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Opérabis N° 2 Les noces de Figaro

7 Jan

Le jeudi 06 janvier 2001 se tenait le second spectacle de l’opéra de Rennes retransmis en simultané, à la fois IRL (in the real life) dans les bâtiments de l’opéra  et inworld dans second life et dans opensims. Le spectacle donné était les noces de Figaro de Mozart. L’infrastructure technologique était fournie par le Crea (centre de ressources et d’études audiovisuelles) et l’opéra de Rennes. Les partenaires sont la ville de Rennes, l’opéra de Rennes, le ministère de la culture et de la communication, Francogrid, Vidéon TV, artesi ile de France, le CREA et orange.

Cette expérience est riche pour l’analyse  du  fonctionnement des mondes virtuels. Quel que soit le monde virtuel et le sujet abordé, on constate qu’il y a des points convergeants. Je vais essayer de lister les invariants que j’ai isolé pendant cette merveilleuse soirée : (je continue l’analyse engagée lors du premier opéra notamment sur la notion d’invariants)

  • L’utilisation des mondes virtuels reste encore un évènement, ce sont les qualificatifs « nouveaux« , « réelle innovation, première mondiale » (France 3 Bretagne JT 12-13 du 07/01/2011  à partir de la 7 minute 30) . Le monde virtuel reste encore largement au stade de l’expérience. Il reste un chemin important pour passer de l’expérimentation à la généralisation. Je suis persuadé que l’expérience opérabis est une pierre qui structure la fondation de cet édifice pédagogique ;
  • Le travail en monde virtuel reste encore largement tributaire de la capacité des « tuyaux« . Il serait très intéressant d’avoir une étude a postériori sur l’équipement des participants à Opérabis, sur la fluidité (ou non) de la réception des flux et du lien entre l’équipement et la qualité d’écoute ;
  • La formation des utilisateurs. Conformément aux attentes, des participants ont demandé de l’aide pour caler leur système. Le réseau des bénévoles a permis rapidement d’aider les avatars en difficulté via l’IM. J’ai aidé des avatars à obtenir le son, à supprimer le bruit de fond parasite des claviers, pour pouvoir se concentrer sur l’essentiel, la magie de la musique de Mozart. Au delà de cet aspect factuel, les mondes virtuels imposent de former les utilisateurs, dès lors que l’on dépasse la communauté des geeks. Une question se pose : Comment aider à la formation (autoformation) des internautes qui souhaitent s’immerger sans pour autant avoir une forte culture numérique ? ;
  • Opérabis c’est l’opéra, puis c’est l’après opéra où il est possible de dialoguer. On retrouve ici les invariants cognitifs, comment communiquer de façon fluide (j’ai le même type de problématique en formation). La communication orale demande une discipline qui n’existe pas IRL. Il faut penser à ouvrir et couper son micro selon sa position dans le dialogue (je parle, j’ouvre mon micro- j’écoute, je coupe mon micro). Bien que me classant dans la catégorie des habitués, j’ai oublié de couper mon micro, ce qui a perturbé les discussions. Fluidité du dialogue rime avec discipline technologique. Mon avatar a été interrogé par l’avatar  du journaliste de France 3 Bretagne, Compte tenu de l’effet larsen, je ne suis pas sûr de la bonne qualité du dialogue (j’avais un très important effet retour) et j’ai plus le sentiment d’avoir hurlé et annoné  que de m’être exprimé avec simplicité 😦 (le commentaire de Stéphane Grammont ci-dessous confirme mon propos)
  • Les relations humaines dans les mondes virtuels recomposent le rapport à autrui. Le monde IRL est basé sur un ensemble de codes acquis depuis la petite enfance et très généralement acceptés par tous. Le virtuel déconstruit et recompose les relations. En situation immersive on peut donner libre cours à sa fantaisie. Quid de la confrontation réel /virtuel quand une belle amazone nous donne à contempler les charmes d’une gorge généreuse ? Les deux mondes doivent apprendre à se côtoyer, quelles sont les règles sociales à adopter inworld ? La déconstruction est-elle la norme dans les mondes virtuels ou bien doit-on importer les us et coutumes de la vie réelle, dans la vie virtuelle ? Un ensemble de questions importantes à intégrer dans nos réflexions.
  • Une perturbation du temps car les mondes virtuels fonctionnent H 24. La représentation de l’opéra avait lieu à 20 heures « l‘heure ou les français dinent » – Hugues Aubin. Cette métaphore gastronomique donne la dimension des enjeux des mondes virtuels qui sont en capacité non seulement d’abolir la notion de temps mais aussi celle d’espace. De nombreux avatars représentaient des internautes d’autres pays.

Cette soirée, outre l’évènement culturel majeur, a été un terrain de travail privilégié car il contribue a démocratiser les mondes virtuels, à les rendre visibles auprès du grand public et des médias. Le journaliste de France 3 (@curtillet Trezuguet) est venu réaliser des interviews inworld 🙂

J’ai conservé des traces de cette soirée pour alimenter mes réflexions sur les stratégies d’insertion des mondes virtuels dans divers dispositifs sociaux (enseignement, culture …).

Un montage vidéo. La qualité de cette vidéo est plus que moyenne, elle ne donne pas une idée juste du niveau de performance de cette soirée. Il m’est difficile d’assurer en même temps les captations vidéos, photos, la structure  s’en ressent assurément 😦 Elle témoigne cependant d’un grand moment d’émotion et de culture partagées via les réseaux. J’ai choisi d’assister à l’opéra dans le monde second life parce que ce monde me paraissait plus utile en terme d’observation (la Francogrid est plus un lieu de geeks, donc moins significatif en terme d’usage, de mon point de vue).

L’analyse de cette soirée par opérabis

Un ensemble de photos prises aux différentes étapes de cette belle aventure, des essais techniques à la générale. Le diaporama  (cliquez sur Fullscreen)

 

Billets rédigés sur cette soirée  :

  • Dans les coulisses des noces de Figaro – ici

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Monde virtuel – Essaimage

19 Déc

Intro

Il y a un peu plus de un an lorsque je me lançais dans la réflexion sur les enjeux des mondes virtuels dans les dispositifs d’apprentissage, je ne pensais pas ouvrir une réflexion large, et pourtant ….

Elle  semble désormais largement engagée et les pratiques essaiment. On peut désormais essayer de dresser un bilan intermédiaire et estimer que la pratique n’est plus marginale. Quel bilan peut-on tirer ?

Il me semble qu’à ce stade des pratiques ce sont surtout les enseignants et les cadres qui se sont emparés des fonctionnalités des mondes virtuels. (l’aspect cours en ligne semble encore minoritaire) Ils investissent la virtualité pour des raisons diverses mais une  idée force semble émerger – La capacité à réunir des acteurs dispersés sur le territoire tout en utilisant des méthodes habituelles, non déstabilisantes, de travail (présence en un lieu pour débattre en utilisant des artefacts pédagogiques usuels comme le diaporama et la voix). Il paraît évident que le côté intuitif d’Assemblive soit un facteur facilitant.

 

A ce stade du travail nous manquons de retours d’expériences rédigés, réflexifs. Il est possible de constater l’efficience du système parce que les captations vidéos, constats de pratiques opérantes, commencent à apparaître. Il serait utile que les protagonistes prennent le temps de formaliser leurs pratiques sous forme d’analyse a posteriori. On peut livrer quelques pistes aux  rédacteurs potentiels :

  • L’utilisation des mondes virtuels par les enseignants dans le cadre d’une réunion professionnelle (didactique et pédagogie) ;
  • L’utilisation des mondes virtuels par les cadres dans le cadre d’une réunion professionnelle (management) ;
  • Les possibilités de mutualisation des expériences dans un dispositif d’apprentissage (analyse et réflexion) ;
  • Les enjeux dans le métier de cadre de l’éducation nationale ;
  • Les aspects cognitifs dans les travaux en immersion ;
  • Les nouveaux enjeux de temps et d’espace dans les processus d’enseignement / apprentissage pour l’ensemble des acteurs ;
  • La création de nouveaux scenarii intégrant des mondes virtuels ;
  • La mise au point (à tout le moins une réflexion) sur les enjeux de modules de formation en réalité mixte…

Cette liste n’est pas exhaustive bien évidemment.

En séance

Le travail a posteriori d’analyse de pratique n’est pas ancré dans nos pratiques (les universitaires sont rompus à ce genre d’exercice), il est pourtant d’une grande aide. Je parle, au niveau du secondaire, non pas d’une pratique formalisée, balisée par une méthode stricte. Il existe une multitude de méthodes (par écrit, par carte mentale, par schématisation …) qui permettent au niveau micro (la classe) de conserver des traces. J’ai le sentiment que l’enjeu pourrait être double, aider l’enseignant à s’interroger sur ses pratiques et permettre une mutualisation.

Parmi les traces qui apparaissent sur la toile, on peut citer la réunion organisée par le certa le 15 décembre 2010. Ce travail est intéressant car il montre les modalités formelles de la réunion. On peut qualifier cette réunion comme distante synchrone en réalité mixte. Une instrumentation d’ un monde virtuel pour le partage de pratique et la mise en place de scénério.

Concrètement, le dialogue s’instaure de façon classique avec un intervenant qui s’exprime sur une thématique fixée. Un dialogue  suit, les avatars expriment des attitudes de socialisation (lever la main) posent des questions. J’aimerais que nous puissions lister la somme des expériences pour produire un document de synthèse mutualisable.

 

Vidéo de la réunion immersive du CERTA organisée le 15 décembre 2010 sur la thématique de l’enseignement de seconde en PFEG

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Temps et espace en carte mentale

28 Nov

La notion de temps et d’espace dans les processus d’apprentissage est une question sensible pour les métiers de l’éducation, pour les enseignants, les élèves, les chefs d’établissements, les corps d’inspection. J’ai tenté de synthétiser mes réflexions en utilisant le procédé de la carte mentale. Ma réflexion a été appuyée par  celle de François Muller (je le remercie)

NB les couleurs n’ont de aucune fonction, elle servent à l’auteur pour se repérer dans ce travail en construction. Cette carte sera encore modifiée au grè de mes travaux

Temps et espace à l'heure du numérique

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Temps de travail des enseignants et e.learning

7 Oct

L’université Lyon 3 Jean Moulin organise chaque année les journées du e.learning. Cet évènement universitaire est un temps fort de réflexion. Y sont invités des intervenants de grande qualité, des spécialistes du e.learning, des acteurs de la e.pédagogie, des juristes (Yann Bergheaud, Hervé Croze, Gérald Delabre, Christian Le Stanc, Cédric Manara, Ada Giannatelli). Des personnalités de renom sont invités, cette année ce fut Marcel Lebrun. Pour le plus grand bonheur du public Michel Dupuis, Professeur  à l’université de Lille nord de France – UDSL, intervenait sur un point de droit. L’objet de  son  propos  portait sur le temps de travail des enseignants à l’heure du e.learning. Je recommande chaudement l’écoute de son intervention parce qu’elle précise les questions du rapport temps / statut /e.learning, y compris dans le secondaire.

La vidéo de l’intervention © Université Lyon 3 Jean Moulin / SUEL

La vidéo

En cas d’impossibilité de lecture de la vidéo cliquez ici et tapez Michel Dupuis – La vidéo s’intitule « Plates-formes et temps de travail »

Afin d’éviter au lecteur d’avoir à chercher les textes cités

  • Pour le secondaire :

Arrêté du 12 février 2007 précisant les modalités d’exercice et définissant les actions d’éducation et de formation autres que d’enseignement pouvant entrer dans le service de certains personnels enseignants du second degré – ici

Extrait : « Les actions d’éducation et de formation autres que d’enseignement mentionnées à l’article 10 du décret n° 50-581, à l’article 9 du décret n° 50-582, à l’article 7-1 du décret n° 50-583 du 25 mai 1950 susvisés et à l’article 30-1 du décret n° 92-1189 du 6 novembre 1992 susvisé sont définies en annexe au présent arrêté. »

« Les actions que l’enseignant s’engage à effectuer font l’objet d’une lettre de mission du recteur d’académie ou du chef d’établissement qui précise notamment les objectifs à atteindre et le volume d’heures hebdomadaires inclus dans son service. La lettre de mission comporte une indication du temps hebdomadaire total consacré à la mission, ainsi que les modalités de suivi et de compte-rendu.. Si le service de l’enseignant comporte moins de deux heures d’actions d’éducation et de formation autres que d’enseignement, celles-ci ne donnent pas lieu à une lettre de mission. Elles font cependant l’objet d’une évaluation avant reconduction éventuelle. »

LISTE DES ACTIONS MENTIONNÉES À L’ARTICLE 1er.

1° Encadrement d’activités pédagogiques particulières au bénéfice des élèves de l’établissement ou d’un réseau d’établissements :

Soutien et accompagnement d’élèves en difficulté scolaire ou en situation de handicap ;

Activités culturelles ou artistiques (notamment chorales).

2° Coordination d’une discipline ou d’un champ disciplinaire, d’un niveau d’enseignement ou d’activités éducatives au titre d’un établissement ou d’un réseau d’établissements :

Responsabilités pédagogiques liées au fonctionnement de l’établissement (coordination du fonctionnement de laboratoires scientifiques ou techniques ; suivi des supports pédagogiques propres à une ou à plusieurs disciplines ; coordination avec les collectivités territoriales pour les installations sportives) ;

Coordination d’une discipline ou d’un champ disciplinaire ; coordination transdisciplinaire ;

Appui pour la mise en oeuvre de missions académiques ;

Coordination d’actions dans le cadre de l’éducation prioritaire au niveau de l’établissement, d’un réseau d’établissements ou de l’académie ;

Actions de partenariat de l’académie ou de l’établissement scolaire (avec notamment un autre service de l’Etat, une collectivité territoriale, des entreprises, des associations) ;

Usage pédagogique des technologies de l’information et de la communication ;

Elaboration et promotion d’innovations pédagogiques ;

Coopération pédagogique au plan européen ou international.

3° Formation et accompagnement d’autres enseignants :

Appui au corps d’inspection ;

Tutorat d’enseignants titulaires débutants ;

Organisation au plan académique de formations à destination des enseignants ;

Activités liées à l’utilisation des technologies de l’information et de la communication ;

Accompagnement et soutien d’enseignants en difficultés professionnelles.

  • Pour le supérieur :

– Statut des enseignants chercheurs – Le texte

« Art. 3.-Les enseignants-chercheurs participent à l’élaboration, par leur recherche, et assurent la transmission, par leur enseignement, des connaissances au titre de la formation initiale et continue incluant, le cas échéant, l’utilisation des technologies de l’information et de la communication. Ils assurent la direction, le conseil, le tutorat et l’orientation des étudiants et contribuent à leur insertion professionnelle« 

– Arrêté du 31 juillet 2009 approuvant le référentiel national d’équivalences horaires établi en application du II de l’article 7 du décret n° 84-431 du 6 juin 1984 modifié fixant les dispositions statutaires communes applicables aux enseignants-chercheurs et portant statut particulier du corps des professeurs des universités et du corps des maîtres de conférences – ici

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Bilan 2010 – Expérience monde virtuel

16 Juin

En lien – Le bilan 2011 d’usage des mondes virtuelsLe bilan 2012

Mon bilan 2010 d’usage des mondes virtuels.Un travail mené avec mes étudiants de BTS et DSAAT et qui consiste à organiser des réunions distantes synchrone et des séances d’individualisation. Une expérience qui pose la question du travail pédagogique  dans et hors la classe.

Je tiens à remercier Henri Morlaye de assemblive qui tout au long de cette expérience m’a aidé et conseillé de façon toujours efficace et rapide. Une présence on line sans faille et une connaissance pointue des mondes virtuels qui m’a beaucoup aidé dans mes réflexions et mes analyses. Merci Henri 🙂

Lire le e.book

L’ensemble des billets rédigés sur l’expérience des mondes virtuels

Itech vidéos

26 Mai

Les vidéos de la conférence consacrée au challenge ITECH.

Une conférence de plus et c’est du savoir faire supplémentaire engrangé. Pour la première fois nous pouvons produire des traces de notre travail. Des traces que nous allons pouvoir injecter dans nos cours de l’année prochaine. Ce résultat est le fruit d’une analyse réalisée avec Bruno Venturelli et Josiane Masson. Nous nous sommes partagés les rôles. J’ai donc pu me consacrer au travail de captation et laisser la construction des enjeux techniques aux spécialistes du domaine. Cette réunion est l’aboutissement de six mois de travail, de test, d’analyse sur les mondes virtuels et la pédagogie. Nous entrons dans la période des stages, des examens et de la future période de vacances scolaires. L’activité du monde virtuel va se mettre en sommeil sous sa forme active. Je vais entrer dans la période des bilans et des constructions des futurs projets.

Participants à la séance du 26 mai (et seulement eux) répondez au questionnaire pour connaître votre équipement informatique pendant la séance – ici

Intervention de Bruno Venturelli – Responsable de la plateforme technologique

 

Intervention de Josiane Masson – Responsable ITECH

 

Intervention de Josiane Masson (2) – Responsable ITECH

 

Intervention de Laure Soncourt

 

 

 

 

Intervention de Michel Fayot professeur tuteur

 

Intervention de Claire Leblanc professeure tutrice

 

 

 

Les photos de la soirée

 

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