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Notes de travail

21 Avr

Afin de continuer ma réflexion sur l’immersion dans des concepts, mes premières réflexions. Il n’y a pas de concept pour le moment. Du bricolage donc !

 

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Formations à la vidéo numérique et nouvelles compétences. Action !

3 Mar

S’achemine t-on vers l’organisation des Césars de l’éducation ? J’imagine l’heureux lauréat endimanché dans son costume de cérémonie déclarer qu’il ne serait rien sans sa famille, son IPR, son chef d’établissement, son directeur de labo, son président d’Université, ses étudiants, son équipe. Qu’il ne s’y attendait vraiment pas, mentionnant qu’il sera bref dans son discours « non préparé » de 30 minutes.

Scénario fiction ? assurément mais cela ne l’est pas complètement parce que les techniques du cinéma se sont petit à petit instillées dans notre profession. Une nouvelle compétence apparaît dans le monde éducatif, savoir dompter les techniques de l’écran. La transmission du cours reste, certes,  l’objectif principal pour permettre à nos élèves et étudiants d’apprendre. Nous devons cependant aussi instrumenter notre travail  en adoptant des automatismes d’autres disciplines, la vidéo en fait partie. Il est donc entendu que l’enseignement est inscrit dans la pluridisciplinarité. La pédagogie Vs les techniques de l’actor’s studio ? Probablement pas mais ne négligeons pas les compétences que nous devons (devrons) acquérir.

Une vidéo pédagogique est un acte complexe pour plusieurs raisons :

Tous les enseignants ne disposent pas d’un studio adapté aux enregistrements. Ce luxe dont sont dotés les universités (en tout cas la mienne) renvoie aux nombreuses vidéos réalisées à la maison ou dans son bureau. Il faut dans tous les cas scénariser sa vidéo c’est-à-dire :

  • Écrire son texte ;
  • L’exprimer en vidéo, ce qui signifie aller au-delà de la simple lecture ;
  • Professionnaliser le champ de vision notamment lorsque l’on est à domicile. Il s’agit de passer de l’espace personnel au cadrage scénarisé du professionnel ;
  • Gérer la fluidité du son afin de rendre, a minima, audible et a maxima intéressant le propos ;
  • Gérer l’éclairage. Si le halo de lumière, l’ombre est un thématique platonicienne intéressante, elle peut se révéler catastrophique dans une vidéo pédagogique. Comment gérer l’éclairage pour ne pas être sur-exposé ou trop souvent sous exposé ?
  • Il sera question d’image de soi aussi, j’imagine assez aisément que l’on ait pas envie de renvoyer une image trop terne à ses étudiants. Faut-il une touche de maquillage ? Quid des lunettes qui reflètent la lumière de l’écran ? La barbe de trois jours où le rasage de près ? Un vêtement qui s’accorde avec l’arrière plan…

Le paradigme de l’enseignement change de l’intime de la classe (amphi) à l’exposition du web le passage est rude. Ne devenons pas les Mary Pikford, Gloria Swanson ou autres Lillian Gish de la pédagogie.

Un ensemble de question auxquelles nous n’avons à ce jour peu de réponses. Mon expérience professionnelle est parfois faite de réussite, en matière vidéo j’ai plutôt des expériences décevantes voire piètres. Je n’ai aucune formation en techniques vidéos quand tout mon métier m’oriente vers ces techniques. Il faut que nous engagions cette réflexion sur les nouveaux contours du métier et les compétences à acquérir. Le chantier est immense, l’objectif étant de passer doucement du bricolage aux pratiques assurées.

La perruque inversée comme métaphore de la structure du temps de travail enseignant

19 Déc

Dans les colonnes de ce blog je mène une réflexion sur les enjeux du numérique dans un contexte pédagogique. Les analyses qui me sont données de lire se concentrent très généralement sur les conséquences de l’introduction des processus numérisés sur les dispositifs d’apprentissage. La plupart des auteurs s’accordent pour constater que le numérique fait voler en éclat les murs de la classe en abolissant les contours traditionnels de l’espace éducatif. J’ai pris part à ces analyses en développant le concept de scénario de pédagogie embarquée (1) Je voudrais porter mon attention sur le travail des enseignants à l’heure du numérique notamment dans les phases de préparation et dans les temps d’acculturation.

De très nombreux enseignants lancent des expérimentations dans leurs classes, par conviction personnelle du potentiel pédagogique des fonctionnalités des outils numériques ou dans le cadre d’expérimentations institutionnelles. Les analyses, les retours d’expériences foisonnent, ils font l’objet de séminaires et colloques. On peut constater, en observant attentivement cette communauté active, que c’est l’enthousiasme qui domine. L’ensemble de ces usages, la littérature publiée par la recherche semble démontrer que nous sommes à un moment de basculement, l’école traditionnelle s’efface et explore de nouveaux espaces en friche.

La réflexion pédagogique avance mais … les champs connexes (L’analyse institutionnelle, les conditions de travail, la réglementation …) sont les grands absents. L’enthousiasme technico-pédagogique des praticiens de terrain brouille l’analyse sur l’organisation du système. Réintroduire le champ de la pensée politique dans la conception du savoir est une des fonctions de la cité. L’agora, alors même qu’il n’a jamais été aussi large, est paradoxalement en panne d’activité.

J’ai depuis quelques années initié une réflexion sur le bricolage pédagogique (2) ce travail m’a permis d’explorer diverses pistes et notamment celle de la perruque.

« Historiquement c’ est une pratique provenant du monde industriel né au 19ème siècle. Les ouvriers détournaient leur temps de travail contractuel (caractérisé par la rentabilité) pour créer des biens en utilisant des rebuts industriels. Étienne De Banville dans son ouvrage (3) donne la définition suivante : « Fabriquer sur son lieux de travail, avec les équipements et les ressources de l’entreprise, sur le temps normal de travail, un objet hors marché, non prescrit par la hiérarchie.« 

« Michel De Certeau dans son ouvrage intitulé  » art de faire » aborde la perruque comme une pratique de subvertion.

La réflexion que je voudrais introduire ici, consiste à déterminer si on peut parler de perruque dans une économie de l’immatériel ? La pratique de la perruque existe t- elle dans le métiers de l’enseignement ? Ne se trouve t-on pas dans un système qui inverserait ce principe ( la perruque inversée) ? Ce qui m’engage à tenir la propos provocant suivant – Serait-on passé de la subversion à la soumission ?

Si l’on applique la définition d ‘Étienne de Banville au métier d’enseignant, il est évident que la perruque n’a pas sa place. Les enseignants ne fabriquent pas des objets, peuvent difficilement utiliser les ressources de l’entreprise et ont un rapport à l’espace de travail qui ne se réduit pas à un lieu unique.

La perruque entendue au sens industriel du terme ne s’applique pas aux métiers de l’enseignement, cela signifie t-il qu’elle est absente des pratiques enseignantes ?

Il faut revisiter le concept de perruque dans le cadre d’une économie de l’immatériel. Le métier d’enseignant s’est profondément transformé, on ne plus le réduire au seul acte de transmission d’un savoir académique dans un dispositif frontal. La professionnalité se construit désormais autour de nouvelles compétences et de nouvelles attitudes. Certes les enseignants continuent à transmettre des connaissances mais dans au sein d’espaces revisités. La présence du numérique a modifié l’approche globale du métier. À la transmission simple du savoir, les enseignants ont ajouté à leur registre professionnel leur capacité à devenir les concepteurs et éditeurs de leurs propres contenus (5)

Cette lente mais inexorable conversion invite les enseignants à s’acculturer dans les champs de la pédagogie numérique, à développer de nouvelles habitudes de collaboration et de coopération. Cette montée en compétences est un processus long et complexe à la fois fruit d’une démarche individuelle et d’un engagement collectif. La révolution copernicienne s’accomplit dans des temps et des espaces statutairement stables. Je vais tenter de démontrer en quoi le temps n’est pas subverti par les enseignants (comme le faisaient les ouvriers) mais qu’à l’inverse on se retrouve dans un processus de perruque inversée. J’ose évoquer la notion de temps soumis.

Michel Serres dans une conférence (6) dit que « Changer d’espace c’est 1) changer de droit, 2) changer de politique, et si nous avons changé d’espace alors il faut en conclure peut être que nous sommes dans un espace de non droit. Il est vrai en effet que la toile ou que la plupart des espaces pour lequel vous travaillez sont des espaces de non droit. il est impossible d’une certaine manière d’appliquer le droit de l’extérieur d’un autre espace espace sur cet espace là « . Le droit s’est effectivement encore peu emparé des transformations éducatives. L’espace numérique hors les murs est assimilé à l’ espaces dans les murs, or il est spécifique. Il ne s’agit pas ici de m’engager dans une analyse dichotomique consistant à affirmer que le concept d’espace-temps n’est pas régulé. L’institution cadre juridiquement le temps et l’espace numérique mais plutôt en tenant compte des espaces anciens.

Prenons un exemple pour illustrer mon propos.

Les établissements scolaires sont désarmés face à l’intrusion des téléphones portables et autres smartphones. L’hyper-connexion permet à tout membre de la communauté éducative de faire entrer son espace de vie privée dans l’espace de la vie professionnelle. Les technologies mobiles court-circuitent les balisages institutionnels. En raison de ce constat d’une forte porosité entre la vie publique et la vie privée, les règlements intérieurs des établissements insèrent progressivement l’interdiction des portables dans l’enceinte scolaire. L’outil réglementaire est mobilisé pour définir quels sont les espaces numériques acceptables et ceux qui ne le sont pas dans un temps déterminé. Chaque établissement prévoit de faire lire et signer aux élèves et aux enseignants et une chartes d’accès aux réseaux dans une démarche bien sentie de régulation des pratiques des membres de la communauté scolaire.

La question de la porosité du privé vers le public doit renvoyer par raisonnement a contrario à la porosité de l’espace public vers l’espace privé. Comment le droit gère t-il le temps de travail numérique à la maison ? Sait-il le gérer ?

Le temps de travail est cadré par les statuts des enseignants (24 heures pour les professeurs des écoles, 15 heures pour les agrégés, 18 heures pour les certifiés dans le secondaire et 128 heures de cours ou 192 heures de travaux dirigés ou pratiques pour les enseignants chercheurs). Ce temps réglementé correspond à l’organisation pré-digitale, il a encore sa pertinence mais il ne permet plus de tenir compte de l’existence des nouveaux espaces.

Revenons à notre questionnement principal, la perruque et le métier de « prof. » Le temps de préparation numérique (le temps d’acculturation) est un vrai temps productif que les enseignants mettent à profit pour diffuser, mutualiser leurs productions via des procédés de collaboration. Ce temps productif n’est pas encore qualifié par les textes, il est confiné dans une zone grise qu’il conviendra d’identifier. Cette activité s’opère, la plupart du temps avec le matériel informatique et la connexion personnels, avec des consommables financés sur fonds propres. Dans un ancien billet je qualifiais ce temps d’aveugle (7). Là où les ouvriers utilisaient leur temps de travail pour se livrer à une activité personnelle, les « knowledge workers » (8) se retrouvent dans une situation inédite de perruque inversée. Ils donnent de leurs temps à leur employeur en fournissant des productions élaborées dans des espaces-temps non normés. Le modèle nouveau est encore largement à inventer, faire table rase des organisations anciennes serait contreproductive (revoir les 15 heures, 18 heures). Il s’agit de trouver des équilibres subtils consistant à reconnaître ce temps encore aveugle. On peut imaginer la création de nouveaux métiers comme tuteur en ligne, comme concepteur, scénariste…. intégrer dans le service des enseignants un temps numérique (et non plus comme un supplément aux services classiques). Au final les propos qui viennent d’être tenus dans cette colonne sont des questions de légitimité légale du temps et des espaces. Qui osera prendre la responsabilité politique de légitimer ce temps ?

Il me semble que cette situation mérite un débat large entre les divers acteurs de la sphère éducative., j’espère que les colonnes de ce blog peuvent servir de lieu de débat sur ce point extrêmement complexe.

NB : j’ai essentiellement évoqué l’aspect institutionnel dans mon argumentaire pour rester dans la cadre de la thématique centrale de la perruque. Le travail dans les nouveaux espaces et les temps revisités ont des effets induits (reconnaissance du travail par des communautés de pratique, enrichissement réflexif …

Un billet de blog est un processus continu – Annotation après rédaction du billet

À propos du temps de travail chez Google – Lien

La règle des 20 %

« Il attire vers Google de jeunes diplômés qui souhaitent conserver une part d’autonomie (quoi de plus sympathique qu’une entreprise qui s’engage à vous laisser 20 % de votre temps pour développer vos propres projets ?) mais aussi des passionnés qui travaillent dans le monde de l’Open Source et qui souhaitent profiter de cette possibilité pour poursuivre leurs projets (et, éventuellement, le « vendre » chez Google). Exemple de ces passionnés que ces 20 % attirent chez Google : Mike Pinkerton, l’un des principaux développeurs de Camino, que beaucoup considèrent comme le meilleur navigateur pour Mac. Voici ce qu’il disait sur son blog alors qu’il venait d’apprendre qu’il avait été recruté : « Qu’est-ce que cela signifie pour Camino ? La réponse : seulement de bonnes choses. Souvenez-vous que les employés de Google peuvent consacrer 20 % de leur temps à des projets personnels. J’occuperai une partie de ce temps à aider la communauté Mac au sein de Google, mais l’essentiel sera consacré à Camino. C’est vrai, je vais être (indirectement) payé pour le développer. Cela devait m’aider à développer plus rapidement la prochaine version. »

Mon propos ne consiste pas à prêcher le même système à l’éducation nationale mais de montrer que la réflexion sur le temps de formation personnel n’est pas du seul domaine de la démarche réflexive mais est opérationnalisé par des structures.

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(1) Les scénarios de pédagogie embarquée http://eductice.ens-lyon.fr/EducTice/recherche/scenario/spe
(3) L’usine en douce, le travail en perruque, mémoires du travail, l’Harmattan (2001), citation page 108
(6) Les nouvelles technologies, révolution culturelle et cognitive,Forum Inria, 40 ans, Lille décembre, 2007.http://www.youtube.com/watch?v=sU43ohjNUXI
(7) Le temps aveugle des enseignants. Jean-Paul Moiraud https://moiraudjp.wordpress.com/2011/07/08/temps-aveugle-des-enseignants/ (2011)
(8) Qui sont les travailleurs du savoir ? sciences humaines – Février 2005 N° 157

Bricolage – Quelques réflexions

6 Juin

Tête de taureau- Picasso – Paris, printemps 1942 – Musée national Picasso

Article en rapport

« Ce type bricole » de quelle façon doit-on analyser cette remarque ? Pense t-on que cet individu est un velléitaire, un « glandeur », un « branleur », celui qui s’arrange pour en faire le moins possible ? Au contraire pense t-on, à la façon de Levi Strauss, qu’il est celui qui s’arrange avec les moyens du bord pour mener à bien son projet, celui qui conçoit des outils à la mesure de l’ouvrage envisagé ?

Si l’on a résolu cette question, sait-on s’il est issu du monde l’industrie où l’on fabrique des objets tangibles, s’agit-il d’un enseignant qui cherche à construire les apprentissages de ses élèves ou bien encore un artiste-artisan ?

Cherche t-il à bricoler parce que la réussite de son entreprise est son objectif ou bien parce qu’il cherche de façon plus ou moins consciente à subvertir son milieu ? La réponse pourrait être cartésienne, tranchée, nette … Malheureusement (heureusement ?) la réponse est complexe, il n’y a pas de bricolage, il y a des bricoleurs.

Suis je un bricoleur ? C’est fort possible ! Cerner le métier d’enseignant c’est chercher à comprendre ce qu’est le bricolage, notion élaborée à la fois dans les forêts du Brésil et dans les usines industrielles de la révolution du même nom. « C’est quoi un prof qui bricole ? » dira le quidam, « C’est quoi ce prof qui bricole » dira le parent d’élève inquiet. Bricoler est un verbe obscur qui inquiète. Peut-on bricoler l’immatériel ?

C’est inquiétant un prof qui revendique son attachement au  bricolage, il dit haut et fort qu’il tâtonne, qu’il cherche, quand la société donne de lui l’image de celui qui sait, qui organise, qui programme (d’ailleurs il doit respecter le programme !). Serait-il la machine à ne pas douter, l’instrument d’un système huilé ?

J’ai donc essayé, au gré de mes recherches, de cerner cette nébuleuse. J’ai bricolé (je continue de bricoler) un article fait de bribes de références, une forme de collage à la Breton pour m’aider à comprendre ce que je fais (ou de m’y perdre définitivement), ce que je ne fais pas aussi. Un travail commencé sans le savoir en côtoyant mes premiers élèves, poursuivi en (re)découvrant (assez tardivement) Claude Levi Strauss, formalisé (paradoxe) en intégrant l’INRP et poursuivi depuis.

Voici mes collages, ils ne respectent pas un véritable ordre, si ce n’est celui du hasard programmé de mes lectures.

Le bricolage ou des bricoleurs ?

L’in[génie1]osité littéraire au service du bricolage …   La référence sur le concept de bricolage est bien évidemment Claude Levi Strauss dans le passage fameux de la pensée sauvage : La pensée sauvage

«Une forme d’activité subsiste parmi nous qui, sur le plan technique, permet assez bien de concevoir ce que, sur le plan de la spéculation, put être une science que nous préférons appeler première plutôt que primitive : c’est celle communément désignée par le terme de bricolage. Dans son sens ancien, le verbe « bricoler » s’applique au jeu de balle et de billard, à la chasse et à l’équitation, mais toujours pour évoquer un mouvement incident: celui de la balle qui rebondit, du chien qui divague, du cheval qui s’écarte de la ligne droite pour éviter un obstacle. Et, de nos jours, le bricoleur reste celui qui œuvre de ses mains, en utilisant des moyens détournés par comparaison avec ceux de l’homme de l’art. /…/ Le bricoleur est apte à exécuter un grand nombre de tâches diversifiées ; mais, à la différence de l’ingénieur, il ne subordonne pas chacune d’elles à l’obtention de matières premières et d’outils conçus et procurés à la mesure de son projet: son univers instrumental est clos, et la règle de son jeu est de toujours s’arranger avec les « moyens du bord », c’est-à-dire un ensemble à chaque instant fini d’outils et de matériaux, hétéroclites au surplus, parce que la composition de l’ensemble n’est pas en rapport avec le projet du moment, ni d’ailleurs avec aucun projet particulier, mais est le résultat contingent de toutes les occasions qui se sont présentées de renouveler ou d’enrichir le stock, ou de l’entretenir avec les résidus de constructions et de destructions antérieures. L’ensemble des moyens du bricoleur n’est donc pas définissable par un projet (ce qui  supposerait d’ailleurs, comme chez l’ingénieur, l’existence d’autant d’ensembles instrumentaux que de genres de projets, au moins en théorie) ; il se définit seulement par son instrumentalité, autrement dit, et pour employer le langage même du bricoleur, parce que les éléments sont recueillis ou conservés en vertu du principe que « ça peut toujours servir ». De tels éléments sont donc à demi particularisés : suffisamment pour que le bricoleur n’ait pas besoin de l’équipement et du savoir de tous les corps d’état, mais pas assez pour que chaque élément soit astreint à un emploi précis et déterminé. Chaque élément représente un ensemble de relations, à la fois concrètes et virtuelles ; ce sont des opérateurs, mais utilisables en vue d’opérations quelconques au sein d’un type. /…/ l’exemple du bricoleur. Regardons-le à l’œuvre : excité par son projet, sa première démarche pratique est pourtant rétrospective il doit se retourner vers un ensemble déjà constitué, formé d’outils et de matériaux ; en faire, ou en refaire, l’inventaire enfin et surtout, engager avec lui une sorte de dialogue, pour répertorier, avant de choisir entre elles, les réponses possibles que l’ensemble peut offrir au problème qu’il lui pose. Tous ces objets hétéroclites qui constituent son trésor, il les interroge pour comprendre ce que chacun d’eux pourrait « signifier », contribuant ainsi à définir un ensemble à réaliser, mais qui ne différera finalement de l’ensemble instrumental que par la disposition interne des parties. Ce cube de chêne peut être cale pour remédier à l’insuffisance d’une planche de sapin, ou bien socle, ce qui permettrait de mettre en valeur le grain et le poli du vieux bois. Dans un cas il sera étendu, dans l’autre matière. Mais ces possibilités demeurent toujours limitées par l’histoire particulière de chaque pièce, et par ce qui subsiste en elle de prédéterminé, dû à l’usage originel pour lequel elle a été conçue, ou par les adaptations qu’elle a subies en vue d’autres emplois. /…/ les éléments que collectionne et utilise le bricoleur sont « précontraints ». D’autre part, la décision dépend de la possibilité de permuter un autre élément dans la fonction vacante, si bien que chaque choix entraînera une réorganisation complète de la structure, qui ne sera jamais telle que celle vaguement rêvée, ni que telle autre, qui aurait pu lui être préférée. /…/ Sans jamais remplir son projet, le bricoleur y met toujours quelque chose de soi.» Claude Levi Strauss (1962) – La pensée sauvage – Agora

Extrait d’un texte que j’ai rédigé en 2011

Certains enseignants en parallèle aux outils institutionnels développent des environnements personnels que la recherche qualifie de PLE (personal learning environment).

«This paper will not answer all the questions. Instead we seek to explore some of the ideas behind the Personal Learning Environment and consider why PLEs might be useful or indeed central to learning in the future. Of course this is not so much a technical question but an educational one, although changing technologies are a key driver in educational change. The paper will start by looking at the changing face of education and go on to consider the different ways the so called ‘net generation’ is using technology for learning. We will go on to examine some of the issues around Personal Learning Environments and the emergent trends in the way PLEs are being introduced.» – Ubiquitous computing. The term ubiquitous computing refers to two technological developments. The first is the growing ubiquitous nature of internet connectivity with the development of wireless and GSM networks, as well as the spread of broadband, resulting in connectivity becoming available almost everywhere in the future. It is also expected that devices will be able to search for and seamlessly switch to utilise available networks. The second and associated use of the term is for the many different devices now able to access the internet, including mobile communication devices such as PDAs but also household appliances and industrial and electronic tools and machinery.» Graham Attwell1 (2007) – Elearning paper

On pourrait qualifier cette démarche comme une expression du bricolage au sens où Levi Strauss l’entend dans la pensée sauvage  («répondre à des besoins immédiats pour une personne à l’univers instrumental clos»)

On parle aussi d’Edupunk «L’Edupunk est une méthode d’enseignement et d’apprentissage. Cette méthode se définit comme une approche de l’enseignement qui évite les outils traditionnels tels que powerPoint et le tableau noir, et vise plutôt à amener l’attitude rebelle et le comportement Do It Yourself des groupes punks des années 70, au sein même de la classe.» – Wikipédia

J’ai tenté de qualifier cette démarche par cette définition «utiliser des solutions hétérogènes au service d’un projet homogène» (2009) – Liège.

Deux exemples dans la littérature peuvent servir d’appui pour illustrer ce propos :

Le cas de l’ouvrier Demarcy à l’usine Citroën

Après les évènements de 68, Robert Linhart intègre l’usine Citroën et les chaines de montage de 2 CV. Il y décrit un ouvrier, Demarty, chargé de «décabosser» les ailes. Pour accomplir sa tâche, il a, au fil du temps construit un établi …

«Le plus étonnant, c’est son établi. Un engin indéfinissable, fait de morceaux de ferraille et de tiges, de supports hétéroclites, d’étaux improvisés pour caler les pièces, avec des trous partout et une allure d’instabilité inquiétante. Ce n’est qu’une  apparence. Jamais l’établi ne l’a trahi ni ne s’est effondré. Et, quand on le regarde travailler pendant un temps assez long, on comprend que toutes les apparentes  imperfections de l’établi ont leur utilité : par cette fente, il peut glisser un instrument qui servira à caler une partie cachée ; par ce trou, il passera la tige d’une soudure difficile» – L’établi de Robert Lihnart (1978)

Le cas de Monsieur Quignon à la poste

Fabienne Hanique analyse les stratégies de la modernisation de l’entreprise La Poste. Elle s’attache à conduire «la modernisation des agents», pour transformer les postiers en «acteurs associés au changement».

Dans ses observations, elle analyse le cas de Monsieur Quignon, un vieux monsieur qui vient quotidiennement au bureau de poste pour vérifier l’état de son compte postal. Tous les agents savent que Monsieur Quignon ne perçoit que deux fois par mois sa maigre pension, le reste du temps le compte est vide. Les impératifs de rentabilité imposeraient de consacrer le minimum de temps à ce client. Pourtant… à l’encontre des règles managériales qui recommandent une distance avec le client, une rentabilité et une rapidité de l’opération, les guichetiers s’occupent de Monsieur Quignon, lui consacrent du temps. Ils prennent le temps de vérifier chaque jour son compte postal, ils lui adressent un mot gentil même si le résultat est connu d’avance. Les guichetiers ont bricolé la règle, ils l’ont adapté en fonction des besoins locaux.

«La conduite qu’avait initialement adopté Annie n’était en rien critiquable au regard des procédutres et des règles de l’efficacité managériale qui commandent notamment de diminuer le temps d’attente des clients et d’améliorer le temps de traitement et d’améliorer le temps de traitement des opérations. L’échange de regards avec les deux «anciens» l’a pourtant amenée à renoncer à cette posture pour se ranger aux «règles» locales de cette microsociété.

Les enjeux sous-jacents sont importants pour l’ensemble des protagonistes / Pour Micheline t Jackie, il convient de vérifier qu’en la présence d’Annie, on peut travailler, c’est-à-dire non seulement mobiliser la réglementation et les procédures, mais aussi cette jurisprudence spécifique, véritables présupposés sociaux de l’activité personnelle, qui constitue le «genre de la maison». Libre à Annie de s’y plier ou pas … mais ne pas s’y résoudre peut être coûteux. Cela reviendrait à l’isoler et, du même coup, à la priver de la possibilité de mobiliser le collectif pour faire face à des situations que la réglementation prescrite seule ne peut plus suffire à affonter. Elle serait alors conduite, pour faire face à des situations codifiées, à produire des «inventions» ou des «bricolages» que l’absence de validation du collectif renverrait au rang de transgressions.» – Le sens du travail – Fabienne Hanique (2002) – éres

Christophe Dejours et le travail vivant

Christophe Dejours qui est « un psychiatre et psychanalyste français et le fondateur de la psychodynamique du travail » (source wikipédia) a écrit un ouvrage intitulé le travail vivant (Tome 1 sexualité et travail – Tome 2 travail et émancipation). Dans le tome 2 il traite dans le chapitre IV des « limites axiologiques de la coopération et la question du renoncement« .

Il dit : « Quelle que soit la vectorisation politique de la coopération, l’implication individuelle dans l’activité déontique constitue une prise de risque personnellle (révéler les « tricheries » et risquer d’être sanctionné, ou plus trivialement de se faire voler ses trouvailles (enjeu stratégique), voire de devoir se justifier publiquement de ses écarts par rapport aux prescriptions. Si la plupart des travailleurs se prêtent pourtant à cette épreuve, c’est parce qu’en échange de la contribution substantielle qu’ils apportent ainsi à l’organisation du travail (en élaborant collectivement des réponses ajustées au décalage entre l’organisation prescrite – la coordination – et l’organisation effective – La coopération – ils attendent une rétribution qui revêt la forme cardinale de la reconnaissance » Travail vivant – travail et émancipation – Page 124  petite bibliothèque Payot

On retrouve ici cette idée que les individus peuvent avoir besoin de  bricoler la norme sociale, ce que l’on retrouve dans l’exemple de M Quigon ou collectivement les agents de la poste oscillent entre la norme prescrite par la poste et l’organisation effective des postiers pour assurer le dialogue avec M Quignon.

Michel De Certeau et la perruque

Dans son ouvrage l’invention du quotidien M. De Ceretau évoque la notion de Perruque dans le monde ouvrier. C’est le temps qui est détourné par les ouvriers pour fabriquer des objets personnels. Subversion du temps normé à des fins personnelles. Le film de Jean Rian « l’éloge de la perruque » donne un merveilleux exemple de ce qu’est le bricolage.

« C’est la cas de la perruque. Ce phénomène se généralise partout, même si les cadres le pénalisent ou « ferment les yeux » pour n’en rien savoir. Accusé de voler, de récupérer du matériel à son profit et d’utiliser les machines pour son compte, le travailleur qui « fait la perruque » soustrait à l’usine du temps (plutot que des biens, car il n’utilise que des restes) en vue d’un travail libre, créatif et précisément sans profit. Sur les lieux mêmes où règne la machine qu’il dit servir, il ruse pour le plaisir d’inventer des produits gratuits destinés seulement à signifier par son oeuvre un savoir faire propre et à répondre par une dépense à des solidaritésoucrières ou familiales » Michel de Certeau – L’invention du quotidien &. arts de faire – Folio essais page 45.

Picasso

« Ce n’est pas mal, hein ? Ça me plait. Voilà ce qu’il faudrait faire : Je jetterais le taureau par la fenêtre. Les gosses qui jouent en bas le ramasseraient. Un gosse n’aurait pas de selle, pas de guidon. Il complèterait son vélo. Quand je descendrais, le taureau serait redevenu un vélo. La peinture n’est pas faite pour le salon des gens ! »

« Un jour je prends la selle et le guidon, je les mets l’un sur l’autre, je fais une tête de taureau. C’est très bien. Mais ce qu’il aurait fallu tout de suite après, c’est jeter la tête de taureau. La jeter dans la rue, dans le ruisseau, n’importe où, mais la jeter. Alors il passe un ouvrier. Il la ramasse. Et il trouve que peut-être avec cette tête de taureau, il pourrait faire une selle et un guidon de vélo. Et il le fait… Ça aurait été magnifique. C’est le don de la métamorphose. » (Picasso, cité in Hélène Parmelin, Picasso dit… 90)

Stefana Broadbent évoque les stratégie des familles éclatées (géographiquement), des familles migrantes ou transnationales qui utilisent Skype pour communiquer. « Ce n’est pas une technologie qui est venue du haut mais les gens bricolent. Ils bricolent avec une moche petite webcam, un écouteur, ils soulèvent leur ordinateur portable pour montrer la neige dehors. Une personne nous racontait qu’elle montrait la neige à une personne en Thaïlande qu’elle n’avait jamais vu. Quelqu’un d’autre montre sa tenue et c’est vraiment bricolé mais c’est bricolé parce que derrière il y a un potentiel de partage avec des personnes lointaines qui est très fort.  » (résumé) « une personne étudie la façon dont les mères philippines laissent leurs enfants, comment on fait du maternage à distance, les enfants sont laissés au grand parents pendant des années. Ce n’est pas que beau mais c’est très fort » Entrevue avec Stefana Broadbent sur France Culture extrait à partir de la 45 ème minute

Michel Gondry et le cinéma

L’imagination est au pouvoir, le subterfuge, la ruse, le bricolage sont régulièrement convoqués au rendez-vous de l’enseignement et de l’apprentissage instrumentés par le numérique. Est ce une façon de lutter contre le sentiment d’être un simple consommateur de la chose du savoir, un répétiteur technicien ? Michel Gondry en  donne une belle illustration par son film « Be kind, rewind« . Que dit ce film ? :

Après avoir démagnétisé les cassettes vidéos d’un ciné club dont ils avaient la garde, les deux protagonistes (Jack Black et Mos Def)  reconstituent les grands standards du cinéma avec des moyens de bric et de broc. Ces films « suédés » (bricolés) rencontrent, contre toute attente, un grand succès auprès du public. Isabelle Régnier journaliste au monde définit ainsi ce film « […] prône la bricole contre la standardisation aseptisée, la transmission contre la déculturation mondialisée. Célébration de l’enfance et de ses puissances créatrices, il est, de tous les films de son auteur, celui qui s’abandonne le plus librement à la croyance dans le cinéma ». Isabelle Régnier, Le Monde, 5 mars 2008 in Michel Gondry, l’usine des films amateurs – Rétrospective, carte blanche. Centre Pompidou (3)

Philippe Perrenoud

Les enseignants bricolent, ce qui ne signifie pas qu’ils font n’importe quoi et qu’ils ne font que cela. Le bricolage n’est pas antinomique avec la planification, la préparation, la référence à des théories éducatives. C’est ce que rappelle Philippe Perrenoud dans son article intitulé « La pratique pédagogique entre l’improvisation réglée et le bricolage » (4).

Ils bricolent, ce qui ne signifie pas qu’ils font n’importe quoi et qu’ils ne font que cela. Le bricolage n’est pas antinomique avec la planification, la préparation, la référence à des théories éducatives. C’est ce que rappelle Philippe Perrenoud dans son article intitulé « La pratique pédagogique entre l’improvisation réglée et le bricolage » (5).

La perruque

Dans les entreprises industrielles les ouvriers pratiquaient la perruque, c’est-à-dire utiliser le temps de travail pour fabriquer des objets à base des rebuts de l’atelier. Il existe une littérature abondante à ce sujet, des vidéos aussi. Voici quelques vidéos glanées au cours de mes recherches.

Un film de Jean Rian

Le bricolage a toute sa place dans les dispositifs d’enseignement, puisqu’il contribue à inventer des usages. Comment le prendre en compte dans une mission d’évaluation, comment l’identifier parmi la masse d’informations du web ?

Une vidéo de Bruno Dumont et Marie  De Banville à propos de la perruque

L’institution bricole t’elle ? C’est ce que semble penser la FSU. On a ici une vision négative du bricolage, l’idée d’une impréparation, d’une action dans l’urgence. Le terme bricolage est inséré dans l’article mais il mériterait une analyse plus poussée pour connaître le sens profond du discours. Il est difficile de comprendre si l’affirmation relève d’une citation précise des travaux des chercheurs (ou la notion de bricolage apparaît),d’une synthèse alimentant une position syndicale ou d’une position conclusive de la FSU s’appuyant sur une somme de recherches (27/07/2012 à vérifier)

« Les résultats d’un tel travail de recherche, comme ceux de l’enquête menée par C. Hélou et F. Lantheaume (2), corroborent l’idée que les défis du métier sont tels aujourd’hui que les réponses individuelles ou les bricolages institutionnels n’y suffiront pas pour les relever. La question du collectif de travail, qui ne peut se confondre avec l’exhortation vague d’un « travail en équipe » où se déploierait les bonnes pratiques impulsées par une nouvelle hiérarchie intermédiaire, doit être aujourd’hui portée comme un enjeu essentiel par la réflexion syndicale. » Source in La crise du travail enseignant Intervention SNES au colloque Collège (2011)

L’institution pense qu’elle bricole dans certains cas.

Dans le rapport de l’inspection générale intitulé « Les composantes de l’activité professionnelle des enseignants outre l’enseignement dans les classes » Rapport n°2012-070 – Juillet 2012 à propos des promotions des enseignants il est dit « Inspecteurs et équipes de direction ont mis l’accent sur la nécessité de mieux reconnaître les enseignants engagés. Malgré l’effort non négligeable de la promotion à l’ancienneté, au choix ou au grand choix, il leur semble que les moyens dont ils disposent sont insuffisants et relèvent par trop d’un « bricolage » » Page 93 du rapport.

Il s’agit ici d’un constat de difficulté et le mot bricolage est aussi exprimé sous son angle négatif. À défaut de cadrage légal les acteurs de terrains adaptent la règle (on se retrouve dans une situation proche de celle décrite par Fabienne Hanique)

——————- Génie au sens de la science ds ingénieurs Yves CLOT, Le travail à cœur, la Découverte 2010, page 60 et C. HELOU, F. LANTHEAUME, La souffrance des enseignants. Pour une sociologie pragmatique du travail enseignants, PUF, 2009 (3) « Be kind, rewind » Michel Gondry (2008) http://www.centrepompidou.fr/documentation/Michel_gondry.pdf (4) « La pratique pédagogique entre l’improvisation réglée et le bricolage », Philippe Perrenoud, 1983 http://www.unige.ch/fapse/SSE/teachers/perrenoud/php_main/php_1983/1983_01.html

Bricolage sur l’établi …

25 Sep

…  le web 2.0 est-il un établi pédagogique ?

J’ai souvent évoqué dans ce blog la notion de bricolage pédagogique en citant Claude Levi Strauss dans la pensée sauvage – Agora (1962). Le livre de Robert Linhart « L’établi » – Éditions de minuit (1978) donne  aussi un éclairage  intéressant sur cette notion. Robert Linhart très engagé dans le mouvement de 68 a décidé d’aller travailler dans les usines Citroën sur les chaines de montages des 2CV (il s’établit). Dans un passage, il décrit un ouvrier, Demarcy. Il a organisé son poste de travail (son établi). Il est constitué de bric et de broc, il sert à  « décabosser » les ailes de voitures abimées. Demarcy a  su, avec le temps, construire un outil qui réponde à ses besoins, un outil construit au fil du temps, ne répondant pas à des critères scientifiques, mais efficace. La suite du passage, cité ci-dessous, est consacré à la visite des techniciens de l’OST (organisation scientifique du travail) qui mettent de côté l’établi. L’auteur décrit ensuite la détresse de Demarcy qui ne se reconnaît plus dans ce système centralisé et organisé rationnellement.

Une belle métaphore pour comprendre les enjeux de l’introduction du numérique dans les processus d’apprentissage, les rapports entre le PLE et les ENT. L’introduction des outils du web 2.0 qui ne sont pas spécialement conçus pour la pédagogie mais qui, bricolés par les enseignants le deviennent. Il me semble que le web 2.0 est une sorte d’établi numérique, les enseignants inventent sans cesse « des méthodes inédites » que dira l’OST pédagogique ?

C’est un excellent passage pour expliquer les enjeux du bricolage

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