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Structure d’un blog.

3 Mai

Diaporama sur les enjeux de structure d’un blog. Un outil simple ou des fonctionnalités à organiser ?

Essaimage pédagogique – Espace numérique – Bilan M.A.Gavand

17 Nov

Billet en lien – Le bilan de Eric Guiraut

 

Marie – Aline Gavand (Lycée Carriat Bourg en Bresse) s’est engagée dans une démarche d’intégration du numérique. Elle propose un bilan de son année de pratique. il est intéressant d’isoler des invariants de pratique, au -delà de l’outil choisi (spip dans le cas présent), on retrouve des stratégies qui ont pour objectif de donner une autre approche à l’enseignement et à l’apprentissage. Une amorce de scénario à mutualiser auprès des enseignants de STG.

NB :Ce bilan a été réalisé en fin d’année scolaire 2010

 

Le site de Marie Aline Gavand

Classe virtuelle analyse d’usage #2

11 Fév


La prise en main du monde par les élèves.

La semaine du 08 février au 12 février 2010 s’est caractérisée par une fréquentation accrue de la classe et ce par divers acteurs :

  • « Mes » étudiants viennent découvrir l’espace pour se familiariser ;
  • Un étudiant de Marseille en DSAA est venu visiter le lieu intrigué par l’expérience. C’est un étudiant féru de nouvelles technologies et utilisateur de twitter (c’est par ce biais qu’il a connu cet espace). dans sa classe les étudiants ont tous un compte facebook mais peu utilisent twitter comme instrument de veille informationnelle ;
  • Un enseignant de l’université qui travaille sur les mêmes thématiques de l’enseignement virtuel.
  • Les observateurs tiers – Je sais par témoignage de mes étudiants qu’un avatar est souvent une entité multiple. Les familles, les amis observent la pratique. J’ai souvent eu des commentaires dans les chats de type « mes parents regardent en même temps que moi » « ma grand mère regarde et vous salue » « mes amis ont regardé l’espace ».

Au stade de la découverte et des prises en main la classe est parfois un lieu de rencontres pédagogiques imprévues. Une séance en ligne a mis en contact deux étudiants de lycées différents et de formation différente (un DSAA de Marseille et une IMS de lyon). L’usage me fait songer à des possibilités non ensisagées (rencontre interlycée ?)

Les premiers constats – La prise en mais ne semble pas poser de problèmes aux divers utilisateurs dont les profils sont divers (du geek au béotien).

A ce stade je reste prudent et je pense que les utilisateurs sont encore dans la situation de la découverte, de l’émerveillement de la chose nouvelle.

 

  • Les premières réactions des étudiantes

* Elise (mais elle vous a déjà expliqué son problème) : « Ne trouvant pas le lien sur votre blog, je suis allé directement sur le site assembl’ive. Je me suis retrouvée avec Julie C, j’ai pu découvrir mais au bout de 20 minutes, après 2 bugs, je suis partie. »

* Problème similaire pour Sandrine.

* Céline : « Moyen à la fois plaisant et pédagogique ; simple d’utilisation et pratique. »

* Aurore : « J’ai acheté un micro ! »

* Julie C. : « Intéressant mais donnez-nous le lien pour s’y retrouver … »

* Jessica : « J’ai beaucoup aimé ! Assemb’live mélange le travail et le divertissement. Cependant il y a beaucoup de bugs. »

* Laureen : « J’ai trouvé ça très divertissant. Pour moi tout a bien marché . Une nouvelle vision du travail, virtuelle et simple. Une méthode qui peut permettre de parler a des personnes d’autres pays en quelques clic. L’espace est très design et actuel, il donne envie de le découvrir ; A quand la prochaine réunion ? »

* Fanny : « Oui, ce « sims en ligne  » est un media original et en phase avec les nouvelles technologie…Elles sont utilisées ici à bon escient ! Ces conférences pédagogiques sont vraiment les bienvenues dans notre formation. Elles nous permettent d’avoir un lien et un vrai dialogue avec les professionnels, par l’intermédiaire d’un professeur, tout ça sans se déplacer. & s’y connectent ceux qui sont vraiment motivés. De plus l’espace, les personnages et les attitudes sont bien adaptés et à la fois drôles…
En revanche je trouve ça dommage qu’il n’y ai pas possibilité de créer un compte définitif, car si l’on rejoint régulièrement l’espace Assemb’live, il faut systématiquement re-ecrire un nom & re-customiser son personnage…surtout quand il y a des bugs, c’est long !
J’ai hâte de voir comment l’interface arrive a gérer une vraie conférence. »

NDLR : Les étudiants parlent de bugs mais à titre personnel je n’ai pas ressenti de problèmes et j’ai perçu ce travail comme extrêmement fluide. J’ai l’impression que les problèmes évoqués viennent des tests du vidéo chat privé qui ont momentanément interrompu la conversation collective. Il me faudra déterminer ce que recouvre la notion de bug dans le discours des étudiants.

Travail de tutorat à distance le 23 février 2010 – (une étudiante)

  • Type de travailDistant synchrone en individualisation.

Cours en individualisation séance du 23/02/2010

Une réunion de 30 minutes avec une étudiante d’IMS 2 option mode qui souhaitait avoir des explications sur une problématique de comptabilité analytique. Conseil personnalisé à distance en mode syncrhone. La réunion a eu lieu dans la « meeting room », l’étudiante avait envoyé préalablement un fichier xls. Le travail s’est concentré sur les données chiffrées visualisées en duplex.

Tests du 24 février 2010

  • Causerie Inde -France

Bengalore

Une communication avec une designer textile travaillant en Inde. Communication fluide et prise en main relativement simple. J’ai du tutorer la prise en main par internet. Un discussion centrée sur la nécessité de travailler de façon distante synchrone. En Inde on demande le pseudo skype pour travailler avec ses interlocuteurs. La designer a découvert le monde virtuel.

  • Réunion prévue – Objet prise en main et découverte du monde virtuel- Les retours commentés par les des étudiants.

Eva – Je trouve que cette classe virtuelle est très pratique et simple d’ utilisation. Néanmoins j’ai eu quelques coupures de sons et j’ai été déconnectée 3 fois du site au cours de la rencontre. Mis à part ces quelques problème j’adhère complètement au concept.

Eric (prof observateur) – Désolé mais mon ordi n’est certainement pas assez puissant pour supporter ce type d’application… il s’est mis à ramer et je n’ai pas pu vous rejoindre dans la meeting-room… j’ai donc dû couper.

Julie – à venir

25 février 2010

La salle virtuelle est visitée mais de façon non prévue, les étudiants (actuels et anciens) fréquentent la salle de classe pour venir demander des renseignements. La rencontre est fortuite parce qu’elle n’est pas provoquée par un rendez-vous fixé. Ce sera un point à analyser plus précisément.

une vidéo de travail in situ

Classe virtuelle

25 Jan

L’enseignement (apprentissage) en sections design de mode et particulièrement en gestion pose en permanence la question des connexions entre les enjeux de la formation initiale et les enjeux du monde professionnel. II est utile sinon indispensable de confronter les savoirs académiques transmis en classe et les savoirs professionnels (l’un ne primant pas sur l’autre). Jusqu’à ces dernières années il m’était très difficile de faire dialoguer ces deux mondes en raison d’incompatibilités temporelles et spatiales. La question récurrente était la suivante: « Comment convier des ex étudiants dans mes cours, acteurs en capacité de faire la synthèse entre les acquis de l’école et les compétences du monde du travail.

Dans un cadre non numérique, il est difficile, voire impossible (lorsque le référentiel ne le prévoit pas explicitement) d’organiser ces rencontres pendant le temps de cours. Non pas que les designers refusent de participer au débat mais parce qu’ils sont distants, parce qu’ils ont une forte activité, parce que les temps de liberté professionnelles ne sont jamais les temps d’apprentissage. Le temps et l’espace sont un frein certain à la communication et aux rencontres dans une conception classique. Depuis des années je me demandais comment concilier ces contraintes :

  • Confronter le savoir disciplinaire à une pratique professionnelle ;
  • Opérer dans un rapport temps et espace qui ne soit pas seulement un face à face pédagogique ;
  • Abolir le temps et les distances pour construire un apprentissage

Ce sont les entretiens d’Autrans 2010 qui m’ont permis de tester le monde virtuel créé par assemblive et d’en percevoir les potentialités à travers des fonctionnalités intéressantes. Au delà des considérations purement techniques j’ai choisi de scénariser ce travail, c’est un acte complexe, un équilibre toujours instable entre l’environnement, les acteurs, le temps alloué, le programme à respecter, les ressources à produire, les interactions à organiser. L’intention pédagogique va conditionner les enjeux de cette construction.

– Les enjeux pédagogiques de cette construction

En premier lieu ce travail n’est pas destiné à promouvoir un énième outil de communication , il serait possible de mener la même expérience sur Second life, les exemples ne manquent pas – Voir expérience. Je trouve, pour l’instant, Second Life relativement complexe, réservé au monde des « geeks » et demande des temps de formation plus long.

La démarche engagée s’appuie sur une intention pédagogique organisée autour de plusieurs axes :

  • Permettre à des étudiants de rencontrer des designers professionnels (aspect factuel)  ;
  • Donner la parole à des professionnels dans le cadre d’un apprentissage. Construire des savoirs structurés sur une interaction avec de nouveaux acteurs sans pour autant déposséder l’enseignant de son rôle d’acteur principal, d’expert d’une pratique pédagogique, d’un savoir disciplinaire ;
  • Donner sa place aux constructions de  savoirs informels ;
  • Intégrer dans le processus d’apprentissage un espace virtuel comme outil de formation capable de donner plus de sens à des problématiques du réel ;
  • Modifier les rapports de temps et d’espace dans les constructions pédagogiques ;
  • Initier les étudiants aux possibles futurs modèles de formation de l’entreprise 2.0.
  • Réfléchir aux conséquence statutaires et juridiques de l’introduction des mondes virtuels dans le secondaire ;
  • Conserver des traces des expériences (audio, vidéo, écrit) et produire des ressources ;
  • Mutualiser l’expérience par production d’un scénario.

– Réel et virtuel

  • Questions techniques

Le choix de la plateforme  Assemblive est un choix personnel qui se justifie par un ensemble de fonctionnalités pédagogiques : ergonomie de la plateforme, manipulation relativement aisée, une phase d’apprentissage assez rapide parce qu’intuitive.

Cela n’exclue pas (impose !) une phase de prise en main préalable aux phases de cours (ce n’est pas parce que le professeur trouve simple un système que les étudiants vont le manipuler avec aisance). Il me paraît inepte de vouloir transformer un enthousiasme technologique en processus d’apprentissage. Il est nécessaire de construire cet enthousiasme via une scénarisation, la conclusion de la phase réflexive pouvant être la capacité à renoncer.

Les fonctionnalités de ce monde virtuel le rendent attractif. Il est possible d’identifier les acteurs présents (sous forme d’avatars), de communiquer de façon protéiforme (chat, audio, vidéo, attitudes). Les acteurs intervenants peuvent insérer leur diaporama en complément de leurs interventions orales. On est assez proche d’une réunion dans le réel parce que l’interaction est symbolisée par l’avatar, l’acteur est dans une attitude active. A ce stade de mon travail je redoute quand même les obstacles techniques (configuration des ordinateurs, calibrage audio, fluidité de la bande passante, plantage technique en pleine réunion …). Je suis dans la dynamique du travail collaboratif c’est-à-dire travailler avec une communauté qui partage un intérêt commun, traiter d’une thématique commune au groupe mais sans savoir à l’avance quel sera le résultat final. Je prends donc par avance acte, d’un éventuel échec.

  • Complémentarité ?

La question sous-jacente à ce travail est : « quelle est la place du virtuel dans un processus réel ?« Faut-il opposer le réel et le virtuel ou faut-il les appréhender comme des espaces complémentaires ?Je suis tenté de dire a priori que ces espaces sont complémentaires mais je reste à ce stade au niveau de la déclaration d’intention. Je ne pourrai donner une réponse étayée qu’après avoir réalisé quelques conférences et questionné les étudiants et des intervenants. Il est à noter que ce résultat n’aura de valeur que factuelle puisque je ne suis pas en mesure d’analyser un champ plus large. En matière d’architecture scolaire on se pose la question suivante, faut-il créer des salles dédiées ou faut-il que le numérique soit un élément à part entière du processus de formation , c’est-à-dire dans la salle de classe. Le réel et le virtuel interroge de la même façon, y a t-il un temps pour le virtuel et un temps pour le réel ? Ces temps sont-ils confondus ? Concrètement en 2010 la réalité de la pratique me pousse à constater qu’il sont séparés. Mon travail d’analyse, de prospective me pousse à penser que l’on pourrait les mixer.

– Temps numérique et temps statutaire

Les rendez-vous dans le monde virtuel que je vais organiser (notez que je n’ai pas parlé de RDV virtuels) le seront en dehors des temps de classe (aux alentours de 20 heures 30). Dans le réel les anciens étudiants ne pourraient pas venir avant 18 heures ou pas du tout lorsqu’ils résident hors le rayon géographique du lycée. La construction de cet objet d’apprentissage éclate les repères habituels des processus d’apprentissage et pose de nombreuses questions auxquelles je n’ai pas de réponses mais qui sont des objets d’études forts intéressants.

  • Le monde virtuel un objet pédagogique non identifié (OPNI) ? Identifiable ?

La construction d’une structure d’apprentissage via les mondes virtuels perturbe les repères habituels de l’enseignement dans le secondaire. La référence aux questions technologiques et pédagogiques est indispensable mais n’est pas suffisante, il faut y adjoindre une analyse du champ du statutaire du métier d’enseignant. Cette  construction modifie certains équilibres en faisant émerger un nouvel objet pédagogique dont les contours  ne semblent pas encore dressés.

  • Définition du temps de travail

Ce monde virtuel permet de réunir divers acteurs (professeurs, étudiants, professionnels …) pour débattre d’un sujet fixé à l’avance. Le temps scolaire n’est pas toujours compatible avec le temps professionnel, le numérique permet d’organiser des réunions à une heure qui convient à l’ensemble des acteurs (donc un temps hors le lycée). Efficacité (?) technique au service d’un projet pédagogique mais avec un temps de travail aux contours flous. Essayons de décortiquer une séance de travail dans les espaces numériques. Imaginons une séance programmée un soir à 20 heures 30, le professeur, les élèves et le professionnel se rencontrent dans l’ espace numérique et débattent. Comment définir cet acte de formation ? Quel est le statut des acteurs ? Quelle est la définition juridique du temps ? l’avatar à t-il un statut juridique à part ? Il me semble que nous assistons à la naissance d’ un nouvel objet qui n’a pas encore de définition statutaire. En tout dans le secondaire je n’ai pas encore identifié.

Comment, par conséquent définir, une conférence virtuelle intégrée dans un processus d’apprentissage. Tentons d’analyser le cadre de construction de la réunion virtuelle au regard de la construction :

– La conférence virtuelle ce n’est pas …

… une préparation de cours (au moment de la réunion le travail de préparation a été effectué) ;

… un cours au sens statutaire puisqu’il n’est pas référencé en tant que tel dans le VS (vérification de service). Comment par conséquent qualifier ce temps ?

… une obligation pour les étudiants. En présentiel il est normal de pointer les présences et les absences. Qu’en est-il pour un travail en soirée ? Si un étudiant décide de ne pas assister à la réunion je n’ai pas autorité pour lui en faire la remarque. Une absence peut être motivée par un refus mais aussi par un problème technologique ou une absence d’équipement.

– La conférence virtuelle c’est par contre …

Un réel acte de formation, une zone virtuelle qui augmente la réel, une possibilité de conserver des traces des travaux. Nous sommes probablement au début d’une nouvelle façon de construire les apprentissages. Il sera nécessaire de suivre avec attention les évolutions, d’y participer. Il faudra aussi penser à scénariser ces processus parce que ces nouvelles structures ne trouvent pas encore complètement leurs places dans une analyse globale.

La mise en œuvre de cette construction se trouve au centre d’une tension contradictoire, des fonctionnalités d’espaces numériques qui augmentent la réalité pédagogique mais dans un environnement juridique encore difficilement perceptible.

Billet similaire

Vous pouvez visualiser ci-dessous un module de formation :

Une vidéo de présentation de cet espace

web, apprentissage et architecture scolaire

28 Nov
« L’enjeu ne se résume plus « mettre plus de numérique dans les politiques publiques », mais bien « concevoir autrement, des politiques publiques différentes » – la 27ème région

Dans un précédent billet je me posais la question suivante, en forme de provocation – « les salles d’informatiques sont-elles mortes ?  » . Je vais poursuivre cette réflexion. Quoiqu’en dise la recherche l’outil est incontournable (je suis par ailleurs convaincu qu’il faut analyser la fonctionnalité de l’artefact)

Mon travail d’enseignant de terrain intègre  la dimension numérique mais j’ai le sentiment que je suis encore largement dans le concept et pas suffisamment dans l’usage. Aveu d’échec à peine dissimulé ? Certainement pas mais une interrogation forte sur l’aspect global des apprentissages à connotation numérique et une interpellation sur la question de l’architecture scolaire.

Je pense être à un stade de ma carrière ou je suis en capacité de formaliser, de conceptualiser mes pratiques. J’ai produit des scénarios, j’essaye de les expliquer, de les mutualiser auprès de communautés de pratique (j’ai même participé à l’acte de recherche)  mais …

Paradoxalement j’ai le sentiment de revenir à des préoccupations de début de carrière, gérer des problèmes techniques. Alors que les formalisations didactique et pédagogique se précisent, je lutte au quotidien  pour orchestrer mes outils. Je me retrouve vingt ans en arrière au moment ou la question de la gestion du tableau pendant une heure de cours me donnait des sueurs.

Suis je entrain de régresser, ou le paradigme d’apprentissage s’est-il modifié ?

Concevoir une séance de cours nécessite de prévoir une infrastructure technique lourde et je dois l’avouer parfois je baisse les bras et je renonce à mettre en œuvre des scénarios longuement construits parce que la pesanteur technique m’y pousse. Et pourtant … mon établissement est largement doté de vidéoprojecteurs et salle d’informatique.

Alors caprice d’enfant gâté ? Je ne le pense pas, s’il m’arrive de renoncer c’est qu’en construisant d’autres alternatives pédagogiques j’ai complexifié le processus. L’environnement structurel ne me propose qu’une solution centrée sur l’aspect technologique, fournir des vidéoprojecteurs, des salles infos, des TBI). L’outil n’est pas pensé dans son environnement.

J’ai le sentiment, à l’aune de ma pratique, que l’achat d’équipement ne peut se concevoir, pour être efficace, qu’en les pensant dans leur configuration architecturale. Quel est le sens de la salle informatique dans un univers d’informatique nomade ? L’informatique ne se conçoit plus uniquement comme un exercice indépendant demandant le transport sur site dédié.  Ne faut-il pas repenser la classe, une classe 2.0 ?

Une question large, qui me fait comprendre au quotidien que mon établissement a été conçu dans un temps pré numérique, organisé sur des schémas d’une informatique pédagogique balbutiante. Aujourd’hui il est résolument inscrit dans un temps du web 2.0, de l’informatique nomade, de l’ordinateur portable, de l’Iphone … La pédagogie qui veut se marier avec l’informatique et les réseaux numériques c’est mettre dans le panier de la future épouse une réflexion sur la conception des locaux, qu’est ce qu’un mur en 2009 ?

En attendant cette réflexion (mais certainement existe t-elle), pour construire un cours, je conçois à la maison, je réserve préalablement un vidéo projecteur, j’arrive 40 minutes avant le début du cours, je monte trois étages arnaché de mon cartable, de mon portable, de la housse du vidéo, j’installe, je sors mon cable RJ 45, ma rallonge, je préviens les élèves de ne pas se prendre les pieds dans les câbles pour ne rien casser et enfin j’enseigne, à ce moment je suis heureux, je n’ai pas renoncé 🙂

Lorsque l’on jette une bouteille à la mer, c’est que l’on a la certitude que quelqu’un va lire le message, y répondre.

Bien le bonjour de mon île 2.0

Rentrée 2010 – Je fais évoluer mon cours

Robinson 2.0

Scénario pédagogique

11 Oct

Une tentative de formalisatio de scénario pédagogique. L’utilisation d’un espace numérique pour collaborer avec ses étudiants, travailler dans et hors la classe.

scenario-blog à télécharger

E3C et ENT

18 Mar

Suite d’un billet rédigé le 22 août 2008 …

Le développement d’un E3c (espace numérique collaboratif de création de connaissances) créé avec un blog pose la question du lien avec les ENT (espace numérique de travail).

Faut-il voir une opposition entre les enseignants qui travaillent à l’aide d’un ENT prescrit et ceux qui utilisent un E3c ?

Il me semble que les deux démarches sont complémentaires et ce pour plusieurs raisons.

  • La première est que l’insertion des réseaux numériques dans l’enseignement repose sur une construction intellectuelle, sur une scénarisation. Par conséquent l’entrée technologique, même si elle est importante, n’est pas prioritaire. L’enseignant qui utilise un espace numérique (E3c ou ENT) doit au préalable un cadre de travail qui intègre le numérique dans les apprentissages. L’utilisation des technologies ne se décrète pas elle se créée.
  • La seconde repose sur un constat, de nombreux établissements ne possèdent pas à l’heure actuelle d’ENT alors même que les besoins en informatiques pédagogiques se font sentir. La mise au point d’une stratégie SPE peut alors être un paliatif très utile.
  • La troisième est de l’ordre de la réflexion prospective. On peut supposer que les collectivités locales (départements, Régions) fortes de leurs nouvelles compétences vont accroître leurs investissement en matière éducative (les exemples sont déjà nombreux). Les décisions prises par les élus vont s’imposer aux enseignants dans les établissements. Les scénarios SPE peuvent être de ce point de vue une anticipation et une préparation aux possibles évolutions locales.

La présence dans l’espace éducatif des espaces choisis par les enseignants (certains chercheurs parlent de Pesonal learning environment – PLE), très souvent assemblage hétéroclite de solutions web 2.0 et des espaces officiels pose la question de la coexistence de ces environnements.

A terme il me semble que la solution ne sera plus tenable et ce pour plusieurs raisons qui tiennent :

  • à des questions économiques, peut-on prendre le risque d’investir dans des espaces qui seront sous utilisés;
  • des questions d’interopérabilités;
  • des questions de sécurité des données;
  • des questions d’agencement des espaces numériques, comment concilier des espaces privés dans des espaces publics.

Ce billet sera complété dans les semaines à venir

Analyser son blog

1 Fév

Une grille d’analyse pour tenter de caractériser la structure d’un blog. Un travail a priori pour constituer son processus d’apprentissage ou a postériori pour faire évoluer son travail.

Intitulé du blog
Qui est l’ (es) auteur(s) ? Nom
Prénom
Fonction
Discipline
Lieu d’exercice
Quelle est l’intention pédagogique du blog ?
Comment circule t-on dans le blog ? Mots clés (tags)

¨

Thématiques

¨

Moteur de recherche

¨

Pages fixes

¨

articles

¨

Y a t-il une charte d’utilisation ? Oui

¨

Non

¨

Quelle est la plateforme utilisée ?
Y a t-il de la publicité ? Oui

¨

Non

¨

Trouve t-on facilement le blog sur un moteur de recherche ? Google

¨

Yahoo

¨

Kartoo

¨

Copernic

¨

autres
Le blog est-il multi-auteurs ? Oui
Non
Quels sont les outils logiciels utilisés ? Diaporamas

¨

Vidéos

¨

Lecteur mp3

¨

autres
Quelles ressources sont-elles mises en ligne ? Texte

¨

Image

¨

Son

¨

vidéo

¨

Les commentaires sont-ils activés ? Oui

¨

Non

¨

Y a t-il des commentaires ? Oui

¨

Non

¨

Y a t-il des liens sur d’autres sites  ou blogs ?
Comment sont classés les articles ? Chronologiquement

¨

Ante-chronologiquement

¨

Existence d’une page accueil fixe

¨

Y a t-il des rubriques liées à la vie pratique de la classe ? Cahier de texte

¨

Travail à faire

¨

autres

Le référentiel de formation est-il intégré ? Oui

¨

Non

¨

Le blog s’adresse à quels acteurs ? Elèves

¨

Parents

¨

Professionnels

¨

Administration

¨

Corps d’inspection

¨

autres

Les documents mis en ligne sont-ils didactisés ? Oui

¨

Non

¨

Ontologie

19 Jan

Ontologie : « En philosophie, l’ontologie (du grec ὄν, ὄντος, participe présent du verbe être) est l’étude de l’être en tant qu’être, c’est-à-dire l’étude des propriétés générales de ce qui existe.

Par analogie, le terme est repris en informatique et en science de l’information, où une ontologie est l’ensemble structuré des termes et concepts représentant le sens d’un champ d’informations, que ce soient par les métadonnées d’un espace de noms, ou les éléments d’un domaine de connaissances. L’ontologie constitue en soi un modèle de données représentatif d’un ensemble de concepts dans un domaine, ainsi que les relations entre ces concepts. Elle est employée pour raisonner à propos des objets du domaine concerné. » Wikipédia

Se donner les moyens de créer des modèles de scénarios SPE et de vouloir les intégrer dans une base mutualisable pose des questions de méthode.

Une question déterminante est d’ordre ontologique. Il est systématiquement rappelé que la circulation dans un E3C (espace collaboratif de contruction des connaissances) est un axe déterminant. La présence des mots clés (tags) et des catégories (thémes, chapitres, parties …) est à la fois source de simplification et source de confusion.

  • Simplification parce que les tags et thèmes aident les acteurs à trouver rapidement la ressource utile.
  • Confusion parce que la volonté de partager impose aux concepteurs de travailler dans un cadre contraint. Ils doivent prendre en compte les caractéristiques suivantes : réutilisation, partage et standardisation.

Lorsqu’un modèle est conçu, le concepteur doit insérer sa démarche dans une situation qu’il aura déterminée a priori : champ disciplinaire, niveau de formation, thème de travail. Chacun de ses éléments posera des question ontologiques.

Exemple : Le contrat :

tags : contrat, contrat de travail, cdd, cdi, contrat d’adhésion, contrat synallagmatique …

cette question de standardisation est certainement une condition de diffusion des modèles.

Grille de lecture

14 Jan

Grille de lecture d’un blog

Quel est le fournisseur  de blog ? Institutionnel

o

Privé

o

Décision de mise en ligne Décision privée

o

Après avis et information de l’IPR / IEN ?

o

Après information et avis académique

o

Après avis et information chef établissement

o

Quelle est la thématique du blog ?
Quels sont les objectifs de l’apprentissage ?
Quel est la granularité de ce travail ? Une année

o

Un chapitre

o

Un TP

o

autres

o

Présence d’une charte d’utilisation ? Aborder les conséquences éthiques, juridiques B2i, C2i
Qui est (sont)  le ou les auteurs du blog ? Nom
Prénom
Qualité
Discipline
Etablissement
Comment circule t-on dans le blog ? Présence de thèmes
Présence de tags
Présence de liens
Quel est le type de plateforme utilisée ? Privée
Institutionnelle Etat

o

Commune

o

Département

o

Région

o

Comment sont organisés les articles ? Chronologique
Ante chronologiq.
Page fixe
Comment sont organisés les écrits dans le blog ? Pages – éléments stables
Articles – éléments de travail
Quelles sont les ressources mises en ligne ? Textes
Images
Sons
vidéos
Comment seront didactisées les ressources ?
Qui sont les acteurs participants au blog ? Participe Ne participe pas
Enseignants

o

o

Elèves

o

o

Professionnels

o

o

Institutionnels

o

o

Parents

o

o

Comment est géré le temps numérique ? En classe Utilisation du blog en classe ?
Hors la classe Accompagnement, remédiation, mise à disposition de ressources . Combien de temps par jour ?
Comment est géré l’espace numérique ? Classe
Domicile des élèves
Stage
Alternance
autres
Outils nomades utilisés pour travailler ?

A déterminer

Type de travail envisagé par l’enseignant ? Transmissif
Mutualisation
Coopération
Collaboration
Suis je ne capacité de définir les concepts de coopération et de collaboration ?
Mon blog me permet -il d’accorder des droits aux acteurs du projet ? Oui

o

Non

o

Si oui quels sont les rôles accordés ? et pourquoi ? Administrateur

o

Editeur

o

Auteur

o

contributeur

o

Quels sont les droits accordés ?

A ajuster en fonction du rôle

droits

Modification des thèmes

o

Insérer un fichier

o

Modération des commentaires

o

Edition de pages

o

Editions d’articles

o

Accorder des rôles

o

Créer des widgets

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Insérer des fichiers

o

Gérer les mots clés (tags)

o

Gérer les liens

o

Ecrire / supprimer

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