Conférence virtuelle N° 1

4 Mar

Le 03 mars 2010, nous avons organisé la première réunion virtuelle, étaient présents environ 25 étudiants et profs (certains avatars représentaient plusieurs étudiants). Le thème de la séance : DSAAT quelle formation ? Savoirs et compétences à acquérir.

Pour reprendre une image tirée de la presse écrite, nous pourrions dire que c’était le N° O.

Premier constat, le statut de professeur orchestre (concepteur du processus, trouveur de conférencier, meneur des débats, technicien pour la capture des ressources …) est parfois lourd à assumer. Le stress ne m’a pas laissé le temps de vérifier les calages de quick time player et j’ai oublié d’activer le module son 😦

Une séance qui s’est déroulée de 20 heures 30 à 22 heures 30

Un grand merci aux étudiants de DSAAT et aux étudiants de BTS pour leur brillante participation.

Analyse de la séance

Dans un ancien billet je tentais de définir le travail collaboratif et je disais1 :

«Collaborer c’est : Ne pas connaître à l’avance le résultat de la collaboration est la première caractéristique  du travail collaboratif. L’enseignant prend le risque de se conformer aux décisions du groupe. Cet aspect est probablement un argument de rejet prévisible pour de nombreux enseignants. Sur le terrain les apprentissages sont au centre d’une double tension, réaliser les objectifs du programme , respecter la progression pédagogique dans un calendrier contraint. L’incertitude générée par le travail collaboratif est forte, le risque d’échec est à prendre en compte.»

Nous étions hier soir dans cette situation, les faits ne l’ont pas démenti.

En organisant cette première réunion nous prenions un risque, celui de réussir ou celui d’échouer lamentablement.

Je vais essayer d’analyser le plus objectivement possible cette réunion virtuelle sous des angles multiples. Je vais bâtir mon plan en utilisant le cadre de construction d’un scénario pédagogique – Le contexte, les outils, les acteurs, les ressources.

  • Le contexte

une conférence en ligne organisée pour les étudiants de DSAAT et BTS du lycée La Martinière-Diderot.

Présents une vingtaine d’étudiants (chiffres à affiner) et deux enseignants (un professeur de tissage, un professeur de gestion).

Le but était de faire dialoguer des professionnels du secteur avec des étudiants en cours de formation.

  • Les outils

Lors d’une première expérience, les enjeux technologiques sont primordiaux, du bon fonctionnement technique dépend la réussite pédagogique.

Au moment de lancer la conférence je ne connaissais pas le parc machine des étudiants (je le suppose hétérogène). Il serait probablement indispensable de rédiger un mémo technique de configuration.

– Le microphone

Des étudiants sollicités pour intervenir, ainsi qu’un professeur ont décliné l’invitation au motif qu’ils n’avaient pas de microphone. Une question se pose le microphone est effectivement absent ou le participant connait mal le fonctionnement de son ordinateur ?

– La connexion internet

Elle a été le gros problème technique de cette séance. A la façon des ordinateurs, les modalités de connexion étaient hétérogènes (Box, ADSL, borne wifi, G3 …). Cela ramène aux réalités de l’enseignement. J’ai l’habitude de travailler avec des enseignants de la communauté numérique, issus des milieux universitaires ou enseignants du secondaire geeks, tous équipés a minima d’adsl lorsque ce n’est pas la fibre.

Résultat la première conférencière prévue s’est désistée pour cause de crash de la freebox, la seconde n’a pas pu venir pour cause de connexion poussive.

Pendant la conférence une étudiante a abandonné la conférence par impossibilité de charger l’environnement (son avatar était nu cf un message de chat).

Je suppose que tous les autres participants qui sont restés à la conférence c’est-à-dire la majorité des étudiants étaient équipés de lignes haut débit (à vérifier)

Un reproche unanime de la part des participants a été le son haché à certains moments. Henri Morlaye de la société aworldforus (concepteur de assemblive) en donne les explications techniques plus bas. Si je comprends bien il est nécessaire de n’ouvrir que le monde virtuel pour le pas perturber les connexions.

  • La solution pour éviter que le son soit haché :  Le modérateur de la séance (moi) doit désactiver la fonction free talk et donner la parole aux intrevenants (de façon alternative) en cliquent sur la fonction add zone moderator de chaque avatar

Conclusion intermédiaire  faire le point avec les étudiants sur le parc machine.

– Le logiciel

J’ai l’impression que la prise en main du monde s’est faite sans encombre par les participants. Je suppose que les nombreux essais réalisés en amont ont contribué à une prise en main efficace.

  • Les acteurs

Ils étaient prévus au nombre de trois catégories :

– Les étudiants

Il a été défini en cours le principe suivant : La participation reposent sur le volontariat. Dans la mesure ou cette activité est hors le cadre institutionnel je n’ai pas d’argument pour obliger, contraindre. C’est d’ailleurs un bel exercice pédagogique, agir par la conviction.

– Les enseignants

Un seul enseignant pour l’instant parce que je ne me suis ouvert de mon projet qu’à un seul enseignant de la section. Le travail d’explication doit s’amplifier.

Les professionnels du secteur

Deux intervenants étaient prévus mais pour des raisons purement techniques (problèmes de connexion)  ils n’ont pu venir. Le groupe dans un esprit de travail collaboratif a décidé de faire contre mauvaise fortune bon cœur et a mis en place une discussion structurée sur la nature de la formation DSAAT. Une présentation des enjeux de la formation (acquisition des savoirs et des compétences) puis de questions / réponses s’est organisée.

– Les avatars

L’auditoire d’avatars est intéressant à analyser. J’avais énoncé les règles d’identification, utiliser son nom d’état civil. En pratique quelques avatars représentaient plusieurs étudiants réunis pour bénéficier d’un équipement ou d’une connexion efficiente. Un point d’analyse intéressant sur la nature de l’identité numérique, avoir trois personnes sous une identité sans que l’on soit dans le domaine de la pathologie.
Il faudra réfléchir à l’avenir sur la façon d’identifier un avatar multiple

Les relations entre les acteurs

Nous avons appris que les conversations doivent faire l’objet d’une discipline technique. Celui qui parle ouvre son microphone, lorsqu’il cesse de parler il coupe son micro.


Echanges de mails, suite à la conférence

  • Debriefing technique

Dialogue asynchone Henri Morlaye – Jean-Paul Moiraud

Nous avons eu quelques problèmes techniques (en fait un seul) parfois un son haché. Avez vous des explications ?
Le son haché vient dans la quasi totalité des cas:
– des réseau bas débit, ou haut débit mais partagé par trop de personnes
– un logiciel de partage de fichier utilisant aussi la bande passante montante comme bittorrent utilisé sur l’ordinateur ou un autre ordinateur utilisant le réseau. En fait n’importe quelle application saturant la bande passante montante.
Dans les deux cas cela se voit en regardant la jauge verte ou rouge à coté du nom du participant.
On a eu très rarement des cas de micro défectueux, facile à vérifier en utilisant skype ou gtalk. Et une fois une entreprise qui avait un logiciel interne qui posait des problèmes au niveau du proxy, et rendait le son haché, le logiciel s’appellait Videotron je crois. Si aucune de ces explications ne s’applique on est face à une nouvelle espèce de problème.

> Mais le résultat est globalement très positif, nous allons continuer.
Fantastique. Je suis impatient que l’on sorte la nouvelle version, probablement ce week end ou la semaine prochaine.

> Nous avons appris à faire fonctionner en groupe (environ 25) couper le micro. en cas de non participation et ouveture du micro en cas de participation. Intéressant. C’est effectivement la manière la plus sûre de fonctionner pour un groupe discipliné. Il existe également un système de micro monopolisé par le conférencier, qu’il peut donner aux auditeurs qui désirent poser des question. Je devrais faire un screencast sur ce sujet un de ces jours. Un screencast existant en parle déjà un peu:
http://aworldforus.tumblr.com/post/240181568/focus-on-ease-of-use-this-screencast-will-show

> Les problèmes techniques viennent surtout des équipements des étudiants et de la nature des connexions (l’absence de box et le 3G sont rédhibitoires)

Oui effectivement, entre le téléchargement de scènes 3D et la voix sur IP la connexion doit être de type ADSL. Beaucoup d’étudiants sont concernés par ce souci ?

Comment éviter les coupures de son ?

Suite conversation – Quelle est la solution pour éviter le son haché ?

Et bien je dirais dans l’ordre le protocole serait: 1) Si une personne entend tous les autres en haché, mais les autres entre eux ne s’entendent pas haché: lui demander de vérifier son débit descendant par exemple avec un site comme http://www.speedtest.net/

2) Si tout le monde entend haché une personne et voit sa jauge en rouge: lui demander de vérifier son débit montant avec Speedtest et de vérifier s’il n’y a pas une application utilisant le débit montant comme bittorrent sur son ordinateur ou celui de quelqu’un utilsant la même box.

3) Si les débits montant et descendant sont bons, vérifier la qualité du micro par exemple en discutant avec quelqu’un en aparté avec Skype

4) Si rien ne marche, faire un rapport de bug.

  • Debriefing pédagogique

Marie étudiante de DSAAT (réaction immédiate après la conférence)

Bonsoir,
Cette réunion virtuelle , qui malgré l’absence de la principale intéressée, était plutôt réussie. Face à un professionnel certes le débat aurait pour moi plus intéressant.  Organiser un questions réponses pour les filières dsaa ou post dsaa pourrait peut être intéressant pour certains étudiants en manque de réponses…
Vivement la prochaine réunion virtuelle!!
En espérant que le dieu des ordi sera avec nous
Cordialement
Marie

  • Debriefing graphique
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2 Réponses to “Conférence virtuelle N° 1”

  1. Emmanuel 5 mars, 2010 à 12:53 #

    La question du micro, est intéressante.
    Vu qu’ici le groupe impliqué se connaît et est volontaire, j’imagine que c’est surtout un problème d’équipement. Mais c’est vrai que pour une « prise de parole » il doit être difficile autrement de clairement séparer une voix (texte) du reste.

    L’idée d’un micro que seule une personne à la fois peut utiliser semble pas mal d’ailleurs pour des événements plus compliqués à gérer, ça donnerai un coté encore plus « réel » peut-être.
    Sinon malgré les quelques soucis matériels ça semble marcher… plus qu’a en refaire une autre 🙂

    • Jean-Paul Moiraud 5 mars, 2010 à 8:03 #

      C’est ce que nous allons faire, bientôt les noms des futurs intervenants:-) Mystère !

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