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Homme (enseignants) et machines

5 Mar

Depuis l’apparition par effraction du numérique dans notre environnement professionnel nous lisons des articles, nous organisons des colloques, mois débattons sur la place de la machine. Sont ce les machines qui sont centrales et qui doivent être l’entrée réflexives, sont ce leurs fonctionnalités ?

Scénarisons d’abord. Identifions les fonctionnalités pédagogiques pour répondre aux  besoins identifiés puis sélectionnons l’outil disent les uns. Explorons le nouvel outil, bidouillons, bricolons avec nos élèves, étudiants et stagiaires disent les autres puis nous en tirerons des conclusions.

Il est vrai que la puissance des technologies numériques s’est immiscée dans tous les compartiments de la formation (initiale et continue), dans le management et dans la vie sociale.

La transformation est telle qu’elle a stimulé des pans entiers de la recherche, qu’elle a interrogé  les pédagogues dans   leurs professionnalités (en enthousiasme ou en détestation), qu’elle a engagé les politiques à traduire ces changements en réglementations, en politiques à court moyen et long terme.

Nous vivons au quotidien une révolution technologique. Les historiens, les sociologues analyseront ces conséquences dans un temps qui ne nous appartient pas, qui ne nous appartient plus.

La puissance du changement que nous vivons est inscrit dans notre quotidien professionnel, dans l’histoire des technologies que d’autres (probablement encore dans nos cours de récréations) auront à écrire.

Pour autant, face à ces modifications qui semblent  nous avoir plongé dans une grande lessiveuse, il nous reste l’histoire qui nous permet de mettre en contexte l’effet des changements.

L’immixtion des technologies n’est pas un fait nouveau, les enseignants, comme toutes les composantes de la société, ont dû composer depuis longtemps avec les technologies. A la différence des autres composantes, j’ai le sentiment que le rapport Homme / Machine est conflictuel dans l’éducation. L’histoire des technologies, à défaut de nous donner des solutions, nous aide à commencer à dénouer cet écheveau. Deux camps semblent s’affronter depuis très longtemps, celui de la pensée pure et celui de la pensée instrumentée. L’introduction de la machine générant assez généralement des tensions. La machine, dans cet affrontement permanent des anciens et des modernes, semble se poser à la fois comme un objet de progrès et comme un objet de régression.

J’ai essayé, dans le diaporama ci-dessous, de formaliser ces idées afin que je puisse  (nous puissions ?) tenter de mieux (moins mal) imaginer mon (notre rapport) aux machines. Oui le numérique est un objet technologique qui transforme le quotidien et Non la technologie perturbante et transformatrice n’est pas une nouveauté.

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Le geste numérique – Réflexions graphiques

25 Fév

Mes réflexions actuelles (et anciennes aussi) sur le geste professionnel me poussent à essayer de formaliser mes propos. La difficulté de l’exercice est de franchir le cap de l’avis personnel, du « sentiment que », sans pouvoir l’étayer par des lectures,  sans s’appuyer sur des analyses scientifiques. C’est un exercice très difficile quand on pratique en individuel.

Je tente donc de formaliser mes réflexions en procédant par filtres – Lecture, formalisation graphique, rédaction .

Pour le geste j’en suis au stade la formalisation graphique. C’est un travail évolutif qui est le témoin d’un moment de mes réflexions, un instantané. Je prends donc le risque  du contresens, de l’erreur pendant une période transitoire. Il faut donc prendre ce document comme un brouillon en continu. J’opte pour le parti pris de rompre avec le principe du document mis en ligne parce que finalisé. L’imperfection comme principe de conception intégré dans un processus continu.

L’idée sous jacente est d’inviter les lecteurs à contribuer s’ils le souhaitent parce qu’ils perçoivent une erreur, ou parce qu’ils veulent ajouter un complément.

 Voici la trame de mes analyses sur le geste (en évolution donc) :

Tutorat immersif et agencement spatial

18 Juin

Les dispositifs des formations immersives sont complexes. L’entrée en réflexion pour lancer ce type de dispositif passe par la rédaction des divers scénarios. Je voudrais dans ce billet partir d’un constat issu de mes observations.

Les acteurs qui s’engagent dans des processus de simulation ont besoin d’intégrer la question du tutorat (par les experts, par les enseignants, par les pairs, par les tuteurs dédiés). Il est nécessaire de pouvoir observer le déroulement dynamique.

Je constate que les concepteurs des dispositifs de formation intègrent le tutorat dans les   représentations immobilières. À titre d’exemple on peut voir dans le diaporama ci-dessous trois exemples, la faculté de droit virtuelle pour la simulation de procédure pénale, l’université de Toulouse via Laurent Gout pour la médecine de catastrophe et l’Imperial College of London pour la médecine d’urgence.

Dans les trois cas observés les scénaristes ont intégré un dispositif qui permet l’observation des simulations. Il est très intéressant de constater que l’on peut formaliser physiquement le principe du tutorat. Dans ces dispositifs les tuteurs sont perçus, à la fois comme indispensables (il faut donner les moyens de l’exercice) et comme un biais possible dans le processus de formation. Il faut qu’il se dissimule pour ne pas perturber les étudiants.

Il me semble que nous sommes ici dans une forme de contre exemple du tutorat en ligne. D’ordinaire il faut lutter contre le sentiment de solitude numérique, d’isolement, d’où la nécessité de penser la réactivité et la pro-activité. Ici il est besoin à la fois d’affirmer la présence du tuteur et de la dissimuler en même temps.

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Mondes virtuels en mode pédagogique

14 Déc

Ce billet est un résumé rapide d’une séance de travail, il s’inscrit comme une prise de note, une trace d’activité.

Réunion de travail en immersion dans le monde Assemblive le 13 décembre 2011 de 20 heures 30 à 22 heures 30.

Objet de la réunion : expliquer les enjeux de la pédagogie en monde virtuel. Présenter les enjeux techniques et les enjeux de construction des séances de formation.

Participants : Équipe TICE économie et gestion de l’académie de Toulouse (4 participants)

Pratique actuelle des participants : Pratique de la classe virtuelle sur la plateforme Centra

Plan de l’intervention : présentation du monde Assemblive (aspects techniques, réglages…) – Présentation des autres mondes virtuels (second life, opensims) – Constructions pédagogiques et didactiques dans les mondes virtuels

Ressources : Conservation de traces de la réunion (photos et vidéo)

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J’ai été sollicité par mes collègues de la cellule TICE d’économie et gestion de l’académie de Toulouse pour livrer mes analyses et mes pratiques sur les mondes virtuels.

L’objectif de cette réunion était d’expliquer le principe et le fonctionnement des mondes virtuels en dispositif d’apprentissage. Le groupe TICE de Toulouse, suite à une de mes présentations, avait testé un travail immersif. La séance s’était globalement soldé par un échec, la séance de travail n’avait pas emporté l’adhésion des participants. L’équipe TICE souhaitait que je témoigne de mes usages.

La demande des mes collègue est intéressante parce qu’elle pose en toile de fond, des questions fondamentales de la pédagogie instrumentée par le numérique :

  • L’outil est un sujet intéressant d’étude mais ce sont avant tout ses fonctionnalités pédagogiques qui priment ;
  • L’introduction d’une technologie numérique dans un processus de formation ne s’improvise pas ;
  • Le travail instrumenté doit au préalable être scénarisé.

Le résultat de cette réunion est d’un grand intérêt pour mes analyses et observations :

L’instrumentation des mondes virtuels ne peut se résumer à l’équation suivante; « l’existence d’un outil léger, intuitif, ubiquitaire n’entraîne pas automatiquement la simplification d’une pédagogie. »

J’ai insisté sur quelques points spécifiques :

  • Le besoin préalable de gérer ses réglages techniques (micro casque, réglages sons) ;
  • La qualité du matériel de travail ;
  • Les règles sociales de bases en immersion (gestuelle, poser sa voix, coordonner les temps de parole et les temps d’écoute) ;
  • L’importance des espaces 3D dans  la perception de son environnement social ;
  • La communication multicanaux (voix, geste, chat) ;
  • Les espaces de dialogue commun, les espaces privés ;
  • Le besoin d’écrire les moments de formation ou le monde virtuel est adapté aux besoins (scénarisation)

Les échanges sur la pédagogie immersive ont été riches. Des pistes ont commencé à émerger :

Réaliser des simulations, inviter des professionnels, développer des cours distants ( élèves malades, absence de transports en commun), individualisation des parcours, …

J’attends des retours d’usages pour pouvoir alimenter ce blog 🙂

Toutes les questions évoquées ci-dessus, renvoient aux deux synthèses que j’avais élaborées  check list enseignant et le check list apprenant

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NB : La vidéo présentée ici a été réalisée sur mon ordinateur (I.Mac) avec le logiciel Quick Time Player. Le son est d’une qualité moyenne et ne transmet pas la réalité de la qualité audio de la séance.

Acquisition de compétences par l’usage

15 Nov

Donner des travaux aux étudiants permet de mieux comprendre les enjeux de ce métier. Je viens de lire les rapports de stage de mes étudiantes de BTS design de mode option mode et textile. J’avais posé comme préalable d’envoyer les travaux par e.mail sous le format .pdf. Cette modalité de travail est moins gourmande en papier et me permet de corriger directement dans le document.

J’ai reçu pendant les vacances de Toussaint 26 rapports de stage (à la différence de mes collègues de spécialité, j’ai la classe toutes options confondues, qu’on se le dise !). L’objectif de ce travail était de vérifier la capacité à rendre compte d’une expérience de terrain sous forme écrite. Au final et de façon involontaire j’ai pu me rendre compte que mes étudiantes ne maîtrisaient absolument pas une compétence indispensable lorsque l’on souhaite devenir designer …

Les fichiers .pdf reçus pendant les vacances affichaient, pour la plupart, des volumes impressionnants (18 MO et plus). Étant fibré à la maison, j’ai pu réceptionner et corriger les travaux mais … pour certains travaux, je n’ai pas pu les renvoyer (la BAL des étudiants n’acceptant pas des volumes aussi importants). Cet épisode de validation classique me permettait de mettre en évidence un manque de compétence important – Le manque de maîtrise des enjeux du print et du web. Le print s’accommode des volumes importants (il est même conseillé), le web nécessite d’alléger les fichiers.

Certaines étudiantes avaient trouvé une solution intermédiaire, en déposant le fichier sur un site hébergeur et m’envoyant le lien.

En résumé, en donnant un travail j’ai isolé une carence professionnelle, la gestion des envois fichiers. Nous en avons discuté en cours, des étudiantes ont regardé si Indesign (logiciel utilisé en cours) intégrait un module de compression. C’est le cas. J’ai reçu des copies écrans et j’ai crée un document à fin de mutualisation auprès de toutes les étudiantes. (ci-dessous).

Un exemple de découverte de compétences par l’usage qui me paraît significatif.

Check list étudiant pour apprendre dans un monde virtuel

12 Juil

Apprendre dans un monde virtuel est un acte complexe. Il est nécessaire que le concepteur du cours et les apprenant élaborent des stratégies spécifiques. Voici le volet N° 1 destiné aux étudiants. A lire avant de suivre les cours.

Structure d’un blog.

3 Mai

Diaporama sur les enjeux de structure d’un blog. Un outil simple ou des fonctionnalités à organiser ?

Mondes virtuels – Synthèse

15 Avr

Une synthèse de mon travail dans les mondes virtuels. Ce travail est en appui du  bilan que j’avais établi après six mois de pratique pour l’année scolaire 2009 – 2010.

bilan monde virtuel 2010

Méthode de travail – Aspects graphiques

5 Avr

Le travail mené avec mes étudiantes fait l’objet de synthèses sur les projets en cours. Je trouve très intéressant de lister les représentations graphiques des concepts maniés. J’ai choisi de mettre en lien ceux qui me paraissent les plus significatifs.

Nous manipulons très souvent les concepts de réseau, de transversalité, de gestion de blog … Les étudiants traduisent graphiquement ces idées.

A suivre 🙂

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QR code et mobilité éducative

24 Fév

Mes réflexions, depuis mon passage à l’INRP, gravitent autour des enjeux de la mobilité et de l’enseignement – apprentissage, ce que j’ai formalisé par les analyses sur SPE (scénario de pédagogie embarquée).

Mes réflexions actuelles sur les QR codes en sont, si j’ose dire, un énième avatar. Je viens de tester les informations spécialisées transmises par codage en QR code. Il est possible d’insérer sa photo, sa Vcard, sa géolocalisation… Au-delà de la réalisation technique (un moyen mais en aucun une fin) on peut envisager une grande quantité d’applications pédagogiques  [mémo avec support QR code pour insérer des documents dynamiques, kakémono interactif etc. ] L’objet est de permettre aux étudiants actuels mais peut être plus encore aux étudiants futurs, de pouvoir embarquer les ressources éducatives, de les sélectionner en fonction des besoins, de multiplier les supports de transmission des informations. Les applications semblent très larges mais ce qu’il faut retenir avant tout c’est la capacité à inscrire nos travaux d’enseignement dans et hors la classe (l’amphithéâtre)

Voici trois captures d’écran de I.phone sur les capacités de gestion de l’information.

 

NB : Mon propos dans ces lignes est une sorte de démonstration par l’absurde. Il est, en l’état, inutile d’insérer le QR code sur un blog. Utiliser un smartphone pour lire les informations d’un autre écran est incongru. Par contre la réflexion prend tout son sens sur les autres supports (papier, toile, textile, bâche, murs, sol, panneaux d’affichage …)

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