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Le numérique est-il bien établi ?

17 Oct

La question de l’innovation pédagogique est un sujet qui est traité de façon récurrente dans ce blog. J’avais rédigé cette année (2014) un billet où je m’interrogeais sur la pertinence du concept de l’enseignant innovant. Je concluais sur les inconvénients engendrés par l’absence de vision systémique.

Je reviens du colloque e.education organisé par l’ESENESR de Poitiers et les débats m’ont conforté dans cette réflexion. Je voudrais cependant organiser mes propos, les étayer pour tenter d’avancer dans cette réflexion.

  • La pervasivité du numérique dans le monde de l’éducation

Nous sommes loin de la période où le numérique (on disait alors informatique) était l’apanage de quelques sections spécialisées ou l’objet d’étude d’un groupe de passionnés. Le numérique et toutes ses solutions instrumentées sont maintenant omniprésents, ils sont répandus, protéiformes. Il permet de produire de la ressource, de communiquer, de dialoguer, de jouer, de lire, de chercher, d’apprendre, d’enseigner. Il est écran de visualisation avec les liseuses, instrument de collaboration avec le TBI. Il est dans les poches de chacun avec les smartphones, il est objet de mobilité. Il est devenu pervasif et s’est diffusé par capillarisation dans notre écosystème de formation. On retrouve, d’une certaine façon, le même procédé  que décrit Rafi Haladjian, (l’horloge), dans internetactu. Elle « passe de la place du village au poignet de chacun, avant d’être aujourd’hui intégrée partout, dans le moindre de nos appareils électroniques. » Il est probablement nécessaire de s’inquiéter des risques de dérive de ce système technologique enveloppant, mais il est tout aussi nécessaire, pour ne pas dire indispensable, d’imaginer la façon dont on façonnera cet environnement pour former  massivement.

  • L’innovant et l’établi

Dans ce contexte d’un système technique qui se généralise, qui se diffuse sous le coup des divers plans nationaux et des compétences décentralisées des collectivités locales, on ne peut que s’interroger à nouveau sur la place de l’enseignant innovant. Quelle doit être sa place, sa fonction ?

Prenons le temps du détour par la littérature. Il y a quelques années j’ai lu avec ferveur le livre de Robert Linhart l’établi qui décrit l’expérience d’un intellectuel militant qui s’est embauché en 67 (établi) dans l’usine Citroën.

Un passage sublime et remarquable dépeint un ouvrier, M Demarcy. C’est une très belle métaphore qui peut nous aider à comprendre la place de l’innovant dans notre système de formation instrumentée. Quel est lien entre le bricolage (innovation) et la norme ?

Que décrit Robert Linhart ? :

L’ouvrier Demarcy est chargé, sur les chaines de montage des 2cv, de « décabosser » les ailes des voitures. À cette fin il s’est constitué un établi qui est  :

«Un engin indéfinissable, fait de morceaux de ferraille et de tiges, de supports hétéroclites, d’étaux improvisés pour caler les pièces, avec des trous partout et une allure d’instabilité inquiétante. Ce n’est qu’une  apparence. Jamais l’établi ne l’a trahi ni ne s’est effondré. Et, quand on le regarde travailler pendant un temps assez long, on comprend que toutes les apparentes  imperfections de l’établi ont leur utilité : par cette fente, il peut glisser un instrument qui servira à caler une partie cachée ; par ce trou, il passera la tige d’une soudure difficile» – L’établi de Robert Lihnart (1978)

L’enseignant innovant est probablement l’héritier de l’ouvrier Demarcy, il est dans le système, il est inscrit dans la chaîne de la formation mais il s’en démarque à sa façon parce qu’il a créé son établi numérique. Il a compris qu’en manipulant des objets hétéroclites il pouvait répondre à ses besoins immédiats d’apprentissage et d’enseignement, c’est d’ailleurs son métier. À sa façon il subvertit son quotidien par l’instrumentation, il tatonne, il expérimente, il se distingue.

Sur la chaîne pédagogique il est plutôt efficace car il sait « décabosser » les imperfections, il remet à niveau les ailes pédagogiques. Le pédagogue Demarcy bricole grâce à son établi, ses solutions ne sont  pas standardisées mais elles  lui permettent de résoudre ses problèmes seuls, rapidement, souvent avec brio, il sait toujours inventer des méthodes inédites. L’urgent, le local c’est son domaine.

Le problème c’est qu’il est sur une chaîne, dans un système large, interdépendant. Son établi c’est sa force mais c’est aussi sa faiblesse.

Au moment où nous nous posons la question des solutions généralisées, il faut peut être standardiser l’établi, penser les logiques qui sous tendent son existence. Et si l’on cherchait à savoir pourquoi les ailes sont cabossées plutôt que de chercher à les réparer ? Peut être faut-il chercher à percevoir quels sont les standards, les modèles ? C’est peut être le sens qu’il faut donner à cette métaphore, en tout cas c’est celui que je lui donne.

Il ne faut pas bien sûr, agir à la hussarde comme les techniciens de l’OST. Il ne s’agit pas de reléguer le bricoleur d’établi, dans le placard de l’histoire (il faudra [il aurait fallu d’ailleurs], savoir en tenir compte dans sa progression de carrière). Il faut maintenant passer du particulier au général et s’en donner les moyens. C’est à cette condition que nous avons l’espoir de voir émerger l’école du futur.

Il convient maintenant (il faut) déterminer les modèles pédagogiques à mettre en lien avec ces constructions. Il faudra former et acculturer des cohortes importantes.

La formation doit déborder le monde enseignant, elle doit forcément concerner les cadres, les corps d’inspection, les administratifs… Il nous revient aussi d’aller explorer ce qui se fait dans l’interministériel et dans la formation continue.

Le bricoleur (en tout cas sa figure de style) doit entamer sa métamorphose, entamer un chemin fait de réflexivité. L’outil doit se faire concept, la marque de l’outil n’est pas une fin, la réflexion sur l’instrumentation est nécessité.

Il sera ainsi possible de déposer sur un établi commun rénové le champ du questionnement et de l’action. Nous pourrons interroger de la sorte, simplement et en profondeur le numérique et son devenir dans la sphère éducative.

Réflexions et compilations

1 Mar

En attendant de rédiger un article, mes notes visuelles

Réflexions scrogneugneu

28 Fév

À la façon de Caran d’Ache, une réflexion graphique

Diapositive1

 

Texte à venir, il parlera de la morosité ambiante qu’il me semble détecter dans de nombreux articles, les troupes ont le moral dans les chaussettes …

Et si l’enseignant innovant était un concept utile pour … ne pas innover ?

22 Fév

Enseignant innovant, le concept est à la mode depuis quelques années. On aime le montrer, valoriser ses travaux, lui attribuer des distinctions, le faire témoigner. Il est de bon ton de dire qu’il existe dans son établissement, qu’il produit des pédagogies différentes. Il est un alibi utile, il faut en avoir un, en connaître un, le faire venir témoigner mais …

N’est-il pas désormais un concept dépassé ? Il a été utile, nécessaire et indispensable pour passer du 1.0 au 2.0, le pionnier a eu une fonction sociale mais la modernité s’est installée, instillée, développée. l’innovant s’est épuisé, il lui arrive même de se démobiliser, de douter.

Peut-on aujourd’hui se contenter de  n’avoir que des enseignants innovants, isolés, atomisés, sympathiques curiosités du monde enseignant ? Ce serait vrai si le système éducatif se réduisait au seul monde enseignant, or nous savons tous que le système est complexe. Il est difficile de parler d’éducation, d’enseignement et d’apprentissage sans évoquer les apprenants, les chefs d’établissement, les corps d’inspections, les administrations, la recherche, les syndicats, les parents d’élèves,  j’en oublie certainement.

L’enseignant innovant est un concept dépassé. Il nous faut maintenant penser l’innovation comme un instrument global. C’est ici que se justifie mon titre car mettre la focale sur l’enseignement innovant permet, à bien des égards de conserver le système en l’état. En détournant le regard sur un « objet » que j’ose qualifier d’anecdotique (que mes collègues innovants m’excusent par avance de la violence voulue du terme anecdotique). Seul, l’enseignant innovant s’épuise, il se coupe petit à petit de son milieu, se marginalise car il avance au sein d’un système qui stagne. Comme dans  toute greffe il faut que le corps accepte la greffon faute de quoi c’est le rejet qui s’impose.

Capture d’écran 2014-02-22 à 13.28.30En glorifiant l’enseignant innovant on lui rend un mauvais service et on rend un mauvais service à l’institution. Nous nous trompons depuis des années, nous focalisons notre attention sur quelques individus quand c’est le système qu’il faut analyser. L’enseignant innovant est mort, que vive la structure innovante.

Si l’on veut innover alors regardons où sont les équipes innovantes, celles qui savent collaborer, travailler de concert, savent intégrer l’interdisciplinarité comme vecteur de la réussite. Ne plus regarder son voisin de classe, son pair d’amphithéâtre comme un étrange étranger mais comme un allié précieux.

Si  l’on veut innover, alors regardons où sont les chefs d’établissements  innovants, ceux qui acceptent de prendre le risque de modifier les habitudes, les usages confortablement acceptés pour être tranquilles. Le chef d’établissement global, expérimentateur qui ose le dialogue horizontal en complément du nécessaire hiérarchique.

Si l’on veut innover alors regardons où sont les IEN / IPR innovants, ceux qui osent valoriser le savoir académique comme la compétence acquise et développée. Savoir encourager l’innovation sans qu’elle se fasse au prix d’un renoncement salarial.

Si l’on veut innover regardons quelles sont les positions syndicales qui permettraient d’avancer dans le sens de l’innovation sociale.

Si l’on veut être innovant regardons du côté des collectivités locales qui engagent des politiques innovantes en osant imaginer des établissements adaptés aux modes collaboratifs et coopératifs. Savoir intégrer la technologie pédagogique au-delà de l’acte d’investissement simple dans le registre du dialogue ordonnateur / comptable.

Si l’on veut être innovant regardons du côté des modifications structurelles qui pourraient être envisagées. L’innovation pourrait tangenter vers la reconnaissance d’un temps numérique effectif dans les services, vers la reconnaissance d’un espace recomposé qui désignerait à côté  des espaces réels, les espaces numériques. Vers le reconnaissance des efforts engagés et des compétences acquises par les acteurs éducatifs.

Si l’on veut innover faisons en sorte que le continuum lycée université soit aussi une réalité pour les enseignants.

Osons donc penser l’innovation comme la préoccupation de chacun, à tout instant. L’innovation oui mais pas seulement pour les enseignants.

Et si on en discutait plus avant ?

Pour compléter des articles et billets en rapport :

Bruno Devauchelle – On a besoin d’expériences, pas d’innovations ou de bonnes pratiques

Jean-François Tavernier – Les nouveaux visages de l’autoformation des enseignants

Marie Courbon – Être un enseignant innovant, est-ce se condamner à une quête solitaire et sans fin ?

Michel Guillou – Éducation et numérique : l’innovation, où ça ?

Jean Béhue – Tout le monde veut innover, mais personne n’aime les innovateurs

Françoise Cros – L’innovation en formation et en éducation

Philippe Watrelot – École et innovation : je t’aime moi non plus…

Bruno Duvauchelle- Innovation quand tu nous tiens ! Un article très intéressant car il pointe de façon juste, réaliste mais cruelle (vachard ?), les modes de fonctionnement du secondaire :

« En mettant en avant, en primant, les innovants, ne renvoie-t-on pas chacun de ces innovants modestes à leur difficulté à briller ?« , « ET la seule réponse qu’on leur fait : concurrencez vous ? », .

 

Innovation, mot prétentieux

29 Nov

J’ai cru à un moment donné que j’étais un enseignant innovant alors que je ne suis qu’un pédagogue, un simple pédagogue, pour être juste, j’essaye de l’être.

J’aimais croire que j’étais innovant alors que j’avais (je dois avoir encore) des compétences (une appétence serait plus juste) pour manier des outils et à les insérer dans mes cours. Pourquoi cette soudaine prise de distance me direz-vous ? Le mois de novembre gris qui me porte au moral, la faiblesse passagère qui se traduit par « le ciel bas et lourd » des états d’âmes ?

Que nenni, je me contente d’essayer d’analyser, de chercher, de poser brique par brique mon continuum personnel réflexif. Si je pense ne pas être spécialement innovant, j’ai souvent revendiqué le qualificatif de praticien réflexif. C’est à ce titre que je voudrais inscrire ce billet.

J’ai à plusieurs reprises exploré l’histoire de l’enseignement instrumenté en me référant à la radio et à la télévision scolaire des années 60, j’ai réalisé un interview d’un instituteur de terrain qui l’avait pratiqué, M Chatenay. J’ai recherché les spécimens papiers de ces constructions – Livret N° 1 et Livret N°2.

Leroi-Gourhan

André Leroi-Gourhan

J’ai continué ce travail exploratoire en cherchant dans les archives de Canal U.  J’ai isolé un

Les magdaléniens

Les magdaléniens

colloque consacré à la radio et télévision et radio scolaire. Geneviève Jacquinot y présente son expérience. Le site de Canal U introduit ainsi la ressource intitulé « Grand témoin de la radio scolaire » : « Geneviève Jacquinot, auteur du film « Les magdaléniens » pour le compte de la télévision scolaire, revient sur l’ensemble de son parcours de conceptrice, utilisatrice, chercheur

au service de l’audiovisuel éducatif.« 

Capture d’écran 2013-12-03 à 17.16.22L’étude de ce colloque me conforte dans l’idée que je ne suis pas innovant (ceux de Marly le Roi étaient innovants), je tente simplement de réinterpréter ce qui a été déjà initié dans les années 60.  Je ne suis pas innovant et j’ai surtout le sentiment qu’il y a une immense inertie dans notre institution, une forme d’incapacité à tirer les leçons des expérimentations et pourtant … La richesse des propos et des analyses de Geneviève Jacquinot devraient toujours être présentés aux jeunes enseignants à plus forte raison à ceux qui s’engagent dans le numérique. J’ai essayé d’extraire des propos qui me paraissent d’une telle actualité qu’il me fallait les garder en ressources.

Je vous livre ici les passages qui m’ont marqué :

  • Le bricolage
  • Projet pédagogique et architecture
  • La massification
  • L’enseignant et les médias

Relisons avec grande attention les propos tenus, il me semble qu’il sont totalement d’actualité au moment où l’on souhaite diffuser les savoirs au plus grand nombre, au moment où nous souhaitons intégrer des outils dans les bâtiments scolaires et universitaires, au moment où nous devons former une chaîne de création. Ce sont des travaux menés dans les années 60 qui n’ont absolument pas vieilli, ils sont même actuels. Ils doivent nous servir de base de réflexion.

Prenons même un élément d’actualité. On veut actuellement que les universités et les lycées échangent leurs enseignants. La télévision scolaire l’avait déjà pensé en  bénéficiant des savoirs d’André  Leroi-Gourhan, un bel exemple de mixage entre le supérieur et le scolaire.

Pour finir ce travail de réflexion préparatoire, comment ne pas être impressionné par quelqu’un qui a fréquenté Leroi Gourhan. Le « geste et la parole » fait partie de mes ouvrages des références.

Madame Jacquinot merci pour ces leçons de pédagogie.

Forum des enseignants innovants – Passé, présent, futur

2 Juin

Le forum des enseignants innovants s’est tenu les 20 et 21 mai 2011 à Lyon, comme chaque année il rassemble, à l’initiative du café pédagogique, des enseignants dits innovants. Cet évènement qui s’inscrit désormais comme un temps fort du paysage éducatif pose une question qui tutoie le paradoxe – L’innovation pédagogique est-elle une question ancienne ? Là où nous pensons interroger,en permanence, le futur, nous donnons de l’ écho  au passé pour mieux parler au final de notre présent professionnel – l’éducation.

L’innovation est bien évidemment le futur parce que les ordinateurs, les tablettes tactiles, les smartphones, les TBI, l’internet et le web2.0 … « sont entrés par effraction » (Pierre Funkua – ENS Yaoundé Rés@Tice – décembre 2007)  dans nos métiers. Il faut, il faudra sur une temporalité longue modifier nos façons d’enseigner, les élèves leurs façons d’apprendre.

L’innovation c’est aussi le passé en permanence revisité. Beaucoup d’étapes de l’histoire technologique ont généré une querelle des anciens et des modernes, les tenants de la tradition, contre les tenants de la modernité. Déclinons nos classiques avec un dialogue de Platon, celui de Phèdre. Theuth, le dieu des scribes, explique au pharaon l’intérêt de l’écriture :

« blâmant ceci, approuvant cela. Ainsi Thamus allégua, dit , au dieu Theuth beaucoup de raisons pour et contre chaque art en particulier. Il serait trop long de les parcourir ; mais lorsqu’ils en furent à l’écriture : cette science, ô roi ! lui dit theuth rendra les égyptiens plus savants et soulagera leur mémoire. C’est un remède que j’ai trouvé contre la difficulté d’apprendre et de savoir. Le roi répondit : industrieux Theut, tel homme est capable d’enfanter les arts, tel autre d’apprécier les avantages ou les désavantages qui peuvent résulter de leur emploi ; [275a] et toi, père de l’écriture, par une bienveillance naturelle pour ton ouvrage tu l’as vu tout autre qu’il n’est : Il ne produira que l’oubli dans l’esprit de ceux qui apprennent, en leur faisant négliger la mémoire. En effet, ils laisseront à ces caractères étrangers le soin de leur rappeler ce qu’ils auront confié à l’écriture et n’en garderont eux mêmes aucun souvenir. Tu n’as donc point trouvé un moyen pour la mémoire, mais pour la simple réminiscence, et tu n’offres à tes disciples que le nom de la science sans la réalité; car, lorsu’ils auront lu beaucoup de choses [275b] sans maîtres, ils se croiront de nombreuses connaissances, tout ignorant qu’ils seront pour la plupart, et la fausse opinion qu’il sauront de, leur science les rendra insupportables dans le commerce de la vie » » – Mythe de Theut – Phèdre 274 b – 277 a . »

Quelle modernité !  Nous nous posons encore les mêmes questions au 21ème siècle, nous sommes posés ces questions à Lyon cette année et nous continuerons encore longtemps. L’introduction de nouveaux procédés suscite des réactions, des polémiques. On colle des étiquettes (innovants, défricheurs, e.francs-tireurs …) à ceux qui tentent difficilement de  faire bouger les lignes de fracture. La seule et vraie question qui se pose, bien au-delà des outils,  est : comment  apprendre et enseigner ? Je me permettrais de citer ici Marcel Lebrun qui dit que « dans e.education il y a surtout éducation« 

La question qui se pose au présent est de savoir si nous sommes réellement des professeurs innovants (ce qui est flatteur) ou plus modestement des enseignants qui ont à un moment donné de leur carrière cessés de mettre la tête dans le guidon pour regarder devant, là où se situe le sommet de la cote. Sous couvert d’innovation ne sommes nous pas dans un processus de réflexion sur les enjeux didactiques, pédagogiques et politiques de la profession ? Innovation ou réflexivité ? Je laisse volontairement la question en suspend.

PS : j’ai eu le grand prix du numérique

Les vidéos de synthèse du forum des enseignants innovants réalisées par Thierry Foulkes

N° 1

N° 2

La vidéo de mon projet avec un extrait de pratique dans les mondes virtuels

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