Monde virtuel et processus d’apprentissage

6 Jan

Voici plusieurs années que je me penche sur les questions d’apprentissage dans les mondes immersifs. J’ai abondamment circulé dans diverses solutions techniques ; second life, opensims et assemblive.

Les deux premières solutions permettent de développer des mondes très complexes, c’est à la fois une qualité et un défaut :

La qualité tient au champ des possibles qui est quasiment infini, on peut développer des mondes qui répondent aux scénarios les plus développés.

La faiblesse est consubstantielle à la qualité : la complexité. Il ne faut pas perdre de vue que l’objectif premier est la formation plus que la prise en main d’un outil. Nous avons pu jusqu’à ce jour mener des expériences parce que nous y consacrions une énergie considérable, que nous prenions le temps d’acculturer les enseignants et les étudiants. Cela prenait beaucoup de temps, beaucoup d’énergie.

Le temps des bilans est venu, si l’on veut développer une pédagogie instrumentée par les mondes immersifs, il faut s’appuyer sur des technologies qui demandent un effort cognitif minimum et une fondation logicielle réduite à sa plus simple expression (un clic sur une URL par exemple). N’oublions pas que notre objectif est de former à un champ disciplinaire complexe. Ajouter la complexité technologique à la complexité conceptuelle est contreproductive.

Il faut être efficace, dans le cas contraire c’est se condamner à travailler en silo avec des experts technologiques, les geeks. L’entresoi pédagogique n’a pas de sens de mon point de vue.

La solution Assemblive que je suis en train d’explorer à nouveau me paraît répondre à mes attentes de formation, un environnement 3D, souple, ne nécessitant pas d’installation de logiciel supplémentaire et complexe (je ne dis pas pour autant simple)

Voici le premiers tests de représentation d’un palais de justice qui pourraient préfigurer des scénarios de formation pour les juristes. Je reste accroché aux réflexions de mon champ professionnel mais il est évident que l’on peut le déborder aisément.

Le travail présenté ci-dessous sont les mises en usage des réflexions menées avec Gérald Delabre (†) et Jacques Rodet notamment sur le blog http://tutvirt.blogspot.com

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