La perruque inversée comme métaphore de la structure du temps de travail enseignant

19 Déc

Dans les colonnes de ce blog je mène une réflexion sur les enjeux du numérique dans un contexte pédagogique. Les analyses qui me sont données de lire se concentrent très généralement sur les conséquences de l’introduction des processus numérisés sur les dispositifs d’apprentissage. La plupart des auteurs s’accordent pour constater que le numérique fait voler en éclat les murs de la classe en abolissant les contours traditionnels de l’espace éducatif. J’ai pris part à ces analyses en développant le concept de scénario de pédagogie embarquée (1) Je voudrais porter mon attention sur le travail des enseignants à l’heure du numérique notamment dans les phases de préparation et dans les temps d’acculturation.

De très nombreux enseignants lancent des expérimentations dans leurs classes, par conviction personnelle du potentiel pédagogique des fonctionnalités des outils numériques ou dans le cadre d’expérimentations institutionnelles. Les analyses, les retours d’expériences foisonnent, ils font l’objet de séminaires et colloques. On peut constater, en observant attentivement cette communauté active, que c’est l’enthousiasme qui domine. L’ensemble de ces usages, la littérature publiée par la recherche semble démontrer que nous sommes à un moment de basculement, l’école traditionnelle s’efface et explore de nouveaux espaces en friche.

La réflexion pédagogique avance mais … les champs connexes (L’analyse institutionnelle, les conditions de travail, la réglementation …) sont les grands absents. L’enthousiasme technico-pédagogique des praticiens de terrain brouille l’analyse sur l’organisation du système. Réintroduire le champ de la pensée politique dans la conception du savoir est une des fonctions de la cité. L’agora, alors même qu’il n’a jamais été aussi large, est paradoxalement en panne d’activité.

J’ai depuis quelques années initié une réflexion sur le bricolage pédagogique (2) ce travail m’a permis d’explorer diverses pistes et notamment celle de la perruque.

« Historiquement c’ est une pratique provenant du monde industriel né au 19ème siècle. Les ouvriers détournaient leur temps de travail contractuel (caractérisé par la rentabilité) pour créer des biens en utilisant des rebuts industriels. Étienne De Banville dans son ouvrage (3) donne la définition suivante : « Fabriquer sur son lieux de travail, avec les équipements et les ressources de l’entreprise, sur le temps normal de travail, un objet hors marché, non prescrit par la hiérarchie.« 

« Michel De Certeau dans son ouvrage intitulé  » art de faire » aborde la perruque comme une pratique de subvertion.

La réflexion que je voudrais introduire ici, consiste à déterminer si on peut parler de perruque dans une économie de l’immatériel ? La pratique de la perruque existe t- elle dans le métiers de l’enseignement ? Ne se trouve t-on pas dans un système qui inverserait ce principe ( la perruque inversée) ? Ce qui m’engage à tenir la propos provocant suivant – Serait-on passé de la subversion à la soumission ?

Si l’on applique la définition d ‘Étienne de Banville au métier d’enseignant, il est évident que la perruque n’a pas sa place. Les enseignants ne fabriquent pas des objets, peuvent difficilement utiliser les ressources de l’entreprise et ont un rapport à l’espace de travail qui ne se réduit pas à un lieu unique.

La perruque entendue au sens industriel du terme ne s’applique pas aux métiers de l’enseignement, cela signifie t-il qu’elle est absente des pratiques enseignantes ?

Il faut revisiter le concept de perruque dans le cadre d’une économie de l’immatériel. Le métier d’enseignant s’est profondément transformé, on ne plus le réduire au seul acte de transmission d’un savoir académique dans un dispositif frontal. La professionnalité se construit désormais autour de nouvelles compétences et de nouvelles attitudes. Certes les enseignants continuent à transmettre des connaissances mais dans au sein d’espaces revisités. La présence du numérique a modifié l’approche globale du métier. À la transmission simple du savoir, les enseignants ont ajouté à leur registre professionnel leur capacité à devenir les concepteurs et éditeurs de leurs propres contenus (5)

Cette lente mais inexorable conversion invite les enseignants à s’acculturer dans les champs de la pédagogie numérique, à développer de nouvelles habitudes de collaboration et de coopération. Cette montée en compétences est un processus long et complexe à la fois fruit d’une démarche individuelle et d’un engagement collectif. La révolution copernicienne s’accomplit dans des temps et des espaces statutairement stables. Je vais tenter de démontrer en quoi le temps n’est pas subverti par les enseignants (comme le faisaient les ouvriers) mais qu’à l’inverse on se retrouve dans un processus de perruque inversée. J’ose évoquer la notion de temps soumis.

Michel Serres dans une conférence (6) dit que « Changer d’espace c’est 1) changer de droit, 2) changer de politique, et si nous avons changé d’espace alors il faut en conclure peut être que nous sommes dans un espace de non droit. Il est vrai en effet que la toile ou que la plupart des espaces pour lequel vous travaillez sont des espaces de non droit. il est impossible d’une certaine manière d’appliquer le droit de l’extérieur d’un autre espace espace sur cet espace là « . Le droit s’est effectivement encore peu emparé des transformations éducatives. L’espace numérique hors les murs est assimilé à l’ espaces dans les murs, or il est spécifique. Il ne s’agit pas ici de m’engager dans une analyse dichotomique consistant à affirmer que le concept d’espace-temps n’est pas régulé. L’institution cadre juridiquement le temps et l’espace numérique mais plutôt en tenant compte des espaces anciens.

Prenons un exemple pour illustrer mon propos.

Les établissements scolaires sont désarmés face à l’intrusion des téléphones portables et autres smartphones. L’hyper-connexion permet à tout membre de la communauté éducative de faire entrer son espace de vie privée dans l’espace de la vie professionnelle. Les technologies mobiles court-circuitent les balisages institutionnels. En raison de ce constat d’une forte porosité entre la vie publique et la vie privée, les règlements intérieurs des établissements insèrent progressivement l’interdiction des portables dans l’enceinte scolaire. L’outil réglementaire est mobilisé pour définir quels sont les espaces numériques acceptables et ceux qui ne le sont pas dans un temps déterminé. Chaque établissement prévoit de faire lire et signer aux élèves et aux enseignants et une chartes d’accès aux réseaux dans une démarche bien sentie de régulation des pratiques des membres de la communauté scolaire.

La question de la porosité du privé vers le public doit renvoyer par raisonnement a contrario à la porosité de l’espace public vers l’espace privé. Comment le droit gère t-il le temps de travail numérique à la maison ? Sait-il le gérer ?

Le temps de travail est cadré par les statuts des enseignants (24 heures pour les professeurs des écoles, 15 heures pour les agrégés, 18 heures pour les certifiés dans le secondaire et 128 heures de cours ou 192 heures de travaux dirigés ou pratiques pour les enseignants chercheurs). Ce temps réglementé correspond à l’organisation pré-digitale, il a encore sa pertinence mais il ne permet plus de tenir compte de l’existence des nouveaux espaces.

Revenons à notre questionnement principal, la perruque et le métier de « prof. » Le temps de préparation numérique (le temps d’acculturation) est un vrai temps productif que les enseignants mettent à profit pour diffuser, mutualiser leurs productions via des procédés de collaboration. Ce temps productif n’est pas encore qualifié par les textes, il est confiné dans une zone grise qu’il conviendra d’identifier. Cette activité s’opère, la plupart du temps avec le matériel informatique et la connexion personnels, avec des consommables financés sur fonds propres. Dans un ancien billet je qualifiais ce temps d’aveugle (7). Là où les ouvriers utilisaient leur temps de travail pour se livrer à une activité personnelle, les « knowledge workers » (8) se retrouvent dans une situation inédite de perruque inversée. Ils donnent de leurs temps à leur employeur en fournissant des productions élaborées dans des espaces-temps non normés. Le modèle nouveau est encore largement à inventer, faire table rase des organisations anciennes serait contreproductive (revoir les 15 heures, 18 heures). Il s’agit de trouver des équilibres subtils consistant à reconnaître ce temps encore aveugle. On peut imaginer la création de nouveaux métiers comme tuteur en ligne, comme concepteur, scénariste…. intégrer dans le service des enseignants un temps numérique (et non plus comme un supplément aux services classiques). Au final les propos qui viennent d’être tenus dans cette colonne sont des questions de légitimité légale du temps et des espaces. Qui osera prendre la responsabilité politique de légitimer ce temps ?

Il me semble que cette situation mérite un débat large entre les divers acteurs de la sphère éducative., j’espère que les colonnes de ce blog peuvent servir de lieu de débat sur ce point extrêmement complexe.

NB : j’ai essentiellement évoqué l’aspect institutionnel dans mon argumentaire pour rester dans la cadre de la thématique centrale de la perruque. Le travail dans les nouveaux espaces et les temps revisités ont des effets induits (reconnaissance du travail par des communautés de pratique, enrichissement réflexif …

Un billet de blog est un processus continu – Annotation après rédaction du billet

À propos du temps de travail chez Google – Lien

La règle des 20 %

« Il attire vers Google de jeunes diplômés qui souhaitent conserver une part d’autonomie (quoi de plus sympathique qu’une entreprise qui s’engage à vous laisser 20 % de votre temps pour développer vos propres projets ?) mais aussi des passionnés qui travaillent dans le monde de l’Open Source et qui souhaitent profiter de cette possibilité pour poursuivre leurs projets (et, éventuellement, le « vendre » chez Google). Exemple de ces passionnés que ces 20 % attirent chez Google : Mike Pinkerton, l’un des principaux développeurs de Camino, que beaucoup considèrent comme le meilleur navigateur pour Mac. Voici ce qu’il disait sur son blog alors qu’il venait d’apprendre qu’il avait été recruté : « Qu’est-ce que cela signifie pour Camino ? La réponse : seulement de bonnes choses. Souvenez-vous que les employés de Google peuvent consacrer 20 % de leur temps à des projets personnels. J’occuperai une partie de ce temps à aider la communauté Mac au sein de Google, mais l’essentiel sera consacré à Camino. C’est vrai, je vais être (indirectement) payé pour le développer. Cela devait m’aider à développer plus rapidement la prochaine version. »

Mon propos ne consiste pas à prêcher le même système à l’éducation nationale mais de montrer que la réflexion sur le temps de formation personnel n’est pas du seul domaine de la démarche réflexive mais est opérationnalisé par des structures.

———————————————————–

(1) Les scénarios de pédagogie embarquée http://eductice.ens-lyon.fr/EducTice/recherche/scenario/spe
(3) L’usine en douce, le travail en perruque, mémoires du travail, l’Harmattan (2001), citation page 108
(6) Les nouvelles technologies, révolution culturelle et cognitive,Forum Inria, 40 ans, Lille décembre, 2007.http://www.youtube.com/watch?v=sU43ohjNUXI
(7) Le temps aveugle des enseignants. Jean-Paul Moiraud https://moiraudjp.wordpress.com/2011/07/08/temps-aveugle-des-enseignants/ (2011)
(8) Qui sont les travailleurs du savoir ? sciences humaines – Février 2005 N° 157
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22 Réponses to “La perruque inversée comme métaphore de la structure du temps de travail enseignant”

  1. plerudulier 22 septembre, 2012 à 11:53 #

    Nouveau pour moi cette expression « travail en perruque » (confirmé par Wikipédia d’ailleurs [http://fr.wikipedia.org/wiki/Travail_en_perruque] ). Du coup si j’ai bien compris le contexte je comprends moins le titre : qu’y-a-t’il d’inversé ?

    • Jean-Paul Moiraud 22 septembre, 2012 à 12:00 #

      Bonjour Pascal,

      le travail en perruque est un usage développé dans les ateliers des entreprises industrielles. Le salariés utilisaient le temps de travail rémunéré (donc normalement consacré à l’employeur) pour se consacrer à des pratiques personnelles. Michel De Certeau parle de subvertion du temps.

      À l’heure du numérique on inverse le principe (c’est en tout cas la position que je défend), les salariés occupent une partie de leur temps libre au service de leur employeur (ce temps va à s’accroissant). On passe de pratiques de subvertion à des pratique de « soumission ». Les philosophes parlent de servitude volontaire (mais je n’ai pas encore assez lu pour aborder ce concept).

      Suis je clair ? 🙂

      Bien à toi

      jpm

      • plerudulier 22 septembre, 2012 à 12:23 #

        Plus clair? Oui, quoique ça devient un peu de la sémantique à ce moment là puisque si on reprend l’image de l’ouvrier qui travaillait pour son intérêt propre (principe de la perruque), s’il avait trouvé un axe d’amélioration dans le cadre de son travail ça n’en aurait pas été pour autant ce dont tu (je peux tutoyer, j’ai toujours un peu de mal avec ça) parles c.à.d perruque inversée mais tout simplement une amélioration de son outil/condition/cadre/etc. ce pour quoi il pouvait prétendre à une juste récompense etc.
        Utiliser les smarphones/tablettes/wiki/etc. alors même qu’ils ne font pas partie de la panoplie de base de l’enseignant lambda ne suppose en rien qu’il ou elle soit interdit de les utiliser, si? Maintenant si passer outre constitue ce que tu appelles ‘travailler en perruque inversée’ c’est … un peu capilotracté (c’était évident que l’un de nous deux se devait de le dire ^_^ ).

      • Jean-Paul Moiraud 22 septembre, 2012 à 12:44 #

        Je ne pense pas que mon argumentation soit tirée par les cheveux, bien au contraire.

        Je parle du travail dans une économie de l’immatériel où la notion de temps est totalement revisitée. On fonctionne à l’heure actuelle (en tout cas dans mon métier) sur des analyses basées sur le temps pré digitaux pour des relations qui sont en train de se modifier profondément avec le numérique.

        La confusion de plus en plus forte des temps professionnels et des temps privés modifie l’approche du temps de travail. Plusieurs visions du temps se côtoient :

        1 ) On peut considérer que le temps n’a pas d’importance, auquel cas on est dans une approche totalement libérale qui fait éclater la référence contractuelle. Seule la réalisation de l’objectif compte.

        2 ) On redéfinit le temps sur sa base contractuelle (statutaire) et on intègre le temps modifié, sans grignoter les droits acquis

        Pour le moment le numérique est le grand absent des réflexions, il reste au stade du déploiement des outils avec une analyse juridique « faiblarde » et une presque absence de réflexion des enjeux de socialisation de ceux ci.

        Dans ma réflexion j’essaie de regarder où sont les enjeux à venir. La métaphore de la perruque fait partie du début de mon analyse.Elle repose sur un ensemble d’éléments référencés (De Certeau, Broadbent, Casili, Stiegler, Vitali-Rosati, De Banvile, Parmelin etc) ce qui évite de m’inscrire dans des postures de déclarations péremptoires, ce qui rendrait effectivement l’analyse inutile 🙂

        Jpm

      • Serge FLEITH 22 septembre, 2012 à 11:14 #

        Bonjour Jean-Paul,
        Je suis le troisième barbu grisonnant qui a tenté vainement se participer à votre hangout avec Pascal.
        Il se trouve que dans la conversation que nous avons enfin pu établir aprés quelques aléas techniques rencontrés, j’en suis venu moi même à évoquer ce thème de ‘perruque’ et Pascal m’a parle un peu de votre débat.
        ceci m’a vivement encouragé à venir consulter votre blog et comme il correspond tout à fait aux types de sujets qui m’interessent (bien que j’exerce dans l’industrie et non pas l’enseignement) vous avez un nouveau lecteur.
        Je vous confirme a cette occasion que j’adhère tout à fait à votre métaphore de l’inversion de perruque et vais poursuivre ma lecture plus bas dans les posts de votre blog.
        J’ai noté déjà votre référence à Stiegler qui ne peut que stimuler mon intérêt.(Si c’est bien B.Stiegler)

        Cordialement.
        Serge F.

      • Jean-Paul Moiraud 22 septembre, 2012 à 11:22 #

        Bonjour Serge,

        Merci pour l’intérêt que vous portez à mes écrits. Certes mon propos est dédié aux questions d’enseignement mais il déborde ce cadre et peut s’appliquer à tous tes travailleurs du savoir (knowledge workers). Il me semble que l’intrusion du numerique pose des questions communes dans tous les secteurs, une forme d’invariance sociale.

        Il s’agit bien de B.Stiegler.

        Bien à vous

  2. Diry J-Charles 28 décembre, 2012 à 6:40 #

    En tout cas s’il est bien un aspect qui doit être revisité par « le politique » c’est bien celui du temps de travail de l’enseignant. Construire un système de rémunération et de calcul d’HSE ou d’HAS sur un temps hebdomadaire de travail normé (15, 18, 20, 25…) devient justement hors temps. Il est grand temps de repenser « ce fameux statut du professeur ». Mais est-ce une spécificité « éducation nationale »…?
    L’entreprise privée (et plus généralement les organisations) dans la cadre des contraintes et des exigences de productivité, de performance exige elle aussi, et notamment envers ses cadres, un « temps de travail hors les murs » qui devient de plus en plus conséquent. Le numérique facilitateur de travail à distance et donc assureur de continuité de la production et du traitement et de la diffusion de donnée a fait voler en éclat les traditionnels repères.
    Décidé, contractualisé, estimé, forfaitisé ou seulement induit par la pratique professionnelle, ce temps consacré au travail pour le compte de l’employeur (et il faudrait quand même mesurer si l’employé ni retrouve pas son compte quand même…) traduit bien, (et je rejoins Jean-Paul sur cet aspect l’aspect) la perméabilité des espaces professionnels et privés. Le travail du professeur en est d’ores et déjà changé dans le fond et la forme et l’enseignant qui n’aurait pas conscience se trouvera très rapidement en difficultés car sa pratique professorale perdra à terme (et pour ne pas dire à court terme) en efficacité.

    • Jean-Paul Moiraud 29 décembre, 2012 à 9:36 #

      Bonjour Jean-Charles,

      Tu as raison, je n’ai pas abordé les conséquences positives sur le travail des profs (je suis sûr par expérience qu’elles existent) mais ce n’était pas mon objectif réflexif.

      Lorsque j’évoque la question du temps à définir, j’ouvre un spectre large qui intègre, certes la rémunération mais pas seulement. Ce temps élastique qui structure le temps de travail dans les murs et hors les murs de la classe doit aussi être pensé hors le cadre pécuniaire.

      Il y a une dimension sociale forte dans cette réflexion parce que les enseignants ont besoin de voir leur travail reconnu. Cela passe par une réflexion large sur les signes sociaux qui peuvent être renvoyés par l’institution. Dans un article passé j’ai évoqué le temps aveugle des enseignants,celui qu’il faudra un jour valoriser.

      Il existe de nombreux leviers pour aider à cette « rémunération sociale » notamment le travail d’inspection. Là encore il faudra intégrer La notion de temps numérique, ce qui d’une certaine façon renverra à la définition du temps et de l’espace de la mission d’inspection. Un espace commentaire est peu approprié pour développer ce point, j’avais rédigé un article à ce sujet et intitulé « le temps aveugle des enseignants » (voir sur ce blog)

      Il faudrait aussi que les enseignants puissent disposer d’un temps réflexif pour faire le point sur leurs pratiques (en tout ceux qui en ont l’appétence). Ce serait un temps réellement profitable, pour les enseignants et l’institution. Dans la mesure où la réflexion sur le continuum lycée – université est lancé pourquoi ne pas l’étendre aux enseignants ?

      Voici quelques axes, qui seront mes réflexions pour 2013 si le temps me le permet …

      Bien à toi

      JPM

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