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Les robots, enfin des pistes pour l’éducation

17 Juin

En 2011 j’écrivais … Les choses changent

 

Innorobo. Des robots en éducation ?

23 Mar

Les 23,24 et 25 mars 2011 se tient le salon innorobo à Lyon. C’est une bonne occasion pour adopter une posture de veille et essayer de détecter les signaux faibles. Je suis donc allé arpenter les allées de ce salon.

 

Jour 1 – Mercredi matin

J’ai vu des robot, plein 🙂

 

Que suis je venu chercher à Innorobo ? Des signaux faibles sur la robotique en éducation. Non pas les robots en tant qu’objet d’étude (j’ai vu des écoles d’ingénieurs en robotique, des kits robots pour les écoles, il  y aura un combat de robots me semble t-il …) mais bel et bien le robot au service de l’éducation. Le robot comme artefact éducatif. Je vais apparaître, une fois encore, comme un doux rêveur mais j’ai le sentiment que nous sommes au début d’une réflexion, d’un possible.

NAO

A tout seigneur, tout honneur, commençons par NAO de Aldebaran Robotic,le robot humanoïde. J’ai pu apercevoir ses grandes capacités à se mouvoir, à danser, à parler. Il est réellement impressionnant.

J’ai pu caresser le petit dinosaure pléo. Une merveille de petit robot qui me donnerait envie d’en posséder un à la maison. On le caresse, il réagit, il exprime son contentement, on peut le nourrir, le soigner. C’est

fivefive

assez fascinant, on imagine assez facilement le jouet de demain mais c’est plus qu’un jouet parce qu’on peut éprouver de l’empathie envers un objet. J’ai vu aussi Karotz (l’ancien Nabaztag). Il y avait un robot joueur de football, une télé qui suit le mouvement du sujet qui la regarde, la tondeuse robot, l’aspirateur robot, le drone… Une pléiade de solutions robotiques mais peu de solutions qui envisagent le futur éducatif sauf peut être la solution de l’entreprise fivefive. Qu’est ce que fivefive ? Cinq, cinq je suppose que cela symbolise la mise en contact de deux mains à distance. C’est de mon point de vue probablement une solution aux déficits cognitifs des environnements immersifs. l’idée et l’outil est de mettre à disposition des acteurs un objet qui exprime à distance (par couleur, par vibration) un sentiment. Pour l’instant c’est une solution de « one to one » mais on peut aisément imaginer ce boitier mis à,disposition d’apprenants en dispositif de formation  à distance (rire, applaudir, lever la main, acquiescer etc)

 

Une vidéo de cette journée

Jour 2 – Jeudi matin

Je concluais le billet de ma première matinée par « peu de solutions qui envisagent le futur éducatif« . J’ai twitté mon billet et … réponse de @Maxximuus « Du point de vue éducation, vous avez manqué des sociétés comme VEX Robotics et POB qui en ont fait leur cœur de métier ! B01 et B03 ». Je suis donc retourné au salon pour une seconde matinée 🙂

Une entrevue avec Maxime Vallet de la société POB – C’est une entreprise de Villeurbanne qui collabore avec l’entreprise américaine VEX robotics (Greenville – Texas). Vex vend des éléments-accessoires pour construire  des robots. Selon le représentant Vex les robots sont très simples à assembler, on peut aller du simple au très élaboré. Des combats de robots sont organisés entre les écoles (on parle de team spirit), elles sont très populaires et actives aux USA, en Nouvelle Zélande, en Grande Bretagne et en Chine. Ces compétitions, en France, vont commencer.

Vex collabore avec inteltek, CMU (Carnegie Mellon University) et autodesk.

Cette plateforme robotique de formation est intéressante parce qu’elle met au cœur des apprentissages, la pédagogie de projet. Vex et POB mettent à disposition des écoles une démarche curriculaire qui intègre un ensemble de savoirs et de compétences qui débordent l’enseignement – apprentissage des sciences associées (électroniques, microélectronique, électricité, mécanique). Le projet robotique intègre aussi l’enseignement des langues.

La vidéo ci-dessous est une entrevue avec Maxime Vallet de POB. Elle est réalisée avec un matériel de base nomade (appareil photo numérique) dans des conditions sonores difficiles. Cela expliquant la qualité médiocre du son (mettre le volume son haut). Maxime Vallet présente les enjeux de la robotique en situation d’apprentissage. Merci à lui d’avoir accepté le jeu de l’entrevue.

Pascal Franck

J’ai rencontré aussi  Pascal Franck (Responsable développement Projets) de la société robopolis projet Sparx . C’est une plateforme nouvelle génération de robotique. Elle propose une fusion entre la robotique, le jeux vidéo et la réalité augmentée. L’objectif de cette entreprise est de proposer une plateforme pédagogique ludo-éducative, à terme il serait possible de l’utiliser pour enseigner toutes les matières. Les mots clés de ce système sont l’interaction et la souplesse. On peut coupler cette plateforme à l’interface de Gostai et utiliser le langage urbi (Urbi est une plate-forme logicielle, sous licence libre GPL, utilisée pour le développement d’applications dans les domaines de la robotique et des systèmes complexes.Urbi intègre une architecture distribuée de composants en C++ appelée UObject, ainsi qu’un langage de script parallèle et événementiel appelé urbiscript. UObject facilite l’intégration d’objets C++ dans le langage, et permet leur exécution locale ou distante, tandis qu’urbiscript agit comme un outil d’orchestration pour coordonner les différents composants et leurs interactions- Wikipédia). L’interface Gostai permet de réaliser un tableau de bord de TP (de façon simple selon Pascal Franck). On peut donc imaginer une banque de données de scénarii mutualisables des TP créés

 

Ce système intéressant préfigure probablement les futures plateformes. Attendons qu’elles débordent les champs disciplinaires voisins de la robotique et qu’elles essaiment dans des champs plus généralistes. Il me semble que le communauté éducative devra observer avec la plus grande attention les futures évolutions de ces plateformes. Les structures de type spip, rigides, arborescentes et … ennuyeuses vont peut être devoir évoluer pour ne pas disparaître ? restons attentifs et observons.

 

Un constat de ce trop bref passage au salon (je n’ai pu assister à aucune conférence alors que je voulais écouter les discours sur l’interaction et les rapports homme-objet). Les entreprises ont des stratégies de communications très orientées sur le robot en tant qu’objet et pas assez sur ses fonctionnalités. J’avais vu le stand de POB, de VEX, de robopolis le premier jour mais l’accroche était robot. Or après discussion avec les représentants des entreprises, on comprend très vite qu’il sont d’une énorme richesse fonctionnelle. Peut être un plan com’ à réorienter ?

 

Quelques billets reçus et glanés pendant le salon

Les robots en Corée (via @fdomon)

Les échos PB technologie

Blog ‘avec ou sans contact‘ – « Innorobo, les rencontres de la robotique et de la mécatronique – 1ère partie« 

RSLN ‘regard sur le numérique) – Robolift11 : « Les robots peuvent changer nos habitudes et notre façon de nous comporter »

Millénaire 3 – Grand Lyon – « Zoom sur la robotique ludique et éducative »

Le journal du geek – Acroban – « Le premier robot humanoïde que l’on peut prendre par la main »

 

Blog sur mon écran radar – « Histoires de robots et autres machines«  de J-C Féraud

Quelques photos :

Sur flickr

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