre. Un document en forme de synthèse partielle post départ de l’INRP, à qui je dois beaucoup (merci Hélène, Luc, Valérie, Gilles, Eric, Catherine,Sylvain, Sophie, Jana, Jean-Philippe)  et actuel retour à la vie de professeur lambda  déboussolé.

Le travail de synthèse en .pdf

6 décembre, 2009 Posté par Jean-Paul Moiraud | Compétences, analyse blog, collaboratif | | Pas encore de commentaires

web, apprentissage et architecture scolaire

“L’enjeu ne se résume plus “mettre plus de numérique dans les politiques publiques”, mais bien “concevoir autrement, des politiques publiques différentes” – la 27ème région

Dans un précédent billet je me posais la question suivante, en forme de provocation – “les salles d’informatiques sont-elles mortes ? ” . Je vais poursuivre cette réflexion. Quoiqu’en dise la recherche l’outil est incontournable (je suis par ailleurs convaincu qu’il faut analyser la fonctionnalité de l’artefact)

Mon travail d’enseignant de terrain intègre  la dimension numérique mais j’ai le sentiment que je suis encore largement dans le concept et pas suffisamment dans l’usage. Aveu d’échec à peine dissimulé ? Certainement pas mais une interrogation forte sur l’aspect global des apprentissages à connotation numérique et une interpellation sur la question de l’architecture scolaire.

Je pense être à un stade de ma carrière ou je suis en capacité de formaliser, de conceptualiser mes pratiques. J’ai produit des scénarios, j’essaye de les expliquer, de les mutualiser auprès de communautés de pratique (j’ai même participé à l’acte de recherche)  mais …

Paradoxalement j’ai le sentiment de revenir à des préoccupations de début de carrière, gérer des problèmes techniques. Alors que les formalisations didactique et pédagogique se précisent, je lutte au quotidien  pour orchestrer mes outils. Je me retrouve vingt ans en arrière au moment ou la question de la gestion du tableau pendant une heure de cours me donnait des sueurs.

Suis je entrain de régresser, ou le paradigme d’apprentissage s’est-il modifié ?

Concevoir une séance de cours nécessite de prévoir une infrastructure technique lourde et je dois l’avouer parfois je baisse les bras et je renonce à mettre en œuvre des scénarios longuement construits parce que la pesanteur technique m’y pousse. Et pourtant … mon établissement est largement doté de vidéoprojecteurs et salle d’informatique.

Alors caprice d’enfant gâté ? Je ne le pense pas, s’il m’arrive de renoncer c’est qu’en construisant d’autres alternatives pédagogiques j’ai complexifié le processus. L’environnement structurel ne me propose qu’une solution centrée sur l’aspect technologique, fournir des vidéoprojecteurs, des salles infos, des TBI). L’outil n’est pas pensé dans son environnement.

J’ai le sentiment, à l’aune de ma pratique, que l’achat d’équipement ne peut se concevoir, pour être efficace, qu’en les pensant dans leur configuration architecturale. Quel est le sens de la salle informatique dans un univers d’informatique nomade ? L’informatique ne se conçoit plus uniquement comme un exercice indépendant demandant le transport sur site dédié.  Ne faut-il pas repenser la classe, une classe 2.0 ?

Une question large, qui me fait comprendre au quotidien que mon établissement a été conçu dans un temps pré numérique, organisé sur des schémas d’une informatique pédagogique balbutiante. Aujourd’hui il est résolument inscrit dans un temps du web 2.0, de l’informatique nomade, de l’ordinateur portable, de l’Iphone … La pédagogie qui veut se marier avec l’informatique et les réseaux numériques c’est mettre dans le panier de la future épouse une réflexion sur la conception des locaux, qu’est ce qu’un mur en 2009 ?

En attendant cette réflexion (mais certainement existe t-elle), pour construire un cours, je conçois à la maison, je réserve préalablement un vidéo projecteur, j’arrive 40 minutes avant le début du cours, je monte trois étages arnaché de mon cartable, de mon portable, de la housse du vidéo, j’installe, je sors mon cable RJ 45, ma rallonge, je préviens les élèves de ne pas se prendre les pieds dans les câbles pour ne rien casser et enfin j’enseigne, à ce moment je suis heureux, je n’ai pas renoncé :-)

Lorsque l’on jette une bouteille à la mer, c’est que l’on a la certitude que quelqu’un va lire le message, y répondre.

Bien le bonjour de mon île 2.o

Robinson 2.0

28 novembre, 2009 Posté par Jean-Paul Moiraud | E3C, Pratique, SPE, usages | | 6 commentaires

Twitter et apprentissage

Depuis cette année j’ai inséré les fonctionnalités de  twitter dans mes constructions d’apprentissage.

Au début j’ai cédé à une mode, pourquoi ne pas faire comme les autres ? Un outil de plus dans mon arsenal enseignant, mais quid des fonctionnalités  ? Je suis parti comme à l’habitude en procédant par bricolage (aurais je un univers instrumental clos ?)

Quelques mois plus tard je suis en capacité de tirer quelques enseignements liés à l’usage (ce billet n’a aucune prétention de généralisation)

Le cadre technique :

  • J’utilise deux comptes twitter l’un pour mes étudiants, l’autre pour une communauté plus élargie d’enseignants et de chercheurs
  • J’agrège mes flux à l’aide de Tweetdeck
  • Je diffuse mes flux twitter sur mon blog d’apprentissage grâce à un plugin wordpress nommé twitter for wordpress

Le cadre pédagogique :

Je travaille dans un cadre bien identifié et professionnellement homogène., le design de mode et textile et la pédagogie et les réseaux numériques. Les communautés dans lesquelles j’interviens sont “humainement” préexistantes aux réseaux numériques. Dans chacune de ces deux communautés il y a une communauté d’intérêts, des intentions communes, des objectifs à atteindre partagés.

Le travail avec les étudiants est un travail à la fois en présentiel synchrone et en distant asynchrone, le travail avec les autres enseignants est un travail distant asynchrone.

Les premiers pas sur twitter :

Comme je l’ai dit en introduction, ce travail a été initié plus par tâtonnement que par protocole scientifique bien identifié (l’enseignement dans le secondaire se prête peu à ce genre d’exercice :-( )

les axes de travail avec twitter

  • Constitution d’une veille collaborative avec les étudiants. Ce travail commence à donner ses fruits mais il faut composer avec des conceptions du travail plutôt orienté vers l’individualisme. Les étudiants ont souvent exprimé ce manque de réflexe du partage de l’information. Je n’ai aucune indication sur la logique de recherche de mes étudiants.
  • Premier billet rédigé en collaboration grâce à un billet diffusé sur twitter. Par collaboration j’entends un travail dont on ne connaît pas à l’avance le résultat, un travail où on prend un risque évident (notamment celui de se fourvoyer). Twitter a permis à des professionnels d’intervenir dans une problématique de cours. Dans le monde réel, je n’aurai jamais pu (ou alors en développant une énergie considérable) convoquer autant de professionnel pour s’exprimer sur une question à la frontière de la gestion et du design.
  • Diffusion d’offre d’emploi spécialisée. Twitter a permis de mettre très rapidement en relation des designers. Cette expérience n’est pas en marge de la réflexion disciplinaire puisqu’elle met en évidence la présence d’un travail réticulaire dans le secteur du design.
  • Mise en relation avec des enseignants d’autres établissements – Mon travail de veille a débouché assez rapidement sur des contacts fructueux avec d’autres enseignants, d’autres établissements. Twitter semble permettre de briser un tabou, oui les autres établissements peuvent être perçus autrement que comme des concurrents potentiels :-) . Les enseignants bloggueurs – “twitteriste” existent et s’inscrivent dans une logique de mutualisation. Il faut avouer que  (dans une configuration d’enseignement secondaire) c’est encore embryonnaire (peut être pionnier ?) Les premiers pas sont cependant encourageants.  Je ne suis pas en capacité de dire quels seront les résultats de ce travail  réticulaire. Faut-il y voir les prémisses d’une nouvelle façon d’apprendre, je ne suis pas loin de le penser. A ce jour je suis en relation avec un professeur de philosophie (option design), un professeur / designer d’une grande école parisienne, une chercheuse d’infocom (j’espère ne pas me tromper de spécialité). Cette mise en réseau ne peut être que fructueuse pour nos étudiants.
  • Rencontre avec un groupe de designers- Les flux de twitter m’ont permis de rencontrer des professionnels du design lyonnais dans le cadre du groupe designer interactif. Ce groupe très récemment constitué réfléchi sur le métier de designer. Les discussions riches m’ont permis de découvrir des concepts (Pécha Kucha), de rencontrer des enseignants, des designers professionnels. C’est grâce à cette réunion que j’ai cherché ce que recouvrait la notion de Pecha kucha et que j’ai découvert le travail de Jean-Louis Fréchin et son travail sur no design

Je vais continuer avec enthousiasme cette expérience et son observation et ne manquerais pas de rédiger de nouveaux billets.

Les pistes de travail pour les mois à venir sont de continuer à faire adhérer les étudiants à la démarche de veille / mutualisation, d’expliquer aux autres enseignants les enjeux de ce travail, d’essayer de comprendre la logique de veille des étudiants.

23 novembre, 2009 Posté par Jean-Paul Moiraud | collaboratif | | Un commentaire

Scénario pédagogique

Une tentative de formalisatio de scénario pédagogique. L’utilisation d’un espace numérique pour collaborer avec ses étudiants, travailler dans et hors la classe.

scenario-blog à télécharger

11 octobre, 2009 Posté par Jean-Paul Moiraud | E3C, ENT, Ressources, SPE, Scénario | | 2 commentaires

Temps numérique, temps statutaire

Billet publié sur le site de la mission Fourgous (septembre 2009)

L’intégration des TICE dans les pratiques des enseignants à fait éclater les murs de la classe, les pratiques nous le démontrent tous les jours et de nombreux rapports l’ont analysé, décortiqué, (rapport Bardi – Bérard les réseaux et l’école numérique – 2002). Les rapports au temps et à l’espace sont modifiés dans les processus d’apprentissage. Le terme de continuité pédagogique est devenu un terme très présent dans le discours pédagogique (la pandémie H1N 1 a redonné du lustre à ce concept). Il est vrai que techniquement les réseaux peuvent permettre d’assurer les apprentissages dans la classe et hors la classe.

La notion de « dans et hors la classe » apporte probablement une valeur ajoutée pour la classe (des études européennes semblent le démontrer) mais …. Le travail de mise en place, de construction, de transmission des savoirs est un acte lourd qui modifie profondément le métier d’enseignant. Aux nouveaux enjeux numériques correspondent un nouveau métier, nécessitant de mobiliser de nouvelles compétences. Le numérique dans la classe n’est pas une simple transposition du livre, les enseignants doivent développer de nouvelles stratégies. L’enjeu est beaucoup plus complexe.

• Les compétences se modifient. L’enseignant à l’ère du numérique n’exerce plus uniquement dans un espace géographique réduit au mur de la classe et au temps du cours, LE face à face professeur / élève. Le numérique a rendu poreux les frontières du pédagogique (Anne – Marie Bardi – L’école et les réseaux numériques – Juillet 2002). Nous ne sommes pas dans une simple transposition livre – internet, le passage du livre au numérique transforme les attendus.

- Les compétences évoluent, se complexifient. La seule maîtrise du champ disciplinaire ne suffit plus. Il est nécessaire d’inscrire sa démarche dans un cadre plus large où s’inscrivent une multitude de compétences :
- Les compétences juridiques (droit d’auteur, droit à l’image, l’exception pédagogique de la loi DADVSI…) ;
- Les compétences de régulation, il faut être en capacité de réguler des flux d’information des élèves ;
- Les compétences technologiques, la maîtrise du net nécessite une formation de base sur les outils ;
- Les compétences rédactionnelles, le principe du « hello world » nécessite une attention de tous les instants sur la qualité des contenus mis en ligne. En ouvrant (potentiellement on peut l’ouvrir) l’espace d’apprentissage à des acteurs multiples on se doit de développer une politique de gestion des droits de lecture – écriture (dans un langage wordpress définir qui est administrateur, contributeur, abonné, éditeur, auteur). Exit le doigt levé pour prendre la parole ;

- Les compétences didactiques parce que l’introduction des TICE ne se résume pas à la seule maîtrise d’un outil (même si le technologique s’apprend – voir supra). Il faut que les enseignants construisent des scenarii pédagogiques qui tiennent compte de nombreux paramètres comme le contexte, les outils, les acteurs et les ressources. Ce n’est qu’à cette condition que le numérique à une chance d’émerger en tant que système efficace, vecteur de plus value pédagogique. L’époque de la fiche de préparation s’éloigne. La conception des cours s’opère dans un registre multimodal (texte, image, son et vidéo).

• Le temps et l’espace se dilatent Les réseaux numériques perturbent la notion d’espace éducatif. Les divers espaces de la vie d’une personne se percutent. Il devient difficile, dans une logique numérique, de rendre étanche les temps personnels, les temps sociaux et les temps professionnels (les espaces numériques de la mission TICE en sont un exemple flagrant ; je lis un billet rédigé à 23 heures un samedi soir). Quelle est la situation d’un enseignant qui rédige le samedi tardivement ? Quid de l’enseignant qui répond à un de ses élèves entre deux activités privées sur le net ? Ce n’est pas le décret de 50 qui va y répondre ! On peut multiplier les exemples. Beaucoup de questions générées par les nouvelles technologies sur les nouvelles méthodes de travail et … peu de réponses, pourtant beaucoup de pratiques dans le corps enseignant, qui n’économise ni son temps, ni son énergie, ni sa très forte capacité à travailler de façon réticulaire.

• Les acteurs se diversifient

o Les associations d’enseignants

Elles viennent bouleverser les rapports existants dans le monde éducatif. Leur activité débordante ne cesse d’étonner (de m’étonner). Un foisonnement intellectuel, un débat permanent, des connexions qui se chiffrent en million, des publications, une adhésion du corps enseignant à leurs écrits, une écoute de la part de la mission E.educ pour Sésamath. Mais … dans le cadre d’un travail bénévole. (Clionautes, openenglish, sésamath, weblettre …), aussi efficaces et utiles soient-elles, leur action est en dehors des temps institutionnels du métier d’enseignant, pourtant elles sont très présentes dans le temps de travail des profs – Paradoxe du temps réel de l’enseignant et du temps institutionnel du métier d’enseignant.

o La multiplication des acteurs au sein des dispositifs de formation

Le numérique permet d’intégrer des acteurs multiples dans les processus d’apprentissage (autres classes, autres enseignants, professionnels…) selon les besoins de la formation (initiale, alternance, formation continue, VAE). Ces relations réticulaires demandent une autre organisation aussi bien dans le temps que dans l’espace.

• Le travail se transforme

Tous les enseignants qui se sont frottés, se « frottent » ou vont se frotter à l’intégration des TICE dans les dispositifs d’apprentissage savent (ou sauront) que cette activité est chronophage (conception, maintenance, accompagnement des élèves, temps de formation ou d’autoformation). On est dans un autre registre que la préparation traditionnelle.

Le rapport de l’inspection générale – Mission d’audit de modernisation Rapport sur la contribution des nouvelles technologies à la modernisation du système éducatif mars 2007 le souligne dans ce passage – témoignage (page 17) :

« L’intégration d’un objet technique dans une pratique professionnelle n’a de chance de succès que s’il est sûr et que s’il rend les services attendus. L’enseignant soucieux d’utiliser au mieux le temps de la classe et l’attention de ses élèves, ne s’exposera pas volontiers à des situations de blocage et ne tolèrera pas de longs délais d’accès aux ressources. Il ne peut préparer systématiquement deux cours, dont un de secours en cas de panne, risquer de perdre des préparations ou des travaux d’élèves, ne pas pouvoir imprimer au moment voulu le document nécessaire à une synthèse ou à un travail ultérieur de la classe, gérer les aléas informatiques en même temps que le déroulement de la séance. »

La confusion des espaces pose la question du : « quand suis-je enseignant, quand ne le suis je plus ? », quel temps recomposé pour assurer, construire, faire évoluer mes apprentissages ?

• La question

La question qui se pose à l’heure actuelle et compte tenu des arguments évoqués précédemment : Ne doit –on pas intégrer le temps numérique dans le statut de l’enseignant du primaire et du secondaire ? Dans les faits le numérique est prégnant, la profession – bon gré, mal gré – s’adapte aux changements. Le droit va-t-il intégrer ces changements radicaux ? Je rappelle que le changement va au – delà de la simple introduction de nouveaux outils, il opère une nouvelle définition du métier. La mémoire de notre institution nous prouve qu’à des moments de notre histoire nous avons su le faire, bien avant la rupture du numérique. A titre d’exemple L’OFRATEME a permis dans les années 60 d’aider les instituteurs à éduquer les élèves aux arts et à la poésie via la radio scolaire. Temps de formation des élèves et des instituteurs intégrés dans les programmes (il est possible d’écouter le témoignage de Jean Valérien à ce sujet sur Canal U). On aurait pu prendre la décision d’inciter les élèves à écouter le programme chez eux, on ne l’a pas choisi (je fais partie de cette génération qui a pris goût à la musique classique grâce à France culture lors des séances en classe le mardi après midi :-) )

Très récemment dans le supérieur, le décret n° 2009-460 du 23 avril 2009 fixant les dispositions statutaires communes applicables aux enseignants-chercheurs dans son article 3 énonce : « Les enseignants-chercheurs participent à l’élaboration, par leur recherche, et assurent la transmission, par leur enseignement, des connaissances au titre de la formation initiale et continue incluant, le cas échéant, l’utilisation des technologies de l’information et de la communication.” Ce texte par voie de décret officialise le temps numérique dans le supérieur, il en donne même la transcription pécuniaire dans l’arrêté du 31 juillet 2009 approuvant le référentiel national d’équivalences horaires /…/ dans la rubrique innovation pédagogique il est indiqué que l’ « Élaboration et mise en ligne d’un module d’enseignement ou de formation, sans tâches directes liées à l’assistance et l’évaluation des étudiants. Forfait d’heures identique à l’équivalent en nombre d’heures d’enseignement présentiel. » On le constate l’idée de temps numérique fait son chemin, même si l’expression cas échéant met un bémol, elle entre dans les dispositifs statutaires. Pourquoi le secondaire ne ferait –il pas l’objet d’une analyse en ce sens ?

Je sais que je pose une question sensible, qui risque de susciter des débats vifs et contradictoires mais il me semble qu’elle mérite un débat approfondi, la mission Tice est un lieu idéal.

8 octobre, 2009 Posté par Jean-Paul Moiraud | Communications, SPE | | 2 commentaires

ENT et PLE opposition ou complémentarité ?

Billet rédigé pour la mission Fourgous (octobre 2009)

Pourquoi les enseignants continuent à créer leur propre système numérique d’apprentissage pendant que les institutions développent des ENT ?

Les contributions de la mission TICE insistent sur les enjeux des ENT (environnement numériques de travail), intérêts pédagogiques, enjeux financiers de la part des collectivités locales J’ai envoyé un tweet qui posait la question suivante : « #MissTice Pourquoi les profs continuent à développer des solutions personnelles alors qu’il y a des ENT en nombre ? »

Une seule réponse de la part de W2ydavid : « pcq ns voulons la creer ns-memes pr se l’approprier RT @moiraud : #MissTice Pq continuent-ils à développer solutions personnelles alors k ENT » (30/09/2009)

Une seule réponse pour une question centrale dans nos métiers. Elle montre que la pédagogie ne se gère pas uniquement par l’introduction d’outils. La pédagogie numérique, c’est aussi et peut être avant tout la perception de l’intérêt de fonctionnalités effectives. Mon billet va rejoindre et compléter la contribution, thème 1 (29 septembre), de JP Archambault : « combien sommes-nous prêts à payer pour financer l’école numérique ? » Financer est le postulat mais nous devons nous assurer que les fonctionnalités des outils proposés soient en conformité avec les attentes et les besoins des enseignants (La LOLF ne fixe t-elle pas des objectifs qualitatifs ?) En l’état, deux façons d’envisager la pédagogie numérique se côtoient, les environnements numériques de type ENT et les solutions numériques de type PLE (Personal Learning Environment).

Les solutions numériques institutionnelles Vs le bricolage (1) enseignant, opposition ou complémentarité ?

Mon propos n’est pas de défendre un système plus que l’autre mais d’essayer de poser les bases d’une réflexion sur ces deux postures de travail.

A y regarder de près, de nombreux enseignants (les contributeurs sur ce site sont surreprésentés dans cette catégorie agrègent des solutions en ligne hétéroclites pour construire des démarches pédagogiques cohérentes (blogs, plateforme de réseau social, microblogging, partage de lien – en langage marque – wordpress, ning, twitter,delicious, zotero, lewebpédagogique, canablog …). La recherche parle de personal learning environment pour qualifier cette démarche. Définissons préalablement la notion de PLE :

- Mohamed Chatti du Technical University of Kaiserslautern, Germany le définit ainsi : « A PLE is characterized by the freeform use of a set of lightweight services and tools that belong to and are controlled by individual learners. Rather than integrating different services into a centralized system, the idea is to provide the learner with a myriad of services and hand over control to her to select and use the services the way she deems fit. A PLE driven approach does not only provide personal spaces, which belong to and are controlled by the user, but also requires a social context by offering means to connect with other personal spaces for effective knowledge sharing and collaborative knowledge creation.”

- Ron Lubesky de l’université de Sydney :

« A Personal Learning Environment is a facility for an individual to access, aggregate, configure and manipulate digital artifacts of their ongoing learning experience”

- Graham Attwell definit ainsi : “Personal Learning Environments (PLE) as an idea that firstly integrates « pressures and movements » like lifelong learning, informal learning, learning styles, new approaches to assessment, cognitive tools. Furthermore, PLEs are inspired by the success of « sticky » new technologies in ubiquitous computing and social software.” Le PLE est donc le choix de ne pas intégrer un système centralisé mais d’utiliser un ensemble hétéroclite d’outils (myriad of services). Qu’est ce qui peut expliquer ce choix de ne pas intégrer les espaces institutionnels ? La question est récurrente dans le secondaire comme dans le supérieur. Elle questionne sur des questions fortes – l’efficacité des investissements et la positions des enseignants face à la construction numérique des apprentissages.

Tentons une rapide analyse par une approche en plusieurs points.

• Je commencerai par une référence à l’école de Palo Alto, l’injonction paradoxale. Les enseignants sont fortement incités à intégrer le numérique dans leurs pratiques (de nombreuses circulaires en témoignent) mais … au quotidien ce sont des bandes passantes poussives, des pare feu intégristes, des codes d’accès en cascade, une interopérabilité balbutiante, des locaux inadaptés, la sainte peur du juridique et de ses potentielles conséquences négatives, des ENT qui se résument plus à un bureau virtuel qu’a un vrai ENT. En résumé, tout est mis en place pour inciter les enseignants à développer des pratiques numériques mais avec en parallèle une grande quantité de freins (le paradoxe).

L’interopérabilité. La construction d’un cours est un acte complexe, l’accumulation des savoirs, des pratiques, la constitution des ressources sont une somme que l’enseignant souhaite conserver, utiliser à tout moment et en tout lieu, partager, diffuser. Un outil numérique en 2009 doit être souple, nomade, ubiquitaire et interopérable, ouvert. Le fonctionnaire, par son statut à vocation à enseigner sur l’ensemble du territoire français, il peut donc changer de lieu d’enseignement au cours d’une carrière, par choix ou par contrainte (poste à complément de service).Le système français de mutation (que les lecteurs de la francophonie excusent par avance ce discours technique franco – français) est divisé en deux temps : l’inter académique et l’intra académique. En intégrant une nouvelle académie (inter) quid de l’interopérabilité ? Les données de l’ENT sont –elles totalement exportables dans le nouvel établissement de la nouvelle académie ? Va-t-on retrouver ses données ? Va-t-on conserver le design de son système ? Perte totale, perte partielle ? Lorsque l’on change d’établissement (intra) est –on sûr que l’ENT choisi par un département est compatible avec l’ENT de l’autre département ? (changement de collège) Est-on sûr que l’ENT retenu par la Région est compatible avec l’ENT du département ? (passage de lycée à collège). Dans le cas d’une cité scolaire qui rassemble un collège et un lycée la pratique numérique peut vite virer aux situations courtelinesques. Une structure MAIS deux systèmes, deux login, deux mots de passe, deux architectures à mettre en place. Le chef d’établissement aura, de surcroît, à gérer un troisième sésame avec le réseau administratif ! On peut comprendre aisément le choix du PLE, une seule solution, mobile, ubiquitaire et totalement interopérable qui accompagne l’enseignant dans ses évolutions de carrière.

Pour terminer cette rapide analyse du contexte, quelques données chiffrées qui donnent le vertige et qui expliquent en partie la complexité du sujet :

22 régions métropolitaines, 4 régions d’outre-mer 96 départements métropolitains, 4 d’outre-mer 36 783 communes Source Ministère de l’intérieur

C’est potentiellement 22, 96 et 36 783 possibilités d’analyse différentes sur les enjeux du numérique. • Probablement faut – il aussi pendre en compte le sentiment répandu que l’ENT phagocyterait la liberté des enseignants, la peur d’entrer dans un système enfermant : « pcq ns voulons la creer ns-memes pr se l’approprier“. Le bricolage revendiqué et assumé cf supra • Tout n’est pas merveilleux dans le monde du PLE, le droit reprend très vite sa place.

• Le choix du PLE s’il peut présenter des avantages (je pense l’avoir expliqué) peut présenter des inconvénients notoires, notamment pour la mise en ligne des ressources. Des questions se posent lorsque l’on utilise des solutions en ligne. o Qui fixe les conditions d’utilisation du service ? Majoritairement, ces solutions sont américaines et sont soumises au droit américain ; o Qui connaît Les conditions d’acceptation au service (que personne ne lit en général) ? elles sont sources de conflits potentiels et d’incertitudes évidentes ;  Incertitudes économiques, le service peut disparaître du jour au lendemain, incertitudes quant à l’exploitation des données (comment seront utilisées les données ?) ;

Incertitudes sur les enjeux moraux et éthiques (la vision américaine n’est pas la vision européenne).

Qui sait comment seront stockées et utilisées les informations transmises ? A l’heure de l’éducation à l’identité numérique, ce ne sont pas @chrism (Cicla 71 ) et @mediacteur qui me démentiront.

La lecture des « terms of service », bien que d’exercice aride, est édifiante. L’enseignant perd en partie sa liberté pédagogique parce que l’adhésion au contrat d’utilisation le spécifie. Voici quelques extraits significatifs :

o Twitter – « The Services that Twitter provides are always evolving and the form and nature of the Services that Twitter provides may change from time to time without prior notice to you. In addition, Twitter may stop (permanently or temporarily) providing the Services (or any features within the Services) to you or to users generally and may not be able to provide you with prior notice. We also retain the right to create limits on use and storage at our sole discretion at any time without prior notice to you.” – “You agree that this license includes the right for Twitter to make such Content available to other companies, organizations or individuals who partner with Twitter for the syndication, broadcast, distribution or publication of such Content on other media and services, subject to our terms and conditions for such Content use.” – “Such additional uses by Twitter, or other companies, organizations or individuals who partner with Twitter, may be made with no compensation paid to you with respect to the Content that you submit, post, transmit or otherwise make available through the Services.” – “ These Terms and any action related thereto will be governed by the laws of the State of California without regard to or application of its conflict of law provisions or your state or country of residence” On le constate en cas de conflit se sont les lois de l’Etat de Californie qui s’appliquent ! Le fonctionnaire français tributaire pour son travail des lois californiennes !!

On peut tirer les mêmes conclusions des autres sites de la mouvance web 2.0 exemple de ning :

« This Agreement shall be governed by the laws of the State of California without regard to conflict of law principles. The provisions of the United Nations Convention on the International Sale of Goods and the Uniform Computer Information Transactions Act, however designated, are excluded and shall not apply to this Agreement or any transactions hereunder. You agree to submit to the personal and exclusive jurisdiction of the state courts and federal courts located within Santa Clara County, California for the purpose of litigating all such claims or disputes.”

Cédric Manara de l’EDHEC de Nice a brillamment expliqué ces enjeux lors du colloque « droit et E.learning » organisé par l’université Lyon 3 en juin 2009 intitulé « la valorisation du E.learning ». Il est possible de visualiser son intervention en intégral sur le site de deeptagging.

Au regard de ce qui vient d’être défini précédemment, Sommes-nous en présence de deux camps irréconciliables, les loyalistes de l’ENT d’un côté et les libertaires « Edupunk (2) » de l’autre ? « Que c’est bon d’être [edu]punk – Tweet sept.2009 ». Je ne le pense pas, à condition que l’on se donne les moyens de lancer des passerelles entre les décideurs / investisseurs, les concepteurs d’ENT et la communauté enseignante. Un ENT (ne pas le réduire à la notion de bureau virtuel) efficace serait celui qui aurait la capacité à mélanger les contraintes d’une gestion administrative et la souplesse des solutions web 2.0. En ce sens, l’ENT SPIRAL de Lyon 1 semble être la synthèse de ce compromis. M Christophe Battier (directeur technique du service ICAP) l’explique dans de nombreuses publications (une vidéo sur cette thématique doit bientôt paraître). Il explique qu’il ne croit pas « aux solutions fermée . Il affirme que : « il faut laisser la liberté au enseignants et aux étudiants ».

Liberté qui permet cependant aux enseignants de bénéficier d’un environnement sécurisé, maintenu par des spécialistes de réseaux, évolutif et avec une grande capacité de stockage.

La question :

Avons – nous les moyens d’investir dans des espaces fermés qui seront boudés par les enseignants ? Peut –on laisser se côtoyer des environnements numériques d’apprentissage en dressant une cloison étanche entre les deux ?

La formulation est certainement excessive mais poser la question est probablement déjà donner une réponse à une ligne de fracture qui se dessine.

Je pense que le dialogue entre les acteurs des deux systèmes est indispensable.

Jean – Paul Moiraud professeur blogueur http://dsaa.apinc.org (avec Firefox)

Notes

(1) Bricolage entendu au sens où Claude Lévi – Strauss le définit dans la pensée sauvage : « le bricoleur reste celui qui œuvre de ses mains, en utilisant des moyens détournés par comparaison avec ceux de l’homme de l’art. Or, le propre de la pensée mythique est de s’exprimer à l’aide d’un répertoire dont la composition est hétéroclite et qui, bien qu’étendu, reste tout de même limité ; pourtant, il faut qu’elle s’en serve, quelle que soit la tâche qu’elle s’assigne, car elle n’a rien d’autre sous la main. Elle apparaît ainsi comme une sorte de bricolage intellectuel, ce qui explique les relations qu’on observe entre les deux. » – « Le bricoleur est apte à exécuter un grand nombre de tâches diversifiées ; mais, à la différence de l’ingénieur, il ne subordonne pas chacune d’elles à l’obtention de matières premières et d’outils conçus et procurés à la mesure de son projet : son univers instrumental est clos, et la règle de son jeu est de toujours s’arranger avec les « moyens du bord », c’est-à-dire un ensemble à chaque instant fini d’outils et de matériaux, hétéroclites au surplus, parce que la composition de l’ensemble n’est pas en rapport avec le projet du moment, ni d’ailleurs avec aucun projet particulier, mais est le résultat contingent de toutes les occasions qui se sont présentées de renouveler ou d’enrichir le stock, ou de l’entretenir avec les résidus de constructions et de destructions antérieures. » Paris – Agora 1962

(2) Parmi les nouveau-nés cette année dans le vocabulaire anglo-saxon, on trouve le mot edupunk. Il s’agit d’un autodidacte qui rejette les formatages éducatifs de la société – Voir billet de Mario Tomé « moi un Edupunk ? » – http://carnets.opossum.ca/mario/archives/2008/06/edupunk.html

8 octobre, 2009 Posté par Jean-Paul Moiraud | ENT, Pratique, contributions, métier | , , | 3 commentaires

Salles informatiques : sont -elles mortes ?

salle-portable

Mon nouveau statut de professeur à temps plein :-) me donne plus de temps pour l’observation des pratiques. Cette semaine je suis entré dans une salle de cours. L’enseignement portait sur l’intégration de la CAO / DAO dans les processus de création.

Voila ce que j’ai vu … :

Six étudiants qui travaillent dans une salle informatique mais sans se servir des ordinateurs du réseau ! De quoi faire bondir les investisseurs des collectivités locales et de quoi interroger sur le lien entre l’architecture de salles de cours et les méthodes pédagogiques. En l’état la salle d’informatique traditionnelle semble avoir vécue, comment organiser les cours dans cette nouvelle configuration ?

Il serait beaucoup plus confortable pour l’enseignant d’avoir un agencement plus ergonomique, puisque c’est possible. On sous estime les possibilités de la pédagogie embarquée$.On commence à s’affranchir des machines en tant qu’outil fixe  en entrant dans l’ère où la salle banalisée peut se transformer en salle dédiée.

L’image interroge sur les façons dont il faut équiper un lycée en informatique. Dans le cas présent tous les étudiants sont équipés d’ordinateurs portables (personnels). Le cours continue pourtant dans la fiction de la salle d’informatique.

Cette réflexion doit se poser me semble t-il dans les établissements où les élèves sont dotés par l’institution (collectivités locales)

  • Autre situation de cours- Semaine de travail à la campagne (vidéo, dessin, land art, photos…)

chevalet

Le matin de cette prise de vue les étudiants devaient se consacrer à la peinture. On constate la présence logique du chevalet, du cadre pour fixer le papier dessin et … un ordinateur (tous les étudiants procédaient de la même façon). L’ordinateur servait à donner une représentation de la nature, des détails de végétations, des paysages.

J’ai eu ce sentiment que l’expression de Prensky les “digitals natives” prenait tout son sens dans ce lieu de création. L’ordinateur de façon surprenante opère un retour en arrière (pré impressionniste) à l’époque  où l’artiste recomposait la nature dans son atelier.

autre vue de la salle

chevalet-2

NB : pour compléter le commentaire de Rémi Thibert une étude de l’observatoire des inégalités relative à l’équipement numériques des français

L’enquête

23 septembre, 2009 Posté par Jean-Paul Moiraud | Compétences, SPE | | 5 commentaires

visio

20 septembre, 2009 Posté par Jean-Paul Moiraud | SPE | | Pas encore de commentaires

Promo 2009 – 2010 – Analyse de pratique1

La rentrée est consommée, la nouvelle promotion va lancer son projet. Je vais à la fois enseigner et observer les pratiques.

Je vais apprendre :-)

  • Les acteurs des apprentissages

Une classe de 12 étudiants provenant de formations diverses situées sur tout le territoire français :

- BTS design de mode option mode – Lyon, Nîmes, Cholet (5)

- BTS design de mode option textile – Lyon (1)

- Prépa ENS Cachan – Lyon (1)

- BTS communication visuelle – Chaumont (1)

- Licence pro mode Nimes (1)

1 enseignant d’économie et gestion (créateur du blog) et un  1 enseignant de technologie textile tentent cette année l’expérience d’une structure d’apprentissage instrumentée par les réseaux.

  • L’espace de formation

L’apprentissage en DSAAT est un mélange entre du présentiel et du distant . Il paraît impossible de concevoir un tel enseignement en le dématérialisant totalement . Des entreprises privées proposent cependant un enseignement de BTS design de mode totalement à distance, sur quelles bases, sur quels scénarii et pour quels résultats ? Je n’ai pas les données en main.

En principe je vais disposer d’une salle de cours avec possibilité de se connecter en permanence (en cours de négociation).

  • Le temps de formation

La structure d’apprentissage par les réseaux numériques, la plupart des enseignants le soulignent, est chronophage. J’expliquerai que je ne suis pas “open 24 / 7” mais que l’enseignement, même instrumenté, est rythmé par des temps cadrés (temps de travail légal, temps familial, temps privé…)  et … le temps nécessaire à la réflexion, à l’argumentation, gage de qualité. Je ne souhaite pas faire l’amalgame entre la micro-seconde du temps électrique et le temps de la réflexion. Ce n’est pas parce que je suis souvent connecté que la réponse à une question sera plus rapide.

Lors de la journée d’accueil des documents ont été distribués aux étudiants pour préparer le terrain et expliquer les enjeux de l’apprentissage : l’utilisation du numérique et les enjeux de la gestion dans une formation d’art appliqué. Le papier reste encore présent, notamment pour la période de rentrée des premières années. Je ne sais pas comment informer les étudiants qui ont été retenus lors des entretiens. Le jour de la rentrée la plupart des étudiants extérieurs au lycée ignorent l’existence du blog. Le support papier reste un intermédiaire confortable pour les premiers temps de formation.

Temps N° 1 de la formation en DSAAT 1

Il a été distribués en début d’année plusieurs documents :

- un questionnaire sur les pratiques numériques des étudiants (une synthèse sera faite très vite). Je souhaite cerner quel est l’état des productions, habitudes au moment de la rentrée. En parcourant le net j’ai déjà repéré des pratiques Blog N° 1

Plusieurs dossiers ont été distribués pour assoir le cours d’introduction, il est nécessaire d’expliquer les enjeux des deux années.

- un dossier de synthèse sur les enjeux mode et textile réalisé à partir du rapport Perroti – Reille (2007). Lors de ce premier cours seront soulignées les caractéristiques d’organisation des services design dans les entreprises – Le travail collaboratif et le prégnance des technologies numériques.

- La progression du cours sous forme de cartes heuristiques

- J’ai rédigé un billet sur la façon de créer un blog sur wordpress.com sans en avertir expressément les étudiants (une façon de constater si le blog va être consulté et analysé suite à ma demande lors du premier contact)

Mardi 08 septembre 2009

Il a été demandé aux étudiants d’ouvrir un compte twitter (majoritairement les étudiants ne connaissent pas ou ne pratiquent pas twitter). Il sera nécessaire d’expliquer les modalités techniques et les enjeux de twitter aux étudiants (rédiger un billet ad hoc). Les industriels de la mode se sont déjà emparés de twitter, exemple le SILMO (salon de l’optique) utilisent twitter pour répercuter leurs informations, idem pour le salon So Ethic, …

L’enjeux de twitter dans cette formation est multiple :

De façon générale encourager l’intelligence collective (au sens ou Pierre Levy la définit). Amplifier les pratiques du travail collaboratif, travailler de façon distante synchrone et / ou asynchrone.

Twitter ne sera utilisé pour la veille technologique (en complément de Delicious), pour mettre en commun des connaissances sur des sujets donnés. ..

Le blog de l’enseignant pourra faire apparaître les flux de twitt grâce à l’intégration d’un plugin spécifique wordpress.

Le travail d’écriture continue au quotidien. Pour des raisons de confidentialité il n’apparaîtra pas sur le blog. Une synthèse sera publiée en juin.

4 septembre, 2009 Posté par Jean-Paul Moiraud | SPE | | Pas encore de commentaires