Maquettage d’un atelier de formation

26 Sep

Préparer un atelier de formation peut sembler, lorsque l’on a un peu d’expérience, être un acte simple. Expérience, habitude, aisance peuvent apparaître comme les ingrédients nécessaires et suffisants et pourtant … Habitude disais je … ! Méfions nous.

Le scénario, l’écriture et le maquettage restent encore les bases essentielles d’une bonne préparation, disons plus modestement d’une préparation de ce que l’on aurait appelé en d’autres temps, celle de l’honnête homme.

  • L’écriture

Elle reste le socle de la préparation. C’est un exercice long et méthodique. Il nécessite de mobiliser ses lectures, ses connaissances académiques, sa plus ou moins bonne aptitude à la rédaction.

  • Le scénario de la séance

Il doit, lui aussi, être rédigé, faire l’objet d’un plan, d’un minutage. Il repose largement sur la capacité à répondre à des questions, indispensables au cadrage de la scénarisation. Ce sont :

Qui est le public concerné ? Quelle est mon intention de formation ? Qui sont les acteurs concernés ? Quelles sont les ressources à produire ? Quels sont les outils que je vais instrumenter (ou pas) et de quelle façon ?

L’exercice d’écriture / conception s’impose. En accompagnement de la séance, sur site, une simple fiche de note peut, me semble t-il satisfaire à ce besoin. On y couche le déroulé de la séance, les points essentiels : la trame de formation pour résumer.

  • Le maquettage

C’est sur ce point que je voudrais insister dans ce billet. Un atelier est la mise en équation d’un ensemble de variables permettant de vérifier sa capacité à organiser instrumentalement (entre autres) une session de formation. En ce moment je conçois un atelier Légo©. Je souhaite (j’espère) créer les conditions de mise en place d’une réflexion sur lien existant entre la main et l’esprit « La main est une fenêtre ouverte sur l’esprit » Kant. Je vais d’ailleurs bientôt publier un texte en ce sens.

Cet atelier est conçu avec l’intention préalable de faire manipuler des Légos© par les participants. Ils sont organisés en groupe, doivent placer les personnages et leurs accessoires sur un support cartographique à partir du moment où ils peuvent mobiliser un élément conceptuel. Le support doit être investi, à la fois par le placement et par l’écriture (on peut [doit ?] annoter la surface papier).

Le concepteur de l’atelier doit anticiper les diverses géographies de sa formation. J’entends par ce terme, la répartition spatiale  entre les individus, la taille des supports, la capacité à investir les supports. Pour cet ensemble de raisons, il faut en amont concevoir un ensemble de maquettes, les tester, les analyser, les critiquer. C’est un travail long, exigeant, mélange de bricolage et de réflexivité.

Dans le cas présent j’ai conçu plusieurs maquettes, sur divers supports : des maquettes papiers et des maquettes vidéos.

Les maquettes papiers

Les maquettes papiers consistent à opérer une première session de jouabilité ou le concepteur prend à la fois le rôle du formateur et des apprenants. Il consiste à tester les placements, à poser les mots, les concepts avec son stylo et à analyser la pertinence des formats (A4, A3 ou plus) au vu des annotations à envisager. Il convient donc d’analyser la capacité à poser les Légos©, à écrire sur une surface dans un contexte de groupe.

 Les maquettes vidéos

Elles sont réalisées avec la solution vine. Le temps de captation limité (6 secondes) de vine est un atout car il oblige à filmer la maquette en ayant pensé au préalable le besoin de rendre compréhensible et lisible la maquette. En l’état de ce que je présente je suis insatisfait car j’ai mes maquettes vidéos manquent encore de lisibilité. Elles sont cependant une piste qui me semble intéressante, un champ des possibles.

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À ce stade les maquettes sont insatisfaisantes car non lisibles. Les rythmes existent, on perçoit les intentions des déplacements mais les textes ne sont pas lisibles. Une maquette avec des intentions mais encore trop « brouillonnes« .

Ces quelques lignes ne reflètent qu’un instant de travail, les instrumentations ne sont que des choix qui n’engagent que mes usages. On peut imaginer bien d’autres solutions pourvu que l’intention de scénarisation soit respectée.

3 Réponses to “Maquettage d’un atelier de formation”

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