Le diaporama – François Jourde

2 Fév

Billet en relation

Mercredi 02 février 2011 s’est tenue une réunion en monde virtuel de 20 heures 30 à 22 heures 30. Dans ces environnements, chaque session est à la fois un moment de travail et un objet d’étude.

1 – Un moment de travail

L’objet de cette intervention répondait au besoin de faire comprendre aux étudiants les enjeux d’une présentation orale. Nos programmes prévoient, dans les sections BTS et de DSAAT, des épreuves orales (rapport de stage, soutenance de l’Épreuve Professionnelle de Synthèse, présentation du projet professionnel). Le diaporama est devenu, sinon obligatoire, une sorte d’exercice obligé. Notre expérience nous démontre que le diaporama peut être un allié de l’étudiant comme son pire ennemi. On peut se poser légitimement la question suivante – « Faut-il sombrer dans le fétichisme de l’outil ?« 

Cette soirée de travail proposait de réfléchir aux enjeux liés à la conception des diaporamas en situation d’apprentissage. L’intervention de François Jourde avait pour objet de présenter la cadre réflexif qui prévaut au moment de la conception du diaporama. Voici les grands thèmes de réflexion abordés pendant cette réunion.

  • Le diaporama : bénéfique ou nuisible ;
  • Capter l’attention ;
  • Organisation du propos ;
  • Partage en ligne ;
  • Un outil adapté ? ;
  • Une préparation chronophage ;
  • Une conception maladroite ;
  • Les polices ;
  • Renforcer le propos oral ;
  • Penser la communication ;
  • Simplifier pour amplifier ;
  • Être visuel ;
  • Tout commence avec un crayon ;
  • Un point par diapo ;
  • Référence bibliographique.

Comme dans toute conférence le temps du débat a succédé au temps de la présentation.

2 – Un objet d’étude.

Cette séance de travail s’inscrivait dans la continuité des expériences (le sont-elles encore ?) engagées et marquait en même temps une rupture.

  • Une continuité parce que nous capitalisons l’effet d’apprentissage (l’expérience). On peut dire que la séance s’est déroulée sans problème technique majeur, les flux sons ont été plus que corrects, pour  ne pas dire satisfaisant. J’ai abandonné la phase de formation en amont sans que cela entraîne des conséquences fâcheuses. Les participants ont été en capacité de mouvoir leurs avatars, de fermer leur micro dans les situations d’écoute, de gérer les options cognitives (lever la main, applaudir …). Le chat a été utilisé à bon escient pour poser des questions (ce qui évite d’interrompre le conférencier). Twitter (#jourde) a été utilisé par certains participants.

Un groupe d’étudiantes a eu des difficultés d’écoute mais … Elles étaient installées dans une enseigne connue de restauration rapide qui met à disposition du wifi gratuit. On peut supposer, sans trop se tromper, que le partage de la connexion affaiblit le signal.

J’ai donc le sentiment, mais c’est à confronter avec les autres points de vue des participants, que la séance a été fluide, que l’outil s’est fait oublié au profit de l’essentiel, le sujet de l’intervention : la conception des diaporamas.

  • Une rupture – Jusqu’à présent les conférences en immersion étaient organisées en interne (un enseignant avec ses étudiants). Cette séance marque une rupture sur plusieurs points :

Une organisation collective gérée par trois enseignants ;

Un public étudiant varié composé de BTS  de diverses spécialités

Un public enseignant varié issu de spécialités et de niveaux très différentes (philosophie, droit, gestion, génie électrique) (secondaire, université)

Un professionnel de la viticulture intervenant en master d’école de commerce ;

Des participants situés sur une zone géographique large (Belgique, France, Allemagne – Bruxelles, Trèves, Bordeaux, Metz, Rennes, Bourg en Bresse, Lyon et région lyonnaise)

Nous nous inscrivons dans une démarche qui est encore largement expérimentale mais … on peut constater qu’il est possible d’organiser des travaux distants synchrones sur un sujet transversal en s’affranchissant des distances, des murs. Au plus fort de la soirée nous étions 35 participants, il me semble que nos réunions peuvent aller au-delà de ce nombre, sans que nous redoutions la surcharge par accumulation de contraintes techniques. Je pense que nos enjeux futurs sont de l’ordre de la gestion du groupe plus que des angoisses techniques.

 

– Constats techniques et humains

Quelques remarques diverses – Le virtuel ne fait en aucun cas disparaître les enjeux sociaux. Il est nécessaire d’être discipliné 🙂 Des participants facétieux, malgré les instructions données en début de séance, ont manipulé le déroulement du diaporama. François Jourde s’est vu contraint à plusieurs reprises, de caler sa présentation.

Les rares fois ou les micros n’ont pas été coupés, nous avons entendu des conversations parasites (très brèves)

Voici à cet instant les premiers constats que je peux tirer sur cette soirée. J’ouvre ce billet aux autres participants pour compléter mes propos.

 

– Commentaire de Claude Coignat professeur de gestion à Rennes

J’ai vraiment aimé, pour plusieurs raisons. Déjà au niveau technique le son était plus que correct, le complément « chat » est vraiment efficace pour insérer des informations annexes, des liens, des interventions en marge de la conférence ; et surtout on retrouve bien ce phénomène de bavardages plus ou moins sonores dans nos classes quand on officie en tant que prof, et combien de fois on demande aux élèves de faire participer la classe à leur conversation en aparté.
Le contenu était très instructif, mes élèves de terminale auraient été intéressés, eux qui vont passer une épreuve orale où se pose la question de l’utilisation ou non d’un diaporama.
Ce qui m’a le plus étonné ce sont tes étudiants (présents en nombre) mais surtout dans des lieux exotiques comme le Mac DO -:) On est en plus dans une situation de détente dans un canapé ou un fauteuil (virtuellement et réellement), ce qui à mon avis permet une meilleur écoute.

 

– Commentaire d’Éric Guiraut Professeur d’économie – gestion à Bourg en Bresse

D’abord sur le fond du sujet… je vais faire mes diaporamas de manière différente maintenant même si je me retrouve dans le problème de François quand il dit qu’il met tout de même de l’écrit pour le diaporama soit utilisable a posteriori par les élèves.
Mes élèves n’ont pas voulu venir, mais ils vont aussi devoir faire un diaporama pour le bac… donc question rituelle d’après conf : il est possible d’avoir le diaporama de François ?

Sur la forme… on commence à s’affranchir des « peurs techniques »… à un moment quand j’ai été déconnecté (ordi de par tout à faite de la dernière génération), je ne me suis pas affolé et je me suis reconnecté. D’ailleurs le fait de twitter en même temps permet de récupérer des infos en cas de problème technique.

Pour répondre à un des participants qui disait qu’il préfère utiliser un mode de communication qui permet de voir les autres : il me semble que c’est possible avec assemblive et je trouve intéressant que des lieux très divers d’installation des participants soient possibles puisque seul notre avatar est visible (on peut être au Mc DO, tant pis pou elles) ou chez soi à boire une bonne bière sans que cela rejaillisse sur l’image de soi qu’ont les autres !

Merci aux organisateurs !

Le cours de François Jourde en vidéo 1 / 2 – ici

 

Le cours de François Jourde en vidéo 2/2 – ici

Le diaporama

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Un extrait vidéo de la séance

La synthèse des tweets #jourde

Conseil de lecture

 

Présentation zen de Garr Reynolds

5 Réponses to “Le diaporama – François Jourde”

  1. Eric Guiraut 3 février, 2011 à 7:18 #

    Bonjour.

    D’abord sur le fond du sujet… je vais faire mes diaporamas de manière différente maintenant même si je me retrouve dans le problème de François quand il dit qu’il met tout de même de l’écrit pour le diaporama soit utilisable a posteriori par les élèves.
    Mes élèves n’ont pas voulu venir, mais ils vont aussi devoir faire un diaporama pour le bac… donc question rituelle d’après conf : il est possible d’avoir le diaporama de François ?

    Sur la forme… on commence à s’affranchir des « peurs techniques »… à un moment quand j’ai été déconnecté (ordi de par tout à faite de la dernière génération), je ne me suis pas affolé et je me suis reconnecté. D’ailleurs le fait de twitter en même temps permet de récupérer des infos en cas de problème technique.

    Pour répondre à un des participants qui disait qu’il préfère utiliser un mode de communication qui permet de voir les autres : il me semble que c’est possible avec assemblive et je trouve intéressant que des lieux très divers d’installation des participants soient possibles puisque seul notre avatar est visible (on peut être au Mc DO, tant pis pou elles) ou chez soi à boire une bonne bière sans que cela rejaillisse sur l’image de soi qu’ont les autres !

    Merci aux organisateurs !

    Eric GUIRAUT

    • Jean-Paul Moiraud 5 février, 2011 à 2:51 #

      Bonjour Éric,

      Merci pour ton commentaire. Tu dis « où peut être au Mc DO, tant pis pour elles« . Je suis d’accord sur la piètre qualité de la gastronomie rapide américaine mais … Je ne partage pour ton analyse sur « tant pis pour elles« . Aller dans un lieu privé pour se connecter à internet est une question de fond. Lorsque les finlandais inscrivent le droit à une connexion comme un principe constitutionnel, nous prenons conscience de sous équipement français. Si nos étudiants sont contraints d’aller se connecter chez MD, c’est que les « hotspots » sont peu développés, c’est que les politiques publiques sont encore en deçà des enjeux du savoir. Une ville comme Lyon arrive à mettre des vélos à disposition des citoyens par accord contractuel avec Decaux. Ne penses tu pas qu’il serait possible de faire à l’identique avec le wifi ? (équiper le mobilier urbain, très nombreux, avec des hotspots.

      En fait sous couvert de gastronomie, tu as soulevé une véritable question de la société numérique et pour conclure ce n’est pas « tant pis pour elles » c’est « malgré elles »

      Amicalement

      jpm

      Amicalement.

  2. François Jourde 3 février, 2011 à 11:01 #

    Encore un « tout grand merci » (comme cela se dit à Bruxelles) à J.-P. pour l’organisation de cette conférence-rencontre.
    Techniquement, le système assemblive est assez fluide, en effet. Il faudrait cependant que le présentateur garde la mai sur les contrôles du diaporama, et puisse montrer immédiatement d’autres éléments tels que des sites externes.
    A bientôt,
    F.

Trackbacks/Pingbacks

  1. conceptualiser & scénariser un diaporama | le livre de sable - 27 mars, 2011

    […] Présentation complète et vidéos en ligne sur le blog de Jean-Paul Moiraud […]

  2. Signets du jour (weekly) | ticechampagnole - 31 août, 2015

    […] Le diaporama – François Jourde | […]

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :